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Publié le 05/01/2008

« Les Piliers de la Création » [L’Epée de Vérité 7] de Terry GOODKIND

[« The Pillars of Creation », 2001]

EDITIONS BRAGELONNE, NOV. 2007

Par paul muad’dib

Il s’agit du septième volume de la Saga de l’Epée de Vérité, cycle de fantasy qui remporte un succès certain un peu partout dans le monde. Il est clair que si vous n’avez pas lu les tomes précédents mieux vaut passer votre chemin ou vous rendre à la librairie la plus proche pour réparer ce manque. Etant moi-même assez fan de ce cycle, je me propose de vous en faire un petit topo.


La saga de l’Epée de Vérité qui a demarré il y a quelques années, et qui se voit traduite très régulièrement aux Editions Bragelonne, ravit les fans - d’autant plus que la saga est terminée dans sa version originale.

Jusqu’à présent, les romans qui composent le cycle suivent un schéma global qui est le même depuis "la premiere leçon du sorcier", à savoir, que chaque tome correspond à un apprentissage.

Comme je le souligne à chaque critique de ces volumes, la vision de GOODKIND n’est pas manichéenne comme dans la plupart des oeuvres de Fantasy ; chaque leçon du sorcier a son importance, notamment dans l’apprentissage du Heros "Richard", mais aussi dans le meta-plot [le récit dans le réci]) avancé par GOODKIND. Ainsi chaque action à son importance, et l’usage de la magie en a encore plus.

L’épée de vérité que porte le héros en est un bon exemple : capable de détruire n’importe quoi, elle fait payer à son porteur le coût de la vie qu’elle ôte, même si l’âme est mauvaise. Elle refuse également de tuer un innocent. Chaque tome de la saga implique donc des décisions de la part des héros qui ont souvent des implications radicales sur le monde, voir sur la suite des événements.

Voici quelques exemples :

***SPOILER :***

Dans le premier tome, il tue le grand méchant de l’histoire ; il découvre ensuite que ce n’est pas une fin en soit dans le deuxième tome et que parfois un tyran vaut mieux qu’un autre tyran pire encore.

Richard arrive à briser les tours de la perdition séparant l’ancien monde du nouveau, rendant ainsi service à tout le monde. Mais voilà : il laisse ainsi le champ libre à un ennemi dont les pouvoirs dépassent l’entendement.

***Fin du SPOILER***

Pour en revenir, à ce roman-ci, le septième de la série, il présente la particularité d’être une aventure où les héros habituels Richard, Kahlan et Zedd passent au rang de simples figurants Des "figurants importants" de l’histoire, mais des figurants quand même. L’intrigue est centrée autour de deux nouveaux héros : Oba et Jensenn.

Jensenn est une jeune fille qui entend une voix intérieure depuis sa plus tendre enfance, et qui vit cachée avec sa mère. Elle rencontre un homme de la horde de Jajang le juste, Sébastian, qui la protège d’une attaque de soldats d’Harans.

Oba est un garçon de ferme exploité par sa mère qui lui aussi entend une voix depuis qu’il est tout petit.

Tous deux vont apprendre un terrible secret : ils sont les bâtards sans le don de Darken Rahl, ils sont ce que l’on appelle des "trous dans le monde". Et ils vont vite se rendre compte qu’ils sont insensibles à la magie. Ceci est peut être la raison de l’extermination systématique de chacun d’entre eux par leur propre géniteur.

Oba va donc se mettre en quête de son héritage, que son demi-frère Richard lui a volé tandis que Jensenn va se rallier à Jajang et participer à la mise à mort de Richard qu’elle pense être l’instigateur de nombreuses attaques dont elle a fait l’objet.


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Terry GOODKIND surprend en prenant le risque de construire ce tome de la saga en dehors du format traditionnel, présentant des "héros" nouveaux et reléguant les principaux acteurs de la saga au rang de seconds couteaux.

Mais c’est avec une rare maitrise du récit qu’il nous emmène naviguer dans le monde d’Hara et dans l’ancien monde, et qu’il nous présente les héros de ce récit atypique ; la suite est dors et déjà très attendue...