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Publié le 28/08/2010

Les Pirates de fer, La Quête d’Espérance T.2 de Johan Heliot

ÉD. L’ATALANTE / LE MAEDRE, AVR. 2010

Par MeTaL_PoU

Malgré quelques défauts, le premier volume de La Quête d’Espérance du prolifique Johan Heliot avait mis l’eau à la bouche au lecteur fan d’aventures bien ficelées. Voici donc la suite de ce récit mêlant piraterie et fantasy, Les Pirates de fer, proposée par la collection jeunesse de l’Atalante, le Maedre.


Izaïn, né du désert, premier opus de cette trilogie, plaçait ses héros dans de bien mauvaises postures, suite à l’attaque par un traqueur pirate du vaisseau Espérance, un ver géant sillonnant le désert pour faire du commerce. Dans un décor qui n’est pas sans rappeler celui de Dune de Frank Herbert [1] – on pense ainsi aux vers des sables et aux Fremens –, le jeune Izaïn est recueilli par les hommes bleus, peuplade hospitalière, Orso, le bosco d’Espérance est sauvé d’une mort certaine grâce à l’armure en métal de Mester et Légyria, la jeune capitaine, a réussi à s’enfuir et à se cacher. Chacun est donc à l’abri. Un répit temporaire, cependant, puisque les pirates de fer traquent le jeune Izaïn, centre d’une prophétie dont le lecteur prend peu à peu connaissance.

La multiplicité des personnages, des liens et intrigues constitue le principal atout de ce livre au rythme soutenu, malgré une impression de fouillis qui se dégage parfois. Dans ce vrai page turner à la tension constante, le lecteur tremble pour les héros, confrontés à la mort de certains de leurs compagnons, à la trahison et au machiavélisme des pirates de fer. Heliot donne à voir différents points de vue et tisse ainsi les fils d’une intrigue aux multiples ramifications.

D’un univers juste ébauché dans le premier opus, Heliot dessine ici un background plus complexe, où Izaïn et l’Espérance vont casser les préjugés des peuples les uns envers les autres. Sans s’apesantir outre mesure, il propose ainsi des pistes intéressantes qui donneront matière à réflexion, sur l’altérité et le sens des actions de chacun. Heliot brosse le portrait d’un univers riche, où certains personnages juste rencontrés pourraient devenir des héros d’autres histoires. Pour autant, bon nombre de mystères restent en suspens : la transformation d’Espérance en animal volant, ou encore les étranges expériences du roi des Gueux permettant aux hommes de revenir d’entre les morts.


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Le premier volume de La Quête d’Espérance installait un univers qui prend ici toute son ampleur, des personnages qui gagnent en consistance, un rythme haletant... Espérons que la conclusion de cette trilogie soit du même acabit : un roman prenant et divertissant.



NOTES

[1] Frank Herbert, qui ne compte pourtant pas parmi les références de Johan Heliot.