EN BREF

 
SYNDICATION


Suivez le Cafard cosmique sur Twitter

Devenez Fan du Cafard cosmique et suivez toute l’actualité du site sur Facebook

Flux RSS 2.0 : pour afficher toutes les nouveautés du site par syndication.

netvibes : cliquer ici pour ajouter le flux RSS à votre page netvibes.


 
 
VOS LIVRES DANS LA BOITE AUX LETTRES !




En commandant vos livres sur Amazon.fr vous faites des économies [-5%] et vous participez au financement du site car le Cafard cosmique reçoit une petite commission sur les ventes.

 

D'AUTRES AUTEURS

A VOIR AUSSI


Auteur de fantastique remarquable, elle n’a été que très peu traduite en France.


Lisa TUTTLE commence à écrire des histoires fantastiques dès l’âge de 8 ans. Puis elle rejoint en 1970 un groupe d’auteurs amateurs : la Turkey City Writer’s Workshop, à Austin.
Elle passe ensuite à l’atelier d’écriture Clarion et commence à se faire remarquer dès 1974, en remportant le John W. CAMPBELL Award du meilleur jeune auteur, destiné à encourager des auteurs jugés prometteurs. Encouragée par cette reconnaissance précoce, elle persévère et décroche un Hugo l’année suivante pour un texte coécrit avec George R. R. MARTIN. Le texte sera repris dans le fix-up « Elle qui chevauchait les tempêtes », fix-up dont un autre texte leur vaudra cette fois un Locus en 1976.

En 1981, elle reçoit un Nebula pour sa nouvelle « La flûte d’os », mais elle elle refuse le prix : l’éditeur d’un autre finaliste avait écrit aux membres du jury pour défendre son poulain. Elle est à ce jour le seul auteur à avoir refusé un Nebula.

C’est au cours des années 80 que va son œuvre en solo va vraiment s’affirmer, et que les romans et les nouvelles vont se succéder à un rythme soutenu.
Elle va être publiée en France par Alain DOREMIEUX et Jacques CHAMBON, au sein de la revue « Fiction », mais aussi dans les collections Présences, Présence du fantastique puis Imagine.
Si son premier essai romanesque solo, « Le couteau sacrificiel » est dispensable, il n’en est pas de même de ses œuvres suivantes. Elle suscite un certain malaise avec « Gabriel », et explore les troubles de la sensualité avec « Compagnon de nuit ».
Coté nouvelles, Alain DOREMIEUX fait d’elle un auteur phare de ses anthologies de nouvelles fantastiques « Territoires de l’inquiétude ». A cela s’ajoutent deux recueils remarquables, « Le nid » et « Sur les ailes du cauchemar ».
La disparition des collections de fantastique vont mettre un terme à la publication de ses textes en France. Terme que l’on espère provisoire. En effet, à part la publication de « Elle qui chevauchait les tempêtes », on n’a rien publié d’elle depuis.

Divorcée de Christopher PRIEST, elle vit aujourd’hui en Ecosse avec son nouvel époux Scott Colin MURRAY. Ils ont eu une fille : Emily, et coulent des jours heureux. Lisa TUTTLE publie toujours des romans et des nouvelles, dont on attend avec impatience une hypothétique traduction.

Sa nouvelle « Propriété commune » [in. « Le nid »] a été adaptée en cours-métrage.


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE :


L’oeuvre de Lisa TUTTLE met en scène des femmes [les auteurs masculins n’ont-ils pas, presque tout le temps, des héros masculins, après tout ?], souvent névrosées, rongées par la culpabilité ou trompées par leur mari. Les relations homme-femme et la sexualité sont souvent au coeur de son oeuvre, qui opte pour un fantastique en demi-teinte, intimiste et souvent glaçant. Si elle est une bonne - voire très bonne - romancière, elle est surtout une excellente nouvelliste.

  • « Gabriel » [« Gabriel »]

Nouvelle-Orléans : Gabriel et Dinah se sont aimés, ils se sont mariés. Gabriel avait 23 ans et Dinah allait sur ses 19 ans quand il s’est suicidé. Défoncé au LSD lors d’une partie fine avec sa femme et leur meilleure amie, il a sauté par la fenêtre.
Dix ans après, sa veuve n’a connu que des relations épisodiques, et reste encore hantée par Gabriel. Serveuse dans un restaurant de Chicago, elle rentre chez ses parents pour le mariage de sa meilleure amie, Polly. Là, elle reçoit une carte d’anniversaire postée de la Nouvelle-Orléans et signée... Gabriel.
Par un coup du destin, elle se voit proposer de diriger un club de gym à la Nouvelle-Orléans. Elle saisit donc la balle au bond, et se rend à la Nouvelle-Orléans. Elle y rencontre Max, avec qui elle va enfin vivre une histoire d’amour solide. Mais elle fait aussi la rencontre d’un jeune garçon de 10 ans, Ben. Sa ressemblance avec Gabriel est troublante. D’autant plus troublante que le jeune garçon veut que Dinah l’appelle Gabriel...

« Gabriel » est le premier roman réussi de Lisa TUTTLE. De fort bonne facture, on y trouve de nombreux thèmes récurrents de son œuvre.

  • « Futurs perdus » [« Lost futurs »]

C’est l’histoire d’une comptable, Clare BECKETT. Elle bovaryse en imaginant ce qu’aurait pu être sa vie si elle était restée avec tel ou tel ex. S’il y avait de quoi faire une nouvelle, force est de constater que le roman ne tient pas la route. Clare a plus à voir avec une dinde qu’avec les personnages torturés de TUTTLE. Les multiples tentatives de rebondissements et coups de théâtre tombent à plat, et enfoncent de plus en plus le roman.
Très peu convaincant, surtout si vous avez lu l’excellent « Mémo » d’André RUELLAN.

  • « Compagnon de nuit » [«  The pillow friend »]

Echaudé par « Futurs perdus », j’avais une certaine appréhension vis-à-vis de ce roman. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai eu tort.
Agnes GREY vit seule avec sa mère. Dépressive, elle néglige parfois sa fille, et l’envoie en vacances chez sa tante. Sa tante est l’exact opposé de sa soeur. Célibataire sans enfant, c’est une artiste qui mène une vie de femme libre. Elle offre un jour une poupée à sa nièce, en lui affirmant que sa vie ne sera plus la même.
Le roman suit le devenir d’Agnes, de l’enfant à la femme adulte qui partira à la recherche de sa tante. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne sera pas au bout de ses révélations.
Fascinant, troublant et vénéneux, « Compagnon de nuit » est certainement le meilleur roman de Lisa TUTTLE, et de très loin le plus déstabilisant.

Lisa TUTTLE a aussi publié deux recueils de nouvelles chez Présence du fantastique.

  • « Le nid » [« A nest of nightmares »]

Comme on l’a dit, Lisa TUTTLE est avant tout une excellente nouvelliste. Vous découvrez que votre homme vous trompe. Que diriez-vous alors d’aller rendre visite à votre vieille tante, pour faire le point sur votre vie ? Il se trouve cependant qu’elle vit avec un jeune homme curieusement attentionné. Que peut-il faire auprès d’une vieille femme sans le sou ? C’est décidé, vous vous séparez de votre compagnon, mais que faire du chien ? Puisque personne ne veut céder, il va malheureusement falloir euthanasier cette pauvre bête. Brisés par le chagrin, le couple se ressoude, et décidera de faire un enfant. Que se passera-t-il lors de la prochaine séparation ?
Byzance, mais au Texas. C’est là qu’est organisée une convention de sf, dont Sheila STOLLER est l’invitée d’honneur. Elle retrouve ce Texas qu’elle abandonné sans regret pour Hollywood. Mais ce n’est pas tout de venir dans cette bourgade, encore faut-il pouvoir partir...
Imaginez un vide-grenier où vous achetez un magnifique coffre en bois. Pourquoi exerce-t-il une telle attraction sur vos enfants, malgré son odeur pestilentielle ?
Ce premier recueil contient surtout des textes des années 70 et du début des années 80. Il s’agit donc des débuts et de la maturation de Lisa TUTTLE. Mais tout y est déjà : gare aux cauchemars !

  • « Sur les ailes du cauchemar » [« Memories of the body »]

Hâtivement résumé, ce recueil est plutôt celui de la maturité. Il est donc aussi indispensable que le précédent, mais peut-être à lire après. Quelques jours plus tôt, vous avez eu une aventure avec un partenaire d’une nuit. Quelle n’est pas la surprise de l’héroïne de retrouver son pied ! Non pas un pied tranché et sanguinolant, mais un pied entièrement couvert de peau. Il va en être ainsi des partenaires successifs. Très grand texte, « En pièces détachées » est un concentré de Lisa TUTTLE, qui commence comme un conte amusé, et finit... je vous laisse la surprise.
Votre père est mort en Angleterre, écrasé par un rocher, pour avoir voulu en savoir plus sur une légende anglaise. Quelle n’est pas votre surprise quand adulte, vous voyez des pierres bouger à nouveau...
Habiter une maison hantée, quelle drôle d’idée ! Tellement drôle que vous allez bientôt vous retrouver à jouer les fantômes pour un ancien spirite, qui habitât la même demeure au XIXe siècle. Mais attention aux paradoxes temporels...
Bibliothécaire dans un quartier déshérité, les SDF viennent se réchauffer dans votre établissement. Quelle n’est pas votre surprise quand ils vous entraîne dans leur univers... un univers parallèle où le lézard est le symbole de la virilité et autorise toutes les violences envers le sexe faible !



Lire la critique

COMMANDER

« Elle qui chevauche les tempêtes » de George R. R. MARTIN et Lisa TUTTLE

[« Windhaven », 1981]

Il est des livres qui se font attendre. Le moins que l’on puisse dire, c’est que celui-ci en est un de premier choix : 18 ans pour la traduction française !

La couverture indique qu’il s’agit d’un roman, alors que nous sommes en fait dans un fix-up de trois novellas avec un personnage récurent. A quoi s’ajoutent un prologue et un épilogue.

 

Olivier