• DEMANDEZ LE PROGRAMME !

    (JPG)Retrouvez le programme de tous les éditeurs de Science-Fiction & Fantasy ainsi que les commentaires des cafarnautes et des éditeurs eux-même sur le SForum du Cafard cosmique :

    TOUTES LES PARUTIONS SF&F

  • IL Y A UN AN ...

    (JPG)

    Vurt
    de Jeff NOON

    C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
    Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.

    Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994

    La critique de Vurt



  • SYNDICATION

    (PNG)Flux RSS 2.0 : pour afficher toutes les nouveautés du site par syndication.

    (JPG)netvibes : cliquer ici pour ajouter le flux RSS à votre page netvibes.


Publié le 01/09/2004

« Les machines sauvages » de Mary GENTLE

[Tome 3/4 du « Livre de Cendres »]

[« Ash : A Secret History », 2000] - ED. DLE, SEPT. 2004

Par PAT

Très attendu par ceux qui ont aimé les deux premiers volumes de ce (gros) roman atypique, « Les machines sauvages » est en quelque sorte le pivot de l’histoire, le moment où tout bascule et se précipite. Mary GENTLE y déploie son talent avec beaucoup de fluidité, livrant un texte sec, nerveux, à la fois lent et efficace, pour un résultat non seulement passionnant, mais également remarquable d’intelligence et de malice.

Avec cet impeccable tome 3, GENTLE prouve qu’il est possible de faire de la Fantasy intelligente, tout en se moquant des étiquettes et des clichés liés aux genres rigides et immuables. Ainsi, « Les machine sauvages » relève aussi bien de la SF pure et dure que de l’Uchronie ou de la Fantasy historique, méritant largement son appellation « Littérature de l’imaginaire » au sens le plus noble du terme. Trait anglais par essence, le texte n’est pas dénué d’humour, d’une certaine forme de cynisme et d’un second degré perceptible entre le fracas des batailles.

La séparation Histoire / Echange épistolaire entre chercheur et éditeur est maintenu, ce qui ancre le roman dans le thriller à énigmes. De fait, « Cendres » y gagne encore en intérêt, le lecteur attendant une explication qui jamais ne vient directement, GENTLE préférant le système frustrant mais ô combien satisfaisant de l’ellipse...

Il est assez difficile de résumer le tome 3 sans dévoiler quelques tenants et aboutissants des deux tomes précédents, aussi nous conseillons à ceux qui ne connaissent pas encore l’histoire de shunter les lignes qui suivent.

Rescapée du tremblement de terre qui a détruit Carthage, Cendres remonte le Rhône pour atteindre Dijon, l’un des rares endroits à encore bénéficier du soleil. Malgré le siège de la Faris et de ses armées, la ville tient comme elle peut, entre désespoir et escarmouches.

Alors que se meurt le Duc de Bourgogne, Cendres réussit à se confronter à sa sœur/clone, lui prouvant que derrière la Machina Rei Militaris se cachent des entités redoutables, bien décidées à éradiquer l’humanité, carthaginois compris. Rétive, mais en proie au doute, la Faris laisse Cendres libre de ses mouvements, ce qui permet à la Patronne de rejoindre la moitié de ses troupes dans la ville close. Désormais soldate aux ordres du Duc, Cendres y organise la défense, alors que le destin de la ville est suspendu au souffle de son monarque. Mais pour Florian, le médecin de Cendres, le Duc n’en a plus pour longtemps...

En parallèle, de nos jours, Pierce est de plus en plus halluciné par ce qu’il découvre : En marge des ruines d’une Carthage sous-marine, les golems sont réexaminés, avant d’être authentifiés comme datant effectivement du 15ème siècle. La découverte du siècle est à portée de main du chercheur, de plus en plus fébrile...

COMMANDER

Grande maîtrise de la narration, vision assez juste des conflits et querelles propres à cette fin de moyen âge, GENTLE passionne son lecteur sans jamais se laisser embarquer par les facilités narratives liés à la Fantasy en général. Pas de manichéisme, pas de batailles vidéoclipées, pas de simplisme dans le traitement des personnages, mais une saine lenteur, une observation douloureusement précise des tares de chacun, avec ce souffle romanesque qui sert de liant, Cendres promet d’être une réussite exemplaire si le tome 4 tient les promesses des 3 premiers. Il ne reste plus qu’à attendre 2005...

A LIRE AUSSI :
> La fiche bio / biblio de GENTLE Mary [et d'autres critiques]

 
Le forum du cafard cosimque