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Publié le 17/04/2002

« Les Conquérants d’Omale » de Laurent GENEFORT

ED. J’AI LU MILLENAIRE, 2003 - REED. J’AI LU POCHE, 2005

Par Mr.C

Autant le dire franchement : jusque-ici Laurent GENEFORT, élu "auteur majeur à l’origine du renouveau de la SF française" par Jacques BAUDOU, [qui en a de bien bonnes !], Laurent GENEFORT, disais-je donc, ne nous avait pas vraiment épatés.
Plutôt ennuyés, ça oui.
Mais on change réellement d’avis avec ces "Conquérants d’Omale" qui pourrait annoncer la naissance d’un auteur essentiel. Et là je ne rigole plus...


GENEFORT reprend son étrange planète intérieure, « Omale » [titre du premier roman du Cycle], une planète en forme d’oeuf dont les habitants vivent à l’intérieur de la croûte et qui recèle son soleil au centre de l’immmmmmensité de son volume [ça s’appelle une sphère de Dyson, paraît-il].
Il reprend également ses trois races ennemies : les Hodgquins, les fascinants Chiles et les Humains. Jusque là, rien de neuf par rapport à "Omale" [le premier roman du Cycle].

Là où "Les Conquérants d’Omale" révèle son intérêt, ce n’est ni dans l’intrigue [bien articulée, mais bon, on va pas en rêver la nuit] ni dans les péripéties [un tout petit peu banales], c’est dans le style : GENEFORT est devenu intéressant à lire ! Jésus, merci ! Il ne se contente plus d’aligner les poncifs, les personnages caricaturaux et les dialogues creux, non, il écrit réellement un roman solide, épais, dense et fichetrement intéressant.

Alors bon, faut pas rêver non plus, y a toujours pas mal de maladresses, et l’histoire du lieutenant Jeremiah ne tient pas toutes ses promesses. Mais les aller-retour entre les trois récits surprennent, le suspense tient.


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On aimerait ne pas rester tout le temps du côté humain [90% du roman est vu par des yeux humains], on aimerait vivre davantage avec les Chiles, dont la civilisation, bien esquissée, méritera un séjour plus long.

On aimerait aussi en savoir plus sur cette planète artificielle, ses éventuels constructeurs, son éventuelle utilité ?... bref on est aguichés, on en veut encore...