
• liens auteur :
• liens rubrique :

C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

Les Enfants de SHEVA sont différents : les éphélides colorés de leurs joues expriment des sentiments d’une richesse sans comparaison, les odeurs qu’ils émettent peuvent convaincre, il leur arrive de parler à deux voix. Alors l’Amérique les craint, et les enferme.
Stella, la fille de Kaye LANG née dans "L’Echelle..." est aujourd’hui une adolescente, elle vit cachée avec ses parents dans un des rares états encore libéral, mais elle sait que ses semblables sont regroupés dans de lugubres "écoles spéciales"... elle sait que son avenir dépend de luttes politiques où le populisme risque bien de l’emporter.
Malgrè le danger, Stella fugue... et elle est capturée. Sa mère cherche toujours la faire accepter sa thèse - à savoir [pour faire court] que le virus n’est pas dangereux. Hommes politiques et hauts responsables scientifiques bataillent.
Ce deuxième tome des aventures de SHEVA en Amérique à globalement les mêmes qualités et les mêmes défauts que le premier : c’est une plongée glaçante dans les coulisses du pouvoir et un aperçu extrêmement bien senti des luttes intestines de l’administration scientifique américaine. Mais c’est aussi un livre alourdi par un vocabulaire technique souvent hardcore et au final une intrigue assez peu fouillée.
|
Greg BEAR n’a pas volé sa réputation d’auteur de hard-science, et on reconnaît que le genre a ses amateurs. On est épaté par la maîtrise de l’auteur en matière biologique [cela correspond à sa formation...], par la façon dont il creuse une thèse réaliste mais pas encore démontrée. Seulement voilà : ses personnages, attachants, sont éclipsés par de nombreuses pages de dialogues qui compliquent de multiples intrigues politiques pas vraiment passionnantes. Et le scénario tient en cinq lignes... Je n’offrirais donc pas "Les Enfants de Darwin" à un ami, à moins qu’il ne soit étudiant au CNRS section "maladies virales". |
|---|
A LIRE AUSSI :
> La fiche bio / biblio de BEAR Greg [et d'autres critiques]