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Publié le 12/11/2006

"Le secret du chant des baleines" de Christopher MOORE

["Fluke, or I Know Why the Winged Whale Sings", JUIN 2003]

ED. GALLIMARD / SERIE NOIRE, OCT. 2006

Par PAT

Dernier roman de Christopher MOORE chez Gallimard, "Le secret du chant des baleines" fait assurément partie de la glorieuse catégorie des romans ratés. Ratés au sens où ils regorgent d’excellentes idées, de trouvailles diverses, de fulgurances bienvenues, sans jamais réussir à convaincre les lecteurs. Dommage, donc, mais que ça ne vous empêche pas de lire les autres Christopher MOORE... Et il y en a.


Relecture sous LSD de "20 000 lieues sous les mers", nous promet la quatrième de couverture, un argument commercial bien tentant qui n’est malheureusement pas loin de la publicité mensongère.

Nous sommes à Hawaii au sein de la petite communauté des chercheurs qui travaillent à la protection des baleines. Sujet politiquement correct, donc, mais toujours agréable à traiter. Christopher MOORE en profite pour faire comme d’habitude et balancer sa galerie de personnages délirants, sérieux, simples ou terriblement compliqués. On y suit notamment le parcours de Nathan Quinn qui oeuvre sur le chant des baleines en compagnie d’une assistante trop jolie pour être honnête, d’un photographe taciturne et d’un fumeur de ganja adolescent, le tout grâce à l’argent d’une vieille folle qui joue les mécènes et qui prétend communiquer régulièrement avec les baleines.

Sur ce point de départ a priori impeccable, MOORE hésite entre la comédie de moeurs, le polar avec mystère et le gros délire. Il hésite, tergiverse et finit par ne pas prendre partie, d’où le ratage en règle.

Les choses sérieuses commencent lors d’une sortie en mer, quand Nathan croit distinguer sur la queue d’une baleine l’inscription "Mords-moi". Bizarre, d’autant que peu de temps après, son labo est saccagé. Re-bizzare, d’autant que tout son travail sur le chant des baleines disparaît. Re-re-bizarre, se dit le lecteur à qui on ne la fait pas, il y aurait du cétacé là-dedans que ça ne m’étonnerait pas.

Et de fait, quand Nathan est proprement avalé par ce qui ressemble à une baleine normale, c’est parti pour deux cent pages de civilisation sous-marine, d’entités mutantes et de toutes sortes de choses qui ne font hélas pas mouche, tant elles sont prévisibles.


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On n’en dira évidemment pas plus, de peur de déflorer le sujet pour celles et ceux qui tenteront l’aventure.

Mais on peut quand même lâcher la pensée qui vous vient à l’esprit une fois la dernière page tournée : tout ça pour ça ?