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en décembre 2009 :
La Route de Cormac McCarthy aux Editions Points Poche
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« J’avais atteint l’âge de mille kilomètres » , c’est sans doute l’une des plus célèbres entames de livre de SF.
Helward Melmann a donc atteint l’âge de sa majorité et va enfin pouvoir intégrer les rangs d’une guilde. Comme la majeure partie de la population de la ville, il ne connaît rien du monde extérieur, n’ayant arpenté que les coursives de la ville.
Seul les membres de guilde sont autorisés à se rendre à l’extérieur et tous ont le même but, faire avancer la ville...
Pourquoi Terre [la ville] se déplace-t-elle sur des rails pour ne pas se faire distancer par l’optimum ? Helward devra trouver la réponse tout seul. Tel est le précepte de toutes les guildes de la ville, chaque apprenti devra découvrir par lui-même les raisons qui poussent la ville à toujours aller de l’avant quels que soient les obstacles.
Le seul enseignement de base qu’il reçoit, est que toutes les règles imposées, qu’elles paraissent absurdes ou cruelles, ont toutes une importance vitale pour la survie de la cité et de ces habitants.
Tout le plaisir de la lecture de ce récit réside dans la découverte de ce monde particulier et de ses habitants aux mœurs et coutumes plutôt étranges. Au travers d’Helward on se fait une idée du monde dans lequel évolue la cité, et ce au rythme de son apprentissage.
Priest donne à voir, il laisse le lecteur se forger une idée et une vision de l’univers dans lequel évolue son histoire avant de mieux démonter le tout de façon radicale.
Car, comme souvent chez Priest, le thème principal de l’histoire est la perception de la réalité. On ne peut malheureusement pas en dire plus sous peine de dévoiler ce qui fait la particularité de ce roman. Mais attention, la révélation finale ne fait pas l’unanimité parmi les lecteurs. Certains y voient là, une faiblesse du roman ; reprochant à l’auteur de ne pas poursuivre sur le thème de la distorsion de l’espace et du temps, et de se débarrasser d’une fin difficile en la bâclant rapidement. En effet, la singularité du récit vient du fait que plus les personnages évoluent au Sud de l’optimum plus le temps s’écoule lentement (du point de vue de la cité, qui elle se maintient au niveau de l’optimum). Et plus ils vont au Nord plus il va vite.
Pour d’autres, cette fin abrupte ne choque pas. Elle n’est que le brutal constat d’une différence de perception de la réalité. Souvent lorsque l’on constate son erreur, la prise de conscience est violente et instantanée. Il en est donc de même ici.
A vous maintenant de vous faire votre propre opinion sur ce roman, qui malgré ses détracteurs, reste un grand classique de la littérature de science fiction.
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Le monde inverti est un excellent exemple du travail de Christopher Priest, qui aime dérouter son lecteur en jouant avec sa perception de la réalité, un thème que l’on retrouve à travers toute son oeuvre. |
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