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Par Ubik
Les miroirs de l’esprit est un livre politiquement incorrect puisqu’il y est question d’une secte ou d’une Eglise [mais, après tout une Eglise n’est-elle pas une secte qui a réussi ?], le transformationalisme, fondée par John B. Steinhardt, ancien auteur de SF, qui propose à ses adeptes de "chevaucher le changement" afin de retrouver des repères dans notre société.
La pique à Ron Hubbard et à la l’Eglise de Scientologie est évidente, mais au-delà, nous entrons dans une thématique familière à Spinrad : il s’agit de dénoncer un pouvoir aliénant.
Jack Weller est un réalisateur de télévision, cantonné aux émissions enfantines de seconde zone, qui du jour au lendemain, voit sa vie bouleversée par le départ de sa femme, subjuguée par le transformationalisme. Pour la retrouver, il entre à son tour dans la secte et perd ses amis, son travail, ses projets d’avenir...
Davantage que par cette descente aux enfers, le livre est épatant par la description minutieuse d’un système véritablement totalitaire avec ses slogans, ses techniques de lavage mental, sa police de la pensée, son culte du chef et l’implication de la secte dans la vie privée de ses adeptes par le biais de directive de vie.
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Déjà dans un autre roman, "le chaos final", Spinrad abordait le sujet du pouvoir fondé sur le conditionnement mental. Ici, au lieu de s’intéresser aux conséquences et aux usages possibles de ce pouvoir, il s’intéresse à ses rouages et il les dissèque avec un naturel qui fait froid dans le dos car les préceptes et les méthodes du transformationalisme semblent fondés sur le raisonnement scientifique le plus logique. |
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