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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

SOMMAIRE DU RECUEIL :
"Le sang de l’agneau" raconte la nuit agitée d’une jeune fille aux parents cruels, qui escalade la fenêtre de sa chambre, pour une nuit érotique et sanguinolente.
"Marceline Caïn : on eût dit qu’elle était mêlée de cendre, de sable et de sang. A quatorze ans, elle n’aimait rien ni personne qu’un gros lapin jaune-orange, touffu, qu’elle appelait Souci. Tous les matins, en cette fin de printemps déjà brûlante, Marceline à peine vêtue et lavée courait ouvrir la porte découpée dans le flanc de la caisse où l’on mettait à dormir Souci pendant la nuit. Et la douceur inaugurale par laquelle elle faisait commencer chaque jour de sa vie était de précipiter la tête et les deux bras à l’intérieur de cette caisse chaude, où les derniers relents de tabac disparaissaient sous une quantité d’effluves domestiques qui, tous ensemble, font la véritable odeur de lapin..."
"Le passage Pommeraye" et "L’homme du parc Monceau" relèvent de la courte nouvelle à chute, avec humour. Les textes suivants, plus échevelés, s’embarquent dans des cauchemars habités de ténor nègre, d’animaux érotiques, de scarabés, de pacotille et de malfrats délicieux.
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Tout MANDIARGUES en quelques pages de ténèbres finement ouvragées, dorées à la feuille puis balafrées à la serpe. |
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