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Publié le 24/08/2007

« Les Trois reliques d’Orvil Fisher » de Thierry DI ROLLO

[ED. LE BELIAL’, JUIN 2007]

Par Game Cat

Futur proche. Le Sud domine le Nord. L’eau pure est devenue plus rare que l’or. Le froid et la pollution règnent - depuis 300 ans déjà. Orvil est un homme en quête [de sens / de réponses] qui vit pour venger la mort de ses grands-parents, pour tuer la Vigie.

Toujours aussi sombre et sans espoir, voici le quatrième roman de DI ROLLO.


Dès les premières lignes, on retrouve la patte de DI ROLLO, et le désespoir qui caractérise son oeuvre nous prend vite à la gorge pour ne plus nous lâcher. Comme l’a écrit justement PAT, « DI ROLLO écrit bien au sens précis où sa technique littéraire, son style personnel sont l’exact reflet de ce qu’il décrit. D’où une efficacité indéniable et une fluidité remarquable. » Demeurent donc des phrases simples et incisives qui servent parfaitement le propos.

La ressemblance [redondance diront certains] avec ses œuvres passées est frappante : l’eau est toujours aussi précieuse, persiste le clivage nantis / miséreux, les animaux sauvages - ici la girafe notamment - gardent leur valeur symbolique forte, etc. Et dire qu’ils ne sont pas sympathiques est un doux euphémisme pour évoquer les personnages de DI ROLLO, cette fois encore. Mais la littérature permet d’entrer dans des cerveaux qui sont différents du sien, car c’est aussi, et surtout cela DI ROLLO, ce qui se passe dans la tête des gens - des choses sombres.

Orvil est un orphelin de dix-sept ans. Il vit à Lucité dans l’Hors-Zone avec les affamés qui se regroupent dans des blocs autour de points d’eau croupie pour survivre au froid et à la pollution. Abandonné par son père, enfant, il est recueilli par Thelonious et Martha, ses grands-parents ; un soir, impuissant, il les voit mourir, foudroyés par les tirs d’un sniper [une des scènes les plus spectaculaires du livre]. Ce jour-là le meurtre entre dans sa vie au prix de ce qui lui restait de famille. Il y perd aussi un bras, qu’il regagne sous la forme d’un membre « revenu » nanotech qui sera l’instrument de sa vengeance [oui ça va gicler !].

Pendant plus de vingt ans Orvil va chercher des réponses à travers la mort tuant par procuration le sniper Milestone, se faisant lui aussi tueur. Ange de la mort qui ne croit plus en rien, il cherche à donner un sens à tout ça, « la mort qu’il le lui donne. » Une mort mécanique, atroce. Serez-vous surpris si je vous dis que la fin est tragique ?

DI ROLLO aurait peut-être gagné à aller moins vite. A approfondir certains passages ; le livre se découpe en 10 parties majeures, inégales, mais qui laissent parfois une impression de frustration au lecteur sur un livre qui ne dépassent pas 180 pages.


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Avec ce court roman, DI ROLLO livre son histoire de vengeance.
« Avez-vous appris au moins quelque chose ? » répète Kinjie, la girafe. Oui car la richesse du texte est indéniable dans les réflexions qu’il propose [et ce n’est déjà pas si mal] mais celui-ci ne pénètre pas aussi profondément que le très recommandable « La profondeur des tombes ».
On en aurait aimé un peu plus.