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Première publication le 11/11/2005
Publié le 15/05/2009

Les diables blancs de Paul J. McAuley

[White Devils, 2003]

REED. LIVRE DE POCHE / SF, MAI 2009 - (1ERE ED. 2005)

Par ARN

Bienvenu dans le jardin d’Eden.
Dans peu de temps la planète sera dépeuplée par la grippe noire et la flore génétiquement modifiée se vengera en contaminant les hommes d’une fièvre plastique aux symptômes monstrueux.

L’Afrique, terre de tous les espoirs et de toutes les misères sera recolonisée par les firmes transnationales sous couvert d’une communication sans faille sur l’aide au développement, à la reconstruction et l’impulsion au commerce équitable et écologique.


Le Congo. En son cœur la zone morte, source de la fièvre plastique, un corps ravagé par la guerre civile et à sa tête, Obligate, une firme respectueuse de l’environnement et soucieuse d’éthique écologique.

Nicholas Hyde. Membre d’une ONG, qui relève le difficile pari d’identifier les victimes de la guerre civile congolaise, part en mission vers un probable charnier. Sur les lieux, et malgré une protection rapprochée de soldats brésiliens, il assiste au massacre en règle de l’équipe par de redoutables singes [?] Il réussit l’exploit de sauver un bébé et de s’enfuir avec deux autres membres.

De retour, l’armée congolaise, malgré sa déposition, ses descriptions précises des agresseurs et le cadavre d’un ‘diable blanc’, lui signifie, menaces à l’appui, que ce sont en fait les rebelles qui sont responsables du massacre des habitants du village et de son équipe. Le bébé disparaît et l’encombrant cadavre aussi. Le village est ‘décontaminé’ par un traitement en règle au napalm. Nicholas Hyde est prié de quitter le pays et un des survivants meurt dans d’étranges conditions. Quel mystère se cache derrière les diables blancs ?

Kenya. Elspeth Faber, auteure d’une thèse anthropologique majeure sur l’Australopithèque, recherche son père sur lequel pèsent les menaces de son ex-femme, Teryl Meade, directrice chez Obligate.

Obligate, Obligate. Le mystère des diables blancs palpite au cœur de cette société mais rien n’est simple dans le roman de McAuley. Si, dans ce techno-thriller violent, le lecteur comprend rapidement la nature des diables blancs, si le but de leur création est d’une grande banalité, il sera surpris par l’histoire de ces pauvres diables et des intrigues tortueuses qui se nouent autour d’eux.

Il est indéniable que le souvenir du Jurassic Park de Michael Crichton plane sur le roman mais la réflexion est plus profonde et les personnages de McAuley sont loin des archétypes. Même la relation amoureuse, inévitable, entre Nicholas et Elspeth prend un relief certain.


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Finalement nous avons l’impression de lire un roman à ficelles dont la narration au présent est pesante mais... mais, de sacrés personnages bien construits, rapidement détruits par l’intrigue [la disparition de nombreux personnages est une constante chez McAuley] ; d’anciens démons auquel nous échappons difficilement, racisme, colonialisme, oppression ; une base scientifique irréprochable, lisible, épurée des longues tirades que nous trouvions dans Féerie...

Reste une question : qui sont réellement les diables blancs ?