Publié le 16/09/2005

« Les nuits vénéneuses » de Jérôme NOIREZ

Volume 2 de la Trilogie « Féérie pour les ténèbres »

ED. NESTIVEQNEN, 2005

Par Pegase

Après un premier tome, Féérie pour les ténèbres, qui laissait présager de bien jolies choses, le lecteur plonge à nouveau dans ce monde ténébreux et fantaisiste sans retenue.


Le récit est scindé en chapitre dans lesquels on suit tantôt certaines aventures tantôt d’autres avec des personnages issues en grande majorité du précédent ouvrage, et notamment notre duo de choc Grenotte et Gourgou.

Dans la ville portuaire d’Aspe, les alcooliques sont légions. Parmi la populace se trouve le pêcheur Ensepoutour. Celui-ci héberge Delgiet, sa femme spectre. Même morte, elle est tout de même apte à soutenir une conversation. L’odeur est gênante, certes, mais il ne peut pas mettre sa fiancée à la porte. Ce ne sont pas des manières. Et puis Delgiet refuse catégoriquement d’aller pourrir avec les autres spectres, appelés surexies, sur un navire qui leur est destinés.

Le phare est habité par l’étrange Herpelu et par quantités d’arachnides qui ne le dérangent aucunement. Pendant que les vivants et ceux qui le sont moins vont à la pêche aux mollusques profitant de la marée basse, Ensepoutour suit le chemin emprunté par Herpelu. Il ne tarde pas à se rendre compte, même bourré, qu’un truc cloche. L’hurtebilis [une sorte de tsunami] déboule cheveux aux vents sur le port. Ensepoutour et Delgiet sont englouties par le rouleau...

Grenotte et Gourgou, les deux gamins légèrement frapadingues sont de retour. Grenotte occupe ses heures perdues de façon fort banale. Quoi de plus anodin en effet que de courir après des moutons en tournant un bâton au dessus de sa tête et en criant comme une vociférée ?
Les deux vont, avec leur jeune tutrice Gamboisine, venir en aide à Jobelot, alias Belobelo, le musicien tout juste évadé de l’asile judicieusement nommé « Bon hospice des égarés de l’esprit ». Jobelot fut enfermé suite à une piqûre d’un orvet qui le fit plonger dans la folie ainsi que les insupportables chants de l’ermite Dipse. En prenant la poudre d’escampette, le fuyard échappa in extremis à la thérapie usitée dans l’hôpital, à savoir une morsure de lombryne. Son venin provoque des dégâts considérables, variant d’un patient à l’autre en fonction de la résistance de l’organisme. Les moins chanceux en meurent.


COMMANDER

NOIREZ bâti un univers fascinant, déroutant et comique à la fois, des personnages passionnants, des trouvailles linguistiques, des chansons [faut-il rappeler que l’auteur est musicien ?] ou encore la description des merveilleux paysages de Brohls.
De la même qualité que le précédent tome, Les nuits vénéneuses est un divertissement de haute volée qui ne laissera personne indifférent. Reste à savoir de quelle manière va se conclure cette aventure...