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Première publication le 09/02/2005
Publié le 04/01/2007

Le jour des triffides de John WYNDHAM

[The Day of the Triffids, 1951]

REED. FOLIO SF, JANVIER 2007

Par Olivier

Un beau matin, Bill se réveille dans son lit d’hôpital pour découvrir que le monde entier est... aveugle.

Y-a-t-il un rapport avec le passage de la comète, quelques jours auparavant ? Ou avec les étranges fleurs carnivores mobiles découvertes récemment un peu partout dans le monde ?

Pas le temps de se poser de questions car le phénomène a déjà commencé à anéantir la civilisation humaine...


John WYNDHAM est victime d’un étrange paradoxe. Très connu et fort réputé dans la SF anglophone, son nom est presque tombé dans l’oubli en France. « Le jour des triffides », son roman phare, avait été publié pour la dernière fois en France en 1974.
Retournement de situation : après la réédition en grand format de la collection Terre de brume / Poussière d’étoile en 2005, voici une nouvelle réédition en poche chez Folio SF : vous n’avez donc plus aucune excuse pour passer à côté de ce chef-d’oeuvre de la SF-Catastrophe.

Publié en 1951, ce roman imagine qu’une mystérieuse pluie de météorites va rendre l’humanité aveugle, à l’exception des rares personnes qui ne l’ont pas vue.
C’est le cas de Bill, le héros du roman, qui était hospitalisé les yeux bandés.


Voici l’Humanité en position de faiblesse au moment même [est-ce un coïncidence ?] où, depuis quelques temps, une menace étrange était en train d’apparaître : d’étranges plantes mobiles - les triffides - avaient commencé à semer la panique en se révélant particulièrement agressives vis à vis des Hommes : hautes de deux à trois mètres, elles sont pourvues à leur sommet d’un fouet qui se termine par un aiguillon, pourvu d’un terrible venin, qui peut provoquer la cécité en cas de contact avec les yeux.

Les triffides attaquent, et l’Humanité, aveugle, va succomber... Dès lors, une seule question se pose aux quelques rescapés : Faut-il essayer d’aider les aveugles, menacés de mourir de faim et proies faciles pour les triffides ? Faut-il bien essayer de se montrer solidaire pour tenter de sauver l’espèce humaine ?

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L’édition Terre de brume de 2005

A priori, l’histoire pue le nanard en plein nez.
A priori seulement.
Car Wyndham est un auteur exceptionnel, qui a un art consommé du récit catastrophe, auquel il a su donner une remarquable profondeur psychologique.
Point de spectacle ici, « c’était simplement la longue course lente et inévitable du délabrement et de l’effondrement. » comme le dit l’auteur. Tout est dans la psychologie du personnage, dans ses espoirs, ses pérégrinations...

Grand lecteur de Darwin, Wyndham essaie de montrer comment l’homme va tenter de s’adapter pour rester l’espèce dominante, face à l’assaut des triffides.
De plus, cet excellent roman a marqué son époque, car outre le succès immense qu’il rencontra -bien au delà du fandom- il aura une remarquable descendance : de Thomas Disch à Jim Ballard en passant par Christopher Priest, tous ont lu et apprécié ce roman, auxquels ils ont rendu hommage avec leurs premiers romans.

En conclusion, non seulement ce roman est capital dans la sf, mais il n’a pas pris la moindre ride, depuis plus de 50 ans. Et pour redécouvrir d’urgence Wyndham, autant commencer par son meilleur roman, ce que je ne saurais trop vous inciter à faire...


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En 1951, John Wyndham imaginait l’un des premiers classiques du récit catastrophe de la SF britannique.

Son intrigue décrit avec un grand réalisme l’effondrement des villes humaines, l’errance des aveugles, les flambées de violence, les tentatives de survie et le questionnement des rescapés.

Les étranges Triffides, dont on devine les intentions plus qu’on ne les comprend, se montre des extra-terrestres parmi les plus terribles jamais imaginés. Les personnages sont crédibles et attachants.
Bref, un grand roman qui ose remettre en cause tous les acquis moraux pour poser la question brute de la place de l’Homme... Les Triffides n’ont pas pris une ride malgrè leur âge !