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    Vurt
    de Jeff NOON

    C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
    Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.

    Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994

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Publié le 02/02/2003

"Les Dieux eux-mêmes" d’Isaac ASIMOV

["The Gods Themselves", 1971]

REED. FOLIO SF, 2003

Par PAT

En 2070, les problèmes d’écologie, pollution, effets de serre, radioactivité, etc, ont été résolus par la science. Une pompe à électron fournit à la Terre toute l’énergie dont elle a besoin, de façon illimitée et gratuite.

Mais voilà que le mécanisme de cette fabuleuse centrale énergétique menace la dimension dans laquelle évoluent des extra-terrestres trisexuels au comportement déroutant...


HUGO & NEBULA 1972

Sur la Terre en 2070, l’invention de la Pompe à Électrons, une machine extraordinaire qui fournit une énergie illimitée et gratuite, a ouvert une ère de prospérité paradisiaque. Et si un jeune scientifique croit avoir découvert qu’à terme la fameuse Pompe met en danger l’équilibre même de l’univers, les retombées de l’invention sont si grandes, et l’influence de son inventeur si puissante, que rien ne semble pouvoir s’opposer à son fonctionnement.

L’activisme d’une jeune Lunarite [les colons de la Lune] va changer la donne...

Les lecteurs qui découvrent la science-fiction aujourd’hui via des romans comme celui-ci risque de ne pas s’en remettre : tout comme le cycle de Fondation, "Les Dieux..." souffre d’un style qui a très mal vieilli, et le bon vieux Dr. ASIMOV, qui faisait en son temps l’admiration de tous, pâti d’une langue pénible, ampoulée et lourde.

Ceci ne serait pas grave si, en plus, le récit n’était pas lui-même extrêmement confus. Plusieurs scientifiques terriens s’affrontent, que l’on perd de vue sans plus jamais les retrouver. Puis entrent en jeu les Fluides, extra-terrestres tri-partites qui vivent de l’autre côté des Pompes à électrons et semblent en faire un usage dangereux pour notre Univers [le meilleur du roman étant la description de cette race étrange]. Puis nous voilà sur la Lune où l’enquête se poursuit, enfouie sous plusieurs couches de récits parasites [histoires d’amours sans intérêt, pseudo affaires d’espionnage à trois euros].


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Au final, difficile de s’accrocher, et la couverture galactique concoctée par les graphistes de FOLIO-SF ressemble à un ravalement de facade mensonger : "Les Dieux eux-mêmes", paru en 1972, n’est pas seulement un roman vieux de 30 ans. C’est surtout un mauvais roman.

Le plus drôle, c’est qu’Isaac ASIMOV a obtenu, à l’époque avec ce roman les prix Nebula, Hugo et Locus ! A qui se fier ?!


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