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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

Par PAT
Autant savoir d’emblée que si « Les fous d’avril » se laisse agréablement lire, le scénario se révèle assez évident pour le forcené de science-fiction [une évidence qu’on ne révèlera évidemment pas ici]. A ce titre, le roman n’est donc pas franchement conseillé à ceux qui « maîtrisent » le genre, mais plutôt aux polardeux [et polardeuses] tentés par la SF.
Situé en 2019 dans un Paris plutôt glauque et à peine futuriste, « Les fous d’avril » raconte l’histoire de Markus Frey, jeune flic à Europol, dont l’origine trouble n’est révélée que peu à peu. Sur la piste d’un tueur psychopathe qui s’attaque aux passeurs [ces types capables de s’immerger totalement dans le réseau via une bio-puce directement branchée sur le cortex], Frey se frotte à plus gros que lui. Si les activités du tueur, dont les intentions semblent tourner autour de la prise de possession mentale de ses victimes, ne sont pas claires, d’étranges professionnels suréquipés, et manifestement prêts à tout, semblent bien décidés à traquer le criminel de leur côté. Dépassé par des évènements qui remuent bien plus de merde qu’il ne faudrait, Markus va vite comprendre qu’il a mis le doigt exactement là où il ne fallait pas...
Intrigue policière bien menée, personnages attachants et décor science-fictionnesque désormais classique, « Les fous d’avril » a tout du bon roman de gare. Reste qu’il en offre néanmoins bien peu aux amateurs de SF, et que ces derniers risquent d’être déçus par l’abondance des clichés et l’application systématique de l’ensemble des codes littéraires du Polar.
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On reste donc assez sceptique devant un texte qui ne renouvelle rien, même s’il a le mérite de rendre le lecteur autiste, bien décidé à ne pas lâcher le roman avant la dernière ligne. A ce titre, DOA est un auteur à suivre, et le meilleur de sa production est sans doute à venir. |
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