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Publié le 02/09/2006

« Le printemps d’Helliconia » de Brian ALDISS

[ « Helliconia spring », 1982]

ED. ROBERT LAFFONT / AILLEURS ET DEMAIN, JUIN 2006

Par Soleil vert

Gérard KLEIN réédite le premier volet de la trilogie de Brian ALDISS, précédemment paru dans la même collection en 1984 puis en Poche en 1989. La traduction étant apparemment inchangée, les possesseurs des 3 volumes en Poches de ce cycle bénéficieront d’une couverture plus avenante avec une dominante colorée par saison. Les autres découvriront une excellente trilogie


Helliconia est une planète appartenant à un système d’étoile double. Elle décrit un parcours elliptique d’environ 2500 années terrestres autour de la plus massive, Freyr, et tourne autour de la plus petite, Batalix, en 480 jours - ce qui génère un hiver de 1000 ans et un été de même durée. Entre les deux, un court printemps.
Deux espèces intelligentes et rivales dominent tour à tour cette planète, les phagors [plus adaptés aux températures basses] et les humains. Les générations mais aussi les civilisations se succèdent et l’alternance des enfers climatiques a pour corollaire l’oubli des temps anciens et la mort ou la nécessaire transformation biologique des êtres vivants.
Voilà la leçon de cet ouvrage : point de salut hors la Nature.

Pour illustrer ce propos ALDISS imagine que des Terriens observent la vie Helliconienne depuis un satellite, donc un environnement artificiel. Il va progressivement dans les prochains volumes comparer les deux modes de vie. C’est un peu le point faible du cycle : l’absence de réelle interactivité entre les deux communautés.

Le premier tome comprend deux parties. La première décrit les aventures d’un jeune chasseur qui se réfugie dans la société cavernicole de Pannoval dominée par des prêtres et dont il s’enfuira. La deuxième partie raconte les efforts de ses descendants pour survivre au changement de saison et accéder à la connaissance.

Ayant l’ambition d’écrire un livre univers ALDISS décrit tout ce qui se passe : il essaye donc d’être astronome, physicien, ethnologue, psychologue. Le lecteur est plongé dès la première partie dans un monde de glace fascinant. Les scènes de chasse, la description de Pannoval sont tout a fait réussies. L’écrivain sait dresser un décor et déploie via une écriture très fluide son talent de conteur.

Là ou il est le plus convainquant c’est dans la peinture de rites religieux : le dieu souterrain de Pannoval, les rites shamaniques d’Oldorando


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Le véritable héros de cette trilogie [et d’autres ouvrages de Brian ALDISS, comme « Croisière sans escale » ou « Le monde vert »], c’est le Temps insondable.
Ne manquez pas ce cycle classique.


A LIRE AUSSI : La critique des tomes 2 et 3 de la trilogie :