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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

« Barney Mayerson s’éveilla avec un exceptionnel mal de tête dans une chambre inconnue d’un immeuble résidentiel inconnu. A côté de lui, les couvertures remontées jusqu’à ses épaules lisses et nues, la bouche délicatement entrouvertes pour respirer et la tête auréolée d’une cascade de cheveux d’un blanc cotonneux, dormait une fille qu’il ne connaissait pas... »
Autant le dire tout de suite, Le dieu venu du centaure est difficilement accessible aux débutants. DICK y mêle humains aux pouvoirs surhumains, voyages dans l’espace, voyage dans le temps et voyage onirique. Soit donc un mélange qui risque d’en perdre plus d’un. A l’instar d’Ubik, ce roman alterne deux réalités et l’on est parfois perdu, tant les méandres de la trame cachés par les montagnes sont nombreux.
Ainsi, pour les amoureux de ces chemins tortueux chers à DICK, ce roman est jubilatoire. Pour ma part, j’apprécie grandement l’univers de la précognition que seul peut développer Dick, avec une maîtrise et un brio tel qu’il est écrit dans le dieu venu du centaure (une multitude de bonnes idées comme l’augmentation de l’intelligence, déformant le crâne du patient par exemple).
La traduction
Malheureusement, la traduction du titre en Français nous donne trop d’indices quant à l’intrigue même du roman. Ne pas lire le quatrième de couverture qui gâche complètement la surprise.
L’intrigue
Encore une fois, l’intrigue de base ne sert que de background pour que Dick puisse se livrer à un exercice admirable. Elle se résume à ceci : qui est Palmer Eldritch ? Pourquoi est il revenu ?
Et les personnages vont, à travers une enquête, être entraînés parfois au milieu d’un monde du futur ou du présent.
DICK en profite aussi pour réfléchir à la religion : à quoi bon vouloir convertir les hommes si aucun espoir ne reste en chacun d’eux ? A cela il nous pose les questions si simple mais impossible à appréhender : à partir de quand devient on un dieu ? Quelles sont ses motivations ? A t-il des sentiments ? Est ce qu’il doit forcément être bon ? Que doit il faire de nos pauvres âmes ? S’en soucie t-il ?
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Une bonne grosse claque littéraire comme on n’en fait plus, "Le Dieu venu du Centaure" est pour moi l’un des meilleurs DICK (voire le meilleur) que j’ai lu. |
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