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Première publication le 01/05/2005
Publié le 01/03/2007

« Les amants étrangers » de Philip J. FARMER

[« Lovers », 1961]

DERNIERE REED. : FOLIO SF, FEV. 2007

Par PAT

Premier roman de Philip Jose FARMER, « Les amants étrangers » fait partie des ouvrages cultes dont la présence rassure, témoigne et [soyons fous] éclaire la SF d’aujourd’hui.

Réédité chez Terre de Brume - et maintenant Folio SF - avec une traduction entièrement révisée pour l’occasion, le texte a certes vieilli, mais n’en reste pas moins incontournable. Fans et néophytes trouveront ici un terrain d’entente, ce dont personne ne se plaindra.


Dans le futur, un homme fuit la civilisation ultra-puritaine dans laquelle il étouffe pour rejoindre la planète Ozagen. Il y découvre des insectes géants, mais aussi un extra-terrestre mimétique avec lequel il entre dans une passion très...charnelle.

Condensé des thèmes classiques de la SF [voyage spatial, espèce extraterrestre exotique, scénario à chute et description d’une société humaine oppressive], "Les amants étrangers" ne possède plus l’aura de scandale de son époque de parution. D’ailleurs FARMER ne s’y montre absolument pas sexuellement explicite. Nous sommes encore loin de "La jungle nue", le style manque de rigueur, l’histoire de profondeur, même si on sent bien que toutes les pièces sont là.

Histoire d’amour entre un homme en rupture avec l’humanité et une extraterrestre en exil, le roman met en scène une expédition humaine sur une planète où règnent des conditions de vie proches de la Terre. Peuplé d’extraterrestres au langage compliqué mais pas insurmontable, ce monde intéresse grandement les humains, dont les intentions réelles tournent évidemment autour de l’invasion et de l’extermination.

Mais si extermination il doit y avoir, il est nécessaire de faire ça doucement et d’étudier cette nouvelle société sous toutes ses coutures. C’est le travail du personnage principal, linguiste mal vu par ses supérieurs et mal à l’aise dans une société religieuse répressive.

Inhibé par des interdits parfaitement inconcevables pour les locaux, il rencontre une étrange femme, clairement étrangère, mais dont les traits manifestement humains sont le témoignage d’une rencontre oubliée avec des explorateurs terriens. Entre ces deux êtres que tout sépare, l’amour est immédiat et fortement révolutionnaire. On ne brise pas les millénaires de tabou en quelques minutes, et la trame dramatique du livre tire son essence de cette incompatibilité fondamentale.


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Daté, parfois ridicule dans son déroulement et certains dialogues, « Les amants étrangers » n’en reste pas moins un très bon roman, dont l’intelligence scénaristique et la tristesse profonde marquent assurément le lecteur.

De quoi donner envie de de découvrir plus avant l’oeuvre de Philip José FARMER, oeuvre dont il grand temps de mesurer aujourd’hui toute l’importance.