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Publié le 20/01/2006

"Les fontaines du Paradis" d’Arthur C. CLARKE

["Fountains of Paradise", 1979]

REED. FOLIO SF, JANV. 2005

Par Soleil vert

Au XXIIème siècle, un ingénieur projette de construire un ascenseur spatial. Cette technologie permet de véhiculer par des câbles un satellite, du fret ou des passagers depuis la Terre jusqu’à une station terminale située en orbite géostationnaire. Ce moyen de transport assimilable à une fronde s’avère plus économique et plus sur que les fusées traditionnelles.

Cependant le terminus terrestre doit se trouver sur un plan équatorial ; diverses contraintes conduisent rapidement l’entrepreneur à choisir l’île de Taprobane [inspirée, nous dit CLARKE dans sa postface, de Sri Lanka] et plus précisément une montagne sacrée ou résident des moines bouddhistes. Devant l’opposition religieuse au projet, un autre choix va s’offrir à l’ingénieur : Mars. Où donc sera construit cet ascenseur ?


Folio SF réédite un roman [précédemment paru chez Albin Michel puis J’ai lu] d’Arthur C. CLARKE, une des grandes figures de l’Age d’or de la SF et nous en offre une traduction révisée sous la plume prestigieuse de Roland C. WAGNER.

C’est l’occasion de [re]découvrir un récit moins connu que « 2001, l’odyssée de l’espace » ou « Rendez vous avec Rama ».

Ce roman permet à CLARKE de développer quelques thèmes bien connus de ses lecteurs : la description minutieuse d’artefacts ou de technologies futuristes, l’affrontement avec l’obscurantisme religieux, l’irruption d’extra terrestres comme moteur de l’évolution humaine [au sens biologique ou spirituel]

L’astronome et auteur britannique est d’ailleurs un des concepteurs scientifiques de l’ascenseur spatial, idée reprise ultérieurement par K. S. ROBINSON dans sa trilogie Martienne.

Mais Dieu que cet ouvrage est lent ! Un chapitre [certes instructif] est consacré à l’éloge de l’ionosphère, plusieurs au Vagabond des étoiles. On se serait contenté des lignes consacrées aux sulfureuses réflexions de la sonde E.T sur les religions, notamment à propos de l’oeuvre de St Thomas d’Aquin, taxée par le Vagabond de « bruit aléatoire ». Le reste évoque une conduite de projet, avec ses aléas, romancée.

Pourtant la vision de l’auteur ne manque pas de grandeur : les jets d’eau des fontaines du Roi-Dieu Kalisada sont en quelque sorte prolongés 2000 ans après, par l’ascenseur spatial lui même préfiguration de l’Anneau final.

La traduction de R.C. WAGNER est élégante et précise. Raison de plus pour corriger une coquille typographique qui rend la seconde phrase de la page 217 illisible... [enfin, là, on mégote... NDCC]  


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Dans la préface des « fontaines du Paradis », Arthur C. CLARKE cite un propos de Nehru datant de 1962 : « Politique et religion sont périmées : le temps de la science et de la spiritualité est venu ».

On pourrait malheureusement aujourd’hui en inverser les termes. Quelle est donc la meilleure façon de s’élever au ciel : la religion ou la science ? Espérons que la réponse de CLARKE soit au moins partagée par les lecteurs de SF.