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Publié le 27/10/2008

« Les dents de l’amour » de Christopher MOORE

[« You Suck : A Love Story », 2007]

ED. CALMANN-LEVY / INTERSTICES, SEPT. 2008

Par PAT

Plus calme, plus zen, moins déjanté, moins drôle, mais heureusement toujours aussi efficace, Les dents de l’amour confirme le talent particulier de Christopher MOORE, à défaut d’être le chef d’oeuvre tant attendu. Une lecture recommandable grâce au traitement radicalement nouveau du mythe du vampire.


Drolatique histoire d’amour entre un jeune homme aspirant écrivain et Jody, une jeune femme [tendance Bridget Jones] esseulée transformée bien malgré elle en vampire, Les dents de l’amour [Bloodsucking fiends en anglais, Maniaques suceurs de sang] réinvente le thème ultra classique du Vampire moderne, la petite touche MOORE en plus.

Le problème des vampires, c’est qu’en milieu urbain, en l’occurrence, San Francisco, la vie n’est pas facile. Il faut trouver un abri sûr pour éviter de brûler en plein soleil. Pour trouver un abri sûr, il faut de l’argent. Pour avoir de l’argent, il faut travailler. Pour travailler, il faut un boulot aux horaires compatibles avec une vie de vampire. Et puis il faut également comprendre que sucer le sang des humains n’est pas tout - d’autant que c’est dégueulasse, le sang.
D’autres vampires rôdent. Et ils n’ont pas tous de bonne intentions. Surtout envers Jody.
Pour corser le tout, en matière de vampire, les livres sérieux n’existent pas. Il est difficile de trouver des informations valable et pratiques sur ce qu’il faut et ne faut pas faire, sur les trucs qui facilitent la vie, sur les erreurs à éviter. Bref, pour Jody, c’est un peu la merde. Surtout qu’elle a horreur de vivre seule et qu’il lui faut quelqu’un pour veiller sur elle quand elle dort dans sa chambre sans fenêtre la journée.
Ce quelqu’un, ce sera Thomas, wanna-be écrivain pour l’instant magasinier en chef dans un supermarché dont l’équipe de nuit est un florilège de dingues délicieux. Pour surveiller ce petit monde, une sorte de clochard céleste flanqué de ses deux chiens parcourt la ville, seul à comprendre qu’un vampire rôde, mais confondant le méchant vampire et Jody la gentille vampire. Quant à l’inspecteur Rivera [celui de Practical Demonkeeping, encore inédit en France], il tente vaguement de comprendre ce qui se passe. Mais il a du mal. Faut dire que c’est compliqué. Compliqué, mais drôle. Enfin, pour le lecteur. Parce que dans la pratique, ça n’a rien de marrant.


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Trop linéaire pour être honnête, Les dents de l’amour se laisse lire sans déplaisir, même si on l’impression que Moore se retient et, pour tout dire, ne se lâche pas complètement. Le roman se poursuit [et s’accélère] avec You Suck, a love story [bon courage au traducteur], dont on attend l’édition française. Pour l’instant, contentons-nous de cette première partie (roman indépendant, bien entendu) qui, malgré son côté livre mineur, reste un agréable moment de lecture.

Ceux qui suivent Christopher MOORE depuis ses débuts à la Série Noire seront ravis. Les autres hausseront les épaules.