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Revenu depuis quelques années sur le devant de la scène, Lucius Shepard devient prolifique et accumule les récompenses. Mais après la publication d’Aztechs et de deux ou trois amuse-gueule ses admirateurs attendaient avec une certaine impatience la publication d’un nouveau recueil de nouvelles. C’est désormais chose faite avec Sous des cieux étrangers, de l’excellente mauvaise littérature à mettre évidemment entre toutes les mains.
Pour marquer ce petit événement, la Cafard Cosmique s’est fendu d’une interview qui prouvera au monde entier que le Happy Meal et la fantasy c’est rien que pour les lavettes.


Le Cafard Cosmique : Vous avez une réputation de grand voyageur. Vous n’avez jamais eu envie de poser définitivement vos valises ?

Aujourd’hui, j’ai un peu plus de mal à voyager aussi efficacement qu’avant (dormir sur un banc, dans une gare, par terre, etc.) et je devine que ça ne va pas s’arranger, mais je n’ai aucune intention de m’arrêter. Cette année, je pars en Patagonie, peut-être en Europe, et puis l’année prochaine en Australie, après un passage en Asie du Sud-Est. Je voyage depuis que je suis parti de chez moi, à quinze ans, pour parcourir l’Europe et le Moyen-Orient. Le voyage, c’est ce qui m’a toujours inspiré. C’est aussi et surtout une grande source de plaisir.

C.C. : Au début des années 1980, vous avez fréquenté l’atelier d’écriture Clarion. On a peine à croire qu’un écrivain au style aussi personnel et maîtrisé que le vôtre soit passé par un atelier d’écriture. Que vous a apporté cette expérience ?

Avant de passer par Clarion, j’étais musicien de rock, et l’atelier m’a servi de transition entre la musique et le monde de l’écriture. Ça m’a également permis d’en finir avec un mariage raté. Je n’ai pas appris grand-chose là-bas, mais l’expérience m’a donné confiance en moi et j’y ai rencontré pas mal de gens qui m’ont aidé par la suite. L’atelier en lui-même était censé servir de tremplin aux écrivains, mais pour moi... eh bien, j’ai travaillé dur, mais j’ai aussi beaucoup bu, je suis tombé amoureux... Six semaines, c’est long quand on se cloître avec plusieurs belles femmes malheureuses dans leurs mariages elles aussi. Kate Wilhem a dit un jour que les gens venaient à Clarion quand ils se sentaient prêts à changer de vie. J’ai enseigné à Clarion cinq ou six fois et, vu mon expérience en tant que participant et professeur, je dirais qu’elle a raison.

C.C. : Durant les années 1990, vous avez connu une période plutôt discrète sur le plan littéraire. Que s’est-il passé ? Qu’est-ce qui vous a redonné envie d’écrire ? Votre rapport à l’écriture est-il désormais différent ?

Un mélange de paresse et de confusion. Confusion parce que j’avais connu un certain succès et que je ne savais plus où aller, en tant qu’écrivain. Pendant ce relatif silence littéraire, j’ai travaillé comme scénariste, entre autres. Ces six années-là m’ont appris plus que les huit précédentes. Quand j’ai repris l’écriture à plein temps, je m’étais vraiment fait la main. Mon style avait gagné en densité, mon langage en précision. Je suis beaucoup plus sûr de moi aujourd’hui. Je sens que j’ai plus de cartes en main qu’auparavant.

C.C. : Jean-Daniel Brèque nous signalait récemment que vous étiez parfois réticent à parler de vos anciens textes. Quel regard portez-vous sur l’ensemble de votre œuvre ? Y a-t-il des textes dont vous êtes particulièrement fier ?

Jean-Daniel a raison. Je n’aime pas revenir sur mon travail et je laisse aux autres le soin de le juger. Le livre dont je suis probablement le plus fier n’a pas été publié en France. A handbook of american prayer a pourtant intéressé certains éditeurs, mais ça n’a rien donné.

C.C. : La nouvelle est une forme que vous privilégiez dans vos récits, mais pourquoi avoir fait si peu d’incursions du côté du roman ?

Mon agent me pose toujours cette question, lui aussi. Il y a tant d’histoires que j’aimerais écrire... c’est une honte de perdre autant de temps sur une seule. Mais je compte écrire plus de romans, quand même. Peut-être qu’aujourd’hui, je me sens enfin prêt à tenir la distance.

C.C. : J. G. Ballard a dit qu’il y a « beaucoup de nouvelles parfaites, mais pas de romans parfaits ». Un commentaire ? Comment expliquer que d’énormes cycles de fantasy se vendent comme des petits pains ?

Pas mal de gens disent la même chose. À titre personnel, je ne crois pas que quoi que ce soit puisse prétendre à la perfection. J’imagine que certaines nouvelles s’en approchent plus que les romans. Les romans sont par nature plus tordus, plus compliqués... et plus sympas pour le lecteur. Quant à savoir pourquoi la grosse fantasy se vend par millions, j’ai une petite idée. Pourquoi McDonald vend ses hamburgers par millions ?

C.C. : Une grande majorité de vos textes sont écrits à la première personne. Pourquoi ce mode narratif plutôt qu’un autre ?

Pourquoi la première personne ? J’ai le sentiment que mes histoires fonctionnent mieux ainsi. L’intériorisation est plus facile à mettre en place à la première personne. Les mots viennent plus naturellement. C’est aussi simple que ça. J’aime aussi écrire au présent, à la troisième personne du singulier. C’est une forme très intime, qui rend comme la première personne, mais pas aussi fonctionnelle — à mon sens — sur des histoires plus longues. J’ai l’idée d’un mode narratif peu utilisé (pas trop, en tout cas) qui me permettrait d’obtenir une flexibilité unique en passant de la troisième à la première personne, au passé. Si ça marche, ce sera idéal.

C.C. : Que lit Lucius Shepard lorsqu’il n’écrit pas (pour peu que vous ne fassiez pas les deux en même temps) ?

Je suis quelqu’un d’assez éclectique. En ce moment, par exemple, je lis un truc sur l’Égypte napoléonienne. Et un recueil de nouvelles de Paul Meloy, Islington Crocodiles. Je ne m’impose rien. Thriller, récit de voyage, tout ce qui me tombe sous la main et qui me tente d’une façon ou d’une autre.

C.C. : Même si vous êtes régulièrement étiqueté auteur de SF, vos incursions hors de frontières de la Terre sont très rares. « Bernacle Bill le spatial » fait un peu figure d’exception. Y a-t-il assez à dire sur notre bonne vieille planète ?

Je ne me suis jamais senti très à l’aise avec la science-fiction proprement dite, même si en ce moment, j’écris un livre de pure SF situé dans un lointain futur (mais j’y vois plus une forme d’expérimentation). Les codes de la SF, l’intrigue... j’ai du mal avec tout ça. Je prends encore moins de plaisir à en écrire qu’à en lire, alors j’enlève la science de ma fiction autant que possible. Quand j’écris de la SF, je me considère comme un auteur de fantasy. Quand j’écris de la fantasy, je me considère comme un auteur mainstream avec un œil rivé sur le fantastique. Quand j’écris du mainstream, je me concentre sur les aspects exotiques et je me considère comme un fabuliste.

C.C. : L’exploration des relations conjugales et des aléas de la vie de couple est souvent au cœur de vos textes. Dans la majorité des nouvelles proposées dans ce dernier recueil, les personnages féminins apparaissent comme menaçants (Jocundra, Grace, Phuong) et quand ce n’est pas le cas (Andrea, Tan) c’est la relation amoureuse elle-même qui inquiète. Les femmes sont si dangereuses que ça ?

Certainement, mais pas plus que les hommes. Les relations personnelles avec autrui impliquent toujours une part de risque, quelle que soit la configuration et quelles que soient les intentions des personnes impliquées. Comme la plupart des hommes, j’ai parfois eu des relations difficiles avec les femmes, mais je suis plutôt heureux, ces derniers temps.

C.C. : Les textes dans lesquels vous adoptez le point de vue des femmes sont assez rares dans votre production. Il y a également très peu d’enfants dans vos nouvelles, même parmi les personnages secondaires. « Radieuse étoile verte » est une exception, même si les personnages sont plutôt des adolescents. Pour quelle raison la famille classique est-elle si souvent absente dans vos récits ?

Je ne l’avais jamais remarqué. Sans doute parce que mes parents et moi n’avons jamais fonctionné en tant que cellule familiale normale. Le sujet ne m’attire pas vraiment. J’ai un court roman prévu, The Wild North King, avec plein d’enfants, mais je reconnais ne pas trop me pencher sur la question. J’aime les enfants, mais je dois être trop infantile moi-même, trop égocentrique pour m’y intéresser longtemps. J’aime la solitude et les enfants ne la respectent pas. Ils demandent de l’attention et j’ai dépassé le stade de ma vie où j’étais prêt à faire ce sacrifice.
Par ailleurs, je ne crois pas avoir ignoré le point de vue des femmes, pas plus que d’autres écrivains masculins. Une partie de mon premier roman est racontée par une femme. Ces dernières années, j’ai écris pas mal de nouvelles avec un narrateur féminin. C’est juste que le point de vue masculin m’est plus naturel, et ça m’a pris beaucoup de temps avant de me sentir suffisamment en confiance pour écrire une histoire longue avec une narratrice... Et maintenant, j’en ai deux de prévues. « The Iron Shore », situé dans les Caraïbes, à propos d’une artiste. Et un texte plus court, sans titre défini, qui suit la vie d’une femme de la puberté à ses trente ans — dans un monde de fantasy.

C.C. : « Radieuse étoile verte » est une nouvelle assez freudienne ; vous y évoquez ouvertement la mort du père et même l’inceste. C’est assez peu courant dans votre œuvre d’utiliser des concepts psychanalytiques de manière aussi ouverte.

J’imagine que j’avais des problèmes personnels à gérer... ou que je ne les gérais pas autant que je les utilisais dans mes textes. D’où ce truc freudien.

C.C. : « Dead money » est l’occasion de retourner du côté de la Louisiane, région qui semble vous fasciner.

Quand j’étais au lycée, j’ai fait quelques voyages mémorables à La Nouvelle-Orléans. Ça a forcément joué. La Louisiane est un endroit fascinant, beau, hideux, bizarre... tout ça en même temps. Des restes du droit napoléonien y subsistent. La politique locale est un vrai zoo. Pareil pour la religion. Le vaudou, les zombies, les républicains. Les mutations dans les marais à cause de l’industrie pétrolière. La super bouffe, la musique. La plupart du pays perd son caractère à cause des centres commerciaux et des architectes peu inspirés, mais bandez-moi les yeux et emmenez-moi dans le bayou, près du lac Ponchartrain ou à La Nouvelle-Orléans, et je le sentirai tout de suite. Une raison suffisante pour adorer cet endroit.

C.C. : « Dead money » est également la suite de Les Yeux électriques, votre premier roman, ce n’est pas tellement dans vos habitudes d’écrire des suites.

Au départ, j’envisageais une scène de poker dans Green Eyes, mais j’avais décidé de ne pas l’écrire. J’ai toujours regretté cette décision — et ça a donné « Dead money ».

C.C. : Vous portez un regard extrêmement cynique sur la production musicale actuelle. On le ressent à la lecture de « Des étoiles entrevues dans la pierre ». La musique avait également un rôle important dans « Thanathopolis » et « Louisiana Breakdown ». Quelle place la musique tient-elle dans votre vie ?

Comme je le disais plus haut, j’ai d’abord été musicien — et j’ai gagné ma vie comme ça pendant presque dix ans. C’était un boulot difficile. Chaque minute sur scène se payait par un nombre incalculable d’heures de répétitions, à travailler des arrangements, à gérer les ego des uns et des autres, à traiter avec les patrons de clubs et les intermédiaires, à subir toutes sortes de mesquineries et d’hostilité rentrée — et parfois ouverte. Je sais pertinemment que beaucoup d’autres musiciens ont rencontré les mêmes problèmes ; ils vous raconteront tous la même histoire. Du coup, je ne crois pas que ma vision du business musical soit si cynique que ça. Elle est plutôt réaliste, en fait. Si on enlève les éléments surnaturels, « Des étoiles entrevues dans la pierre » est une autobiographie à peine déguisée. Les histoires de rock and roll qui m’intéressent ne racontent pas le quotidien des groupes qui finissent par connaître le succès. Je préfère ceux qui forment la base de l’armée du rock, la piétaille. Ceux qui vont d’un bled paumé à un autre bled paumé, qui cachetonnent comme ils peuvent, qui couchent avec des serveuses dépressives et qui doivent accepter un boulot de merde de temps en temps pour continuer à faire de la musique. Ce genre d’histoires, cette musique… c’est une partie de ma vie — miteuse, bruyante, définitivement pas à la mode, vers laquelle je me tourne de temps en temps et dont je rends compte par écrit.

C.C. : La figure du chanteur/musicien de rock raté est assez récurrente dans la littérature contemporaine. Certains écrivains l’ont utilisée brillamment (Lewis Shiner, par exemple). Cette figure a-t-elle pour vous une résonance particulière ?

Oui, j’imagine que oui. Le personnage de Mustaine, par exemple — dans « Louisiana Breakdown » — en est un. C’est une version plus jeune de moi. Mais j’en ai fini avec ce type, aujourd’hui.

C.C. : Autant la Louisiane semble vous fasciner, autant l’escapade de Jocundra et de ses petits camarade en Floride est l’occasion de porter au détour d’une page un regard assez féroce sur la société américaine. Il y a notamment un passage dans lequel vous égratignez quelque peu l’American way of life. Quelle est votre vision de l’Amérique d’aujourd’hui ?

Oh, nous sommes niqués. En lâchant la bride aux politiciens, on a laissé le gouvernement se faire contrôler par différents groupes d’intérêts financiers, et je doute fort qu’on en reprenne un jour le contrôle. Il faudrait une révolution pour ça, et le peuple américain a sans doute trop été anesthésié, trop zombifié par les mass medias pour se réveiller. Trop lobotomisé et centré sur lui-même pour accepter les sacrifices qu’entraînerait une révolution. À part une pandémie, l’apocalypse, une avancée technologique majeure ou un truc du même genre, on peut légitimement s’attendre à une aggravation de la situation — situation qui consiste en une classe inférieure de singes débiles gouvernés par une oligarchie de singes tout aussi débiles, mais beaucoup plus violents. Un pays où les gens sont apathiques, submergés par un déluge de divertissements idiots et d’opinions toutes faites entendues à la télé... et qui rigolent, qui se marrent bien, alors qu’on les dépouille peu à peu de leurs droits fondamentaux. Je sais que ça se passe comme ça un peu partout dans le monde, mais on peut dire que les États-Unis sont vraiment à la pointe, dans ce domaine.

C.C. : En dehors de ces quelques passages, vous vous montrez assez peu virulent vis-à-vis de votre pays. Il n’y a quasiment pas de référence au contexte social et politique. Au regard de votre engagement passé et actuel c’est un peu surprenant. Faut-il que les choses mûrissent encore un peu pour que vous vous exprimiez plus ouvertement sur ce qui se passe aux États-Unis dans vos récits de fiction ?

Eh bien, parmi mes livres récents, celui qui parle le plus des États-Unis n’a pas été publié en France ; ça fausse un peu votre question. En fait, je suis très préoccupé par la situation aux États-Unis et cette inquiétude transparaît dans tous mes textes, notamment dans ceux qui se déroulent en Amérique Latine. Mes deux prochains romans traiteront principalement des États-Unis. Rien de ce qui se passe dans le monde ne me fait plaisir, mais les États-Unis, c’est un peu mon pré carré, en quelque sorte. Je compte écrire sur la destruction de la classe moyenne, sur la différence chaque jour plus importante entre les super-riches et le reste de la population américaine... tout ça à partir d’un meurtre, sur l’île de Nantucket.

C.C. : Il nous est difficile d’éviter cette question. Comment voyez-vous l’élection d’Obama ? Pensez-vous que l’extrême-droite peut revenir ?

Il est évident que Barack Obama incarnait la seule alternative viable, mais je sais parfaitement que c’est un politicien comme les autres. Et je sais aussi qu’il fera comme tous les présidents que j’ai vu défiler : gouverner au centre, pour satisfaire le plus grand nombre. La constitution de son gouvernement (dont beaucoup de ministres ont déjà sévi sous Clinton) a révélé son vrai visage, et même avant son élection, ses conseillers ont essayé de revenir sur ses promesses de campagne. Il a été confronté à de nombreux problèmes et oui, c’est vrai, il a tenu certaines de ses promesses, mais pas les plus importantes — et il a déjà perdu beaucoup de son capital politique. Il continue à dire des choses justes, mais j’ignore s’il est sincère. Nous n’avons pas d’autre choix que d’espérer, mais compte tenu de la façon dont il s’est fait dépasser sur la question de la couverture maladie… l’espoir s’amenuise. Quant à l’extrême-droite, elle n’a jamais disparu. Elle a fait un pas de côté, mais la voilà qui revient. Lors de la prochaine élection, il faudra à nouveau compter avec elle. Ses représentants seront très présents, très compétitifs. Aux États-Unis, la gauche dort depuis plus de cinquante ans. Ils ont réussi à placer leur poulain, ils se sont auto-congratulés avant de se rendormir, laissant la droite renforcer son emprise.

C.C. : Vous avez récemment publié With Christmas in Honduras, un essai. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Eh bien non, raté, le livre n’a pas été publié. L’éditeur s’est fait racheter par une plus grosse boîte et j’envisage désormais de transformer le livre en quelque chose de beaucoup plus exhaustif. Pour l’instant, c’est à la fois un texte sur ce que j’ai pu voir en Amérique Latine, et une biographie de Lee Christmas : un conducteur de train américain — à la fin du dix-neuvième siècle — qui bousille un train en Louisiane et décampe au Honduras pour échapper à la justice. Là-bas, il s’engage aux côtés des révolutionnaires qui finissent par prendre le pouvoir et le nomment général. Plus tard, Christmas s’acoquine avec les fondateurs de la United Fruit Company — il impose la société par la force et contribue à étendre son emprise dans la région. Je vais sans doute rallonger ce livre, maintenant. En faire quelque chose de plus vaste.

C.C. : Vous avez également annoncé la parution prochaine d’un recueil sur le Dragon Griaule.

Je compte en effet rassembler toutes les nouvelles de la série en un seul volume — et y ajouter deux nouveaux textes. J’espère que ça conclura correctement l’ensemble.

C.C. : D’autres projets en cours ?

Eh bien, comme mentionné plus haut, je travaille sur un court roman, un space opera situé dans un futur lointain, The 93rd immaculate. J’ai aussi le recueil sur Griaule dans les tuyaux. Et cet été, j’entamerai un nouveau roman. Je ne sais pas encore quelles idées j’y développerai. Peut-être un roman policier, avec un mystère, une enquête, intitulé A startled outcry. Ainsi qu’un autre roman, quasi-SF, The End of life as we know it.


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