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Publié le 02/11/2008

« Les morts concentriques » de Jack LONDON

REED. FMR - PANAMA / LA BIBLIOTHEQUE DE BABEL 7

Par PAT

Parmi les deux nouveautés publiées en cette rentrée 2008 dans la cultissime Bibliothèque de Babel, Jack LONDON fait figure de favori. Connu du grand-public, connu des enfants et connu tout court, le plus célèbre des écrivains-aventuriers-suicidés a toujours louché du côté du fantastique, ou plus généralement de l’indicible. D’où sa présence dans cette collection de littérature bizarre dirigée par BORGES et reprise en fac-similé par les éditions du Panama.


Souvent maltraité par des traductions médiocres [celle-ci ne fait, hélas, pas exception], Jack LONDON mérite une relecture à l’aune du XXIème siècle, ne serait-ce que pour l’indémodable Le talon de fer ou le très actuel Le peuple de l’abîme.
Des cinq textes qui composent Les morts concentriques, L’ombre et la chair appartient à la plus pure science-fiction tendance WELLS. Trois autres, La face perdue, La loi de la vie, La maison de Mapouhi, relèvent de cette quasi-ethnologie aventureuse qui a fait la célébrité de LONDON. Quant à la nouvelle titre [anciennement Les favoris de Midas], elle rejoint Le talon de fer, en plus sardonique. On le voit, ce court recueil survole l’oeuvre de London dans son ensemble. Aventure, politique, humour, science, fantastique, tout y est.

Ainsi, L’ombre et la chair traite de deux rivaux, chacun s’attardant à trouver la formule de l’invisibilité. Terrible, mais prévisible, La face perdue raconte les derniers instants d’un polonais roublard, menacé des pires tortures par une tribu d’indiens vengeurs dans le grand nord canadien.
Touchante et douloureuse, La loi de la vie ébauche le paysage intérieur d’un vieil eskimo abandonné par les siens, comme le veut la tradition du clan. Drôle et terrifiante [notamment dans la description d’un ouragan qui ravage tout sur son passage], La maison de Mapouhi possède une structure étrange et décrit le curieux destin d’une magnifique perle passant de propriétaires en propriétaires sur un atoll perdu des Tuamotus. Enfin, Les morts concentriques rompt avec cette belle unité en traitant du chantage mortel exercé par un groupuscule politique sur un magnat de l’industrie, dans l’Amérique de la révolution industrielle.

Détachées, cyniques à des degrés divers, mais brillantes et d’un humanisme revendiqué, les nouvelles proposées ici se [re]lisent avec un plaisir gourmand. Description qui s’applique assez bien aux textes de Jack London dans son ensemble.


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Un auteur tranchant, d’une rare actualité, à rédécouvrir au plus vite. À ce titre, Les morts concentriques est une véritable fenêtre ouverte sur une bibliographie foisonnante. Sautez.