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Première publication le 04/11/2005
Publié le 28/09/2007

« Le goût de l’immortalité » de Catherine DUFOUR

ED. MNEMOS, OCTOBRE 2005 - REED. LIVRE DE POCHE, SEPT. 2007

Par Lunatik

Catherine DUFOUR était jusqu’à présent considérée comme un sorte de Terry PRATCHETT à la française. Ces trois précédents romans, du cycle Quand les Dieux buvaient avaient, en effet, ravis les amateurs de fantasy humoristique ainsi que ceux qui aiment tout simplement rigoler un bon coup.
Changement de programme, revirement de situation, mutation radicale...


GRAND PRIX DE L’IMAGINAIRE 2006

Je me demande vraiment quelles têtes feront les lecteurs qui découvriront, une fois installés chez eux, qu’il ne s’agit pas, et de loin, d’une petite histoire guillerette bourrée d’ironie et de calambours. Dans Le goût de l’immortalité, il y a "de l’enfant mort, de la femme étranglée, de l’homme assassiné et de la veuve inconsolable, des cadavres en morceaux, divers poisons, d’horribles trafics humains, une épidémie sanglante, des spectres et des sorcières, plus une quête sans espoir, une putain, deux guerriers magnifiques dont un démon nymphomane et une, non, deux belles amitiés brisées par un sort funeste, comme si le sort pouvait être autre chose." [p. 10]

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La version brochée, parue aux Editions Mnémos [2005]
Illustration de Caza.

2304, une vielle dame revient sur sa jeunesse à travers une lettre. Elle y évoque des événements qui ont marqués sont existence, qui ont fait d’elle ce qu’elle est. On découvre alors, le parcours des personnes qui ont croisé son chemin durant cette période.
Cmatic, brillant entomologiste, envoyés en urgence en Polynésie pour y mener une enquête sur trois cas de paludisme, maladie éradiquée depuis un siècle.
Cheng, jeune paumée des bas fond au destin chaotique.
Iasmitine la mystérieuse guérisseuse du 42e étage.

Une grande partie de l’action se déroule à Ha Rebin, sorte de mégalopole tentaculaire aux grattes-ciel jouant avec les nuages jaunis par la pollution. Tout comme dans les monades urbaines de SILVERBERG, le niveau social des habitants est directement proportionnel à l’étage dans lequel ils vivent. Les plus démunis étant bien sur ceux qui ne peuvent même pas espérer voir la lumière du jour dans les niveaux inférieurs.

Une magnifique claque.

Cela faisait bien longtemps qu’un livre aussi noir n’avait pas fait son apparition dans les rayons SF de nos libraires. Mais ce manque est à présent comblé. Catherine DUFOUR nous offre avec Le goût de l’immortalité une plongée en apnée dans le glauque. C’est noir, très noir, mais c’est un régal. Alors certes, il n’est pas évident de rentrer dans le livre instantanément. La forme du roman - une longue confession à la première personne, sans dialogues et avec peu d’action - ne facilite pas l’accroche et demande une attention soutenue. Mais on se laisse, finalement, prendre au jeu, on suit les confessions de cette vielle femme qui nous raconte son monde et son histoire avec un intérêt qui ne cesse de s’accroître.


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La vie est une drogue terrible.
La trame de cette histoire tourne bien évidement autour du thème de l’immortalité. Jusqu’ou sommes-nous prêt à aller pour vivre éternellement ? La vie éternelle peut-elle se bâtir sur la mort des autres ? A quoi ressemblera une société de vieux croulants aux physiques de jeunots ? Si le thème, lui, n’est pas très original. La façon dont l’auteur aiguille la réflexion de son lecteur au travers du regard de la narratrice est pour le moins enthousiasmante.

Catherine DUFOUR a tapé fort, très fort. Mais moi je suis maso, alors j’en redemande.


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