James HERBERT, écrivain d’horreur à ne pas confondre avec
Frank HERBERT, l’auteur de « Dune », est considéré comme le
Stephen KING anglais. Il a vendu plus de 40 millions de livres, traduits en 33 langues. Voici son premier roman, qui date de 1974, enfin réédité.
Nous sommes à Londres, dans les quartiers pauvres de l’East End, vers le début des années 80 ou la fin des années 70. On commence à retrouver des corps de clochards salement amochés : ils ont été dévorés par des rats. Puis un écolier est mordu, et l’on se rend compte que la morsure des rats transmet une maladie incurable, qui vous fait mourir rapidement mais dans d’atroces souffrances.
Que faire alors face à une multitude de gros rats anthropophages, téméraires et susceptibles d’attaquer n’importe où ?
James HERBERT a au moins un grand talent : il sait donner une vie à un personnage et le rendre attachant en quelques lignes, et accessoirement lui donner une mort atroce tout aussi brièvement.
Considéré parfois comme un
John WYNDHAM gore des années 2000, James HERBERT justifie pleinement cette comparaison dans ce livre. Il sait créer une catastrophe à laquelle sont confrontés des péquins moyens, qui pourraient être n’importe lequel d’entre nous. La lâcheté y côtoie le courage, il n’y a pas de super-héros dans ce roman. Juste un représentant dont la vie a tragiquement basculé, un prof de dessin qui va tenter de sauver les élèves et les profs de son école, un employé pris au piège dans un métro, qui va tenter de sauver deux femmes, alors que les rats s’offrent un festin en dévorant les voyageurs imprudents. Mais aussi du sang, de l’effroi et des morts.