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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

Par Ubik
La pique à Ron HUBBARD et à la l’Eglise de Scientologie est évidente, mais au-delà, nous entrons dans une thématique familière à SPINRAD : il s’agit de dénoncer un pouvoir aliénant.
Jack Weller est un réalisateur de télévision, cantonné aux émissions enfantines de seconde zone, qui du jour au lendemain, voit sa vie bouleversée par le départ de sa femme, subjuguée par le transformationalisme. Pour la retrouver, il entre à son tour dans la secte et perd ses amis, son travail, ses projets d’avenir...
Davantage que par cette descente aux enfers, le livre est épatant par la description minutieuse d’un système véritablement totalitaire avec ses slogans, ses techniques de lavage mental, sa police de la pensée, son culte du chef et l’implication de la secte dans la vie privée de ses adeptes par le biais de directive de vie.
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Déjà dans un autre roman, "le chaos final", SPINRAD abordait le sujet du pouvoir fondé sur le conditionnement mental. Ici, au lieu de s’intéresser aux conséquences et aux usages possibles de ce pouvoir, il s’intéresse à ses rouages et il les dissèque avec un naturel qui fait froid dans le dos car les préceptes et les méthodes du transformationalisme semblent fondés sur le raisonnement scientifique le plus logique. A l’époque de Raël et consorts, voici un livre tout à fait recommandable. |
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