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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

Par Nolive
Après l’enterrement de son père, George Poole découvre l’existence d’une sœur jumelle disparue à l’âge de quatre ans. Avec l’aide d’un ami d’enfance ayant tendance à voir des complots partout, jusqu’à l’échelle cosmique, il se lance à la recherche de sa sœur, dans une enquête qui le conduira sur les traces d’une étrange institution basée à Rome, l’Ordre de Sainte Marie Reine des Vierges...
Parallèlement, on découvre la vie de Regina, jeune Romaine que la famille de Poole revendique comme son plus ancien ancêtre connu, qui assiste impuissante depuis sa Bretagne natale à l’effondrement de l’empire romain.
Les deux premiers tiers du roman pourront sembler fastidieux à qui s’attendait à un récit de SF et ne s’intéresse pas outre mesure à l’Histoire : ils dressent en effet, à travers le regard lucide d’une jeune femme soucieuse de protéger sa famille en ces temps troublés, un tableau détaillé du début de la chute de l’empire romain. Cependant, en alternant passages historiques et progression de l’intrigue contemporaine, Stephen BAXTER livre peu à peu les clefs d’un argument scientifique qui ne se dévoilera que vers la fin du roman, justifiant une construction au premier abord déroutante, mais finalement terriblement efficace.
Et le lecteur de passer 350 pages à se demander où on l’emmène, et encore 200 à se maudire de ne l’avoir pas compris plus tôt. Tout en admirant la rigueur et l’exigence d’un auteur capable de vous entraîner dans son raisonnement sans jamais se montrer indigeste ou rébarbatif.
Premier tableau d’un triptyque plutôt que premier tome d’une trilogie, « Coalescence » est un roman complet qui ne nous laisse pas sur notre faim, même si certains aspects irrésolus de l’intrigue laissent à penser que le tout s’avèrera plus grand que la somme de ses parties.
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Il semble donc que les 700 pages du précédent roman n’aient pas suffi à leur auteur pour exploiter toutes ses pistes. Sous ses airs de énième élucubration historique à secret, « Coalescence » se révèle un exercice spéculatif de haut vol, un grand roman de science-fiction qui devrait ravir les inconditionnels de Stephen BAXTER. Ainsi que les lecteurs rebutés par sa réputation d’auteur hard science . |
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