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Publié le 01/05/2004

"Le peuple d’argile" de David BRIN

["Kiln People", 2002]

EDITIONS PRESSES DE LA CITE, 2004

Par Dr.Ergodique

Imaginez... le matin vous "téléchargez" votre personnalité dans des golems en argile et vous leur donnez toutes sortes de tâches à effectuer pendant la journée. La nuit venue, vous effectuez éventuellement une "remise à jour" de vos neurones en récupérant le vécu des êtres d’argile. Ainsi, vous pourriez envoyer le matin un ou plusieurs golems travailler à votre place, un autre faire la vaisselle et les courses et un dernier rendre visite à votre belle-mère pendant que vous resteriez tranquillement chez vous à lire des romans de SF et des critiques du Cafard Cosmique.


A moins que ne choisissiez d’envoyer vos golems dans un des palais du Plaisir et/ou de l’Angoisse afin de faire le plein d’émotions fortes...

Au premier abord, ce nouveau roman de David BRIN semble avoir les mêmes qualités et défauts que ceux qui l’ont précédé. A la base, une idée géniale à partir de laquelle l’auteur développe un monde cohérent et crédible, en accord avec les connaissances scientifiques du moment. Ce cadre lui donne en retour l’occasion de s’interroger sur le devenir des civilisations.

Dans "La jeune fille et les clones", ces questions portaient sur la civilisation transformée par le génie génétique et menacée par l’uniformité, dans ce roman-ci, elles portent, entre autres, sur la société de consommation transformée par l’invention des golems. Mais, comme d’habitude, le tout semble desservi par une intrigue qui sent le réchauffé... un gentil détective privé mène un enquète sur la disparition d’un des inventeurs des créatures d’argile, à la demande d’un millardaire pas très net.

Ce défaut, dont David Brin n’a bien sûr pas l’exclusivité dans le monde de la SF, rebute beaucoup de lecteurs et, disons-le, à juste titre. Seul le fan chevronné de SF sait s’abstraire de ce genre de désagrément afin d’apprécier la véritable profondeur des littératures de l’imaginaire. Et bien réjouissons nous ! Cette fois-ci, passé le début du roman qui semble plombé par une intrigue d’une terrifiante banalité, la fin du roman nous réserve bien des surprises. L’intrigue se complixifie, au point de devenir complètement inextricable sur la fin...

Si vous voulez découvrir ce que devient le mythe de Frankenstein dans une société anesthésiée par la globalisation et la consommation tout azimuth, ne ratez surtout pas ce roman. Ce sera sûrement une des oeuvres incontournables de l’année 2004.


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David BRIN est un des meilleurs auteurs de Hard SF et un des plus accessibles. Qu’on se le dise ! La traduction d’un de ces nouveaux romans en France est donc forcément un évènement.

Quand, de surcroît, sa parution est précédée de critiques élogieuses outre-atlantique et outre-manche, et même dans la très sérieuse revue scientifique Nature, nous n’avons plus qu’à nous précipiter sur le nouvel opus du maître.