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    Vurt
    de Jeff NOON

    C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
    Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.

    Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994

    La critique de Vurt



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Publié le 20/04/2006

"Le gambit des étoiles" de Gérard KLEIN

REEDITION LE LIVRE DE POCHE, JANV. 2006

Par Olivier

Voici donc la réédition du premier roman de Gérard KLEIN, agrémentée d’une couverture de MANCHU. Comme toujours, nous avons une préface, et en l’occurrence une autopréface, où l’auteur revient sur la genèse de ce roman, écrit par un jeune homme de 17-18 ans.

Egal à lui même, Gérard KLEIN nous confie au passage que ce roman n’est pas important pour lui, mais pour la sf française et rien de moins ! Puis, histoire de juger sur pièce, vient le roman, et là, c’est peu dire que les choses se gâtent...


L’humanité a colonisé des fragments épars de la Voie lactée, et la Terre n’est plus qu’une petite planète périphérique, où la population est rassemblée dans la mégapole de Dark. C’est là que vit Jerg Algan, un farouche sédentaire qui n’a jamais quitté la planète. Il se retrouve dans un bar à boire du zotl [un hallucinogène obtenu par la pression d’une racine] avec un inconnu qui le berne.

En effet, ce malotru profite de l’état second de Jerg pour lui faire signer un acte d’enrôlement, afin de l’emmener explorer la zone obscure de la galaxie, son centre. Il voyage tout d’abord sur les planètes puritaines, où il acquiert un bien étrange échiquier et surtout une certitude : il n’est qu’un pion dans cette mission d’exploration, il lui reste donc à savoir qui le manipule.

C’est donc à cette quête et aux découvertes qu’elle engendre que vont être consacrés les deux tiers restants du roman [il aura tout de même fallu un tiers du roman pour en arriver là !]. Jerg et le lecteur s’embarquent donc dans une partie d’échecs aux dimensions de la galaxie, qui laisse présager maintes difficultés à surmonter pour le héros...

Si le héros s’en sort toujours, ce ne sera peut-être pas le cas de tous les lecteurs. En effet, le principal défi que pose cette partie d’échecs galactiques, c’est rien moins que de maintenir l’intérêt du lecteur-spectateur jusqu’à son aboutissement. Si l’intrigue eut pu être intéressante lors de la première publication du roman il y a tout de même près d’un demi-siècle, c’est peu dire que son intérêt est seulement limité aujourd’hui à la seule histoire, voire à l’archéologie de la sf.

L’écriture est poussive, parfois un peu maladroite, alourdie de descriptions souvent grandiloquentes dont on peine parfois à voir l’utilité. Si l’auteur est incontestablement fasciné par l’aventure spatiale, le nœud gordien reste quand même que ni le style ni l’histoire ne suivent, et que le lecteur risque de rester au bord du chemin censé le conduire à Bételgeuse, et de s’arrêter plutôt au centre du roman qu’au centre de la galaxie.


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Au final, nous avons un tout petit space-op’ qui ferait penser au VAN VOGT des "Non-A" avec le côté foutoir un peu atténué, mais avec la même vacuité psychologique des personnages, le héros valeureux qui se tire de toutes les embûches avec une remarquable constance jusqu’à la révélation finale.

Gérard KLEIN tenait-il à une couverture de MANCHU, histoire de battre en brèche le quasi-monopole de Jackie PATERNOSTER sur les couvertures du Livre de poche ? On demeure perplexe devant l’intérêt quasi-nul de cette réédition, qui ne ravira à la rigueur que les plus purs des nostalgiques d’un Age d’or révolu depuis belle lurette.


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