
Kristine RUSCH est surtout connue en France pour sa série de fantaisie intitulée Les Fey ; nous pouvons découvrir maintenant son oeuvre de science-fiction avec la traduction d’un cycle de space opéra qui comprend à l’heure actuelle six tomes : Les experts récupérateurs.
Dans un futur indéterminé, l’espèce humaine a colonisé l’espace. Elle s’est établit sur la Lune, sur Mars et cohabite depuis une vingtaine d’années avec des aliens et ce jusque sur leur planète d’origine. Ces extraterrestres se nomment Wygnin, Rèv et autres Disty. Ils ont, en dehors de leurs caractéristiques physiques, leur propre langage, leurs coutumes et leurs lois que chaque espèce est tenue a respecter. Cet apprentissage est un processus très lent et implique immanquablement des conflits - qu’ils soient voulus ou pas.
Les agences de Disparition ont vu le jour pour permettre aux personnes ayant commis un crime à l’encontre des extraterrestres de refaire leur vie et d’échapper à leur système judiciaire implacable et extrêmement sévère, en particulier à l’égard des humains. En effet, une personne qui a enfreint la loi, même par inadvertance, sera poursuivit sans relâche, jusqu’à ce qu’elle soit retrouvée. La condamnation peut prendre alors deux formes :
Les inspecteurs de police Miles Flint et Noëlle De Ricci sont chargés de ces deux affaires. Ils devront faire preuve de psychologie au cours de leurs négociations avec les non humains ; essayer de mettre de côté leurs sentiments et faire preuve de tact pour éviter tout incident diplomatique.
Dans ce premier tome, nous nous familiarisons avec les différents personnages, avec les lois multiculturelles et prenons conscience de la complexité de l’interaction entre les espèces. L’équilibre est très précaire. La moindre offense peut déclencher les hostilités. Le lecteur reste un peu sur sa faim quant à la description des sociétés et des coûtumes extraterrestres car l’essentiel de l’intrigue tourne autour du système judiciaire et de manière générale du droit.
Une autre petite réserve pour la notion de tolérance. Les Rèv désapprouvent les humains dotés d’augmentations physiques musculaires ou esthétiques et le leurs font savoir en affichant un profond mépris qui semble un peu exagéré...