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Publié le 12/10/2003

"Les Enfants de Darwin" de Greg BEAR

["Darwin’s Children", 2002]

ED. ROBERT LAFFONT / A& D, 2003

Par Mr.C

Après avoir raconté l’éprouvante apparition du virus SHEVA aux Etats-Unis - et la naissance des premiers enfants mutants - dans "L’Echelle de Darwin", [prix Nebula 2000], Greg BEAR imagine comment, onze ans, plus tard le pays tout entier a sombré à ses pires instincts de protection face à l’inconnu.


Les Enfants de SHEVA sont différents : les éphélides colorés de leurs joues expriment des sentiments d’une richesse sans comparaison, les odeurs qu’ils émettent peuvent convaincre, il leur arrive de parler à deux voix. Alors l’Amérique les craint, et les enferme.

Stella, la fille de Kaye LANG née dans "L’Echelle..." est aujourd’hui une adolescente, elle vit cachée avec ses parents dans un des rares états encore libéral, mais elle sait que ses semblables sont regroupés dans de lugubres "écoles spéciales"... elle sait que son avenir dépend de luttes politiques où le populisme risque bien de l’emporter.

Malgrè le danger, Stella fugue... et elle est capturée. Sa mère cherche toujours la faire accepter sa thèse - à savoir [pour faire court] que le virus n’est pas dangereux. Hommes politiques et hauts responsables scientifiques bataillent.

Ce deuxième tome des aventures de SHEVA en Amérique à globalement les mêmes qualités et les mêmes défauts que le premier : c’est une plongée glaçante dans les coulisses du pouvoir et un aperçu extrêmement bien senti des luttes intestines de l’administration scientifique américaine. Mais c’est aussi un livre alourdi par un vocabulaire technique souvent hardcore et au final une intrigue assez peu fouillée.


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Greg BEAR n’a pas volé sa réputation d’auteur de hard-science, et on reconnaît que le genre a ses amateurs. On est épaté par la maîtrise de l’auteur en matière biologique [cela correspond à sa formation...], par la façon dont il creuse une thèse réaliste mais pas encore démontrée.

Seulement voilà : ses personnages, attachants, sont éclipsés par de nombreuses pages de dialogues qui compliquent de multiples intrigues politiques pas vraiment passionnantes. Et le scénario tient en cinq lignes...

Je n’offrirais donc pas "Les Enfants de Darwin" à un ami, à moins qu’il ne soit étudiant au CNRS section "maladies virales".