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Publié le 05/10/2003

Le faiseur d’Histoire de Alasdair Gray

[A history maker, 1994]

ED. METAILIÉ, 2003

Par PAT

Déjà connues des amateurs par une ligne éditoriale de [très] grande qualité, les éditions Métailier s’offrent de temps en temps des romans de SF, de fantastique, et même quelques OLNI [voir Michele Serio, par exemple]. Le faiseur d’histoire "navigue entre ces bornes, même si son auteur clamait au début de Lanark : "Je n’écris pas de la science-fiction ! La science-fiction décrit des mondes qui n’existent pas. Mes mondes à moi existent."


Louées soient les éditions Métailier qui ont le bonheur et la bonne idée d’éditer en France l’oeuvre d’Alasdair Gray. Cet écossais de presque 70 ans avait déjà séduit avec son Lanark [paru en 81], il récidive avec Le faiseur d’histoire, opus récent qui marie les genres avec subtilité.
Beaucoup plus orienté vers l’anticipation utopique douce-amère, « Le faiseur d’Histoire » se déroule au XXXIIIème siècle et dépeint un monde matriarcal paisible. Les femmes élèvent les enfants en commun, la propriété n’a plus beaucoup de sens et l’essentiel des ressources provient des Vitaplantes, sorte de haricots géants qui synthétisent n’importe quoi le plus gratuitement du monde. Bref, tout va bien, même la guerre.

La description de ces batailles est d’ailleurs à la fois horrifique et hilarante, tant on retrouve les commentaires d’un match de foot.

C’est justement à l’occasion d’un de ces affrontements qu’apparaît Wat, protagoniste principal du roman, dont les péripéties "font l’histoire" et la changent.

Déroutant, étonnant, drôle, poétique et détonnant, Le faiseur d’Histoire est tout simplement l’histoire d’une révolte. C’est également beaucoup plus que ça, et on ne s’aventurera pas au délicat exercice du résumé. Un glossaire final rassemble d’ailleurs les "obscurités "et les éclaire pour le lecteur du futur.

Le résultat est généralement hilarant, et parfois très sérieux, notamment quand Gray compare Thatcher à Mussolini, Hitler et Caligula.


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Bref, on ne saurait trop recommander la lecture d’Alasdair Gray, dont la plume ironique et délicieuse est un bonheur malheureusement trop court.

Vivement les autres.