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Dès son premier roman, MAUMÉJEAN s’approprie un personnage "historique", le célèbre Elephant Man. Dans Les Mémoires de l’Homme-Éléphant, l’handicapé souffreteux mis en scène par David LYNCH en 1980 devient ici un enquêteur aux intuitions géniales : depuis sa chambre d’hôpital, dans le Londres glauque des années 1890, Joseph Merrick résoud les énigmes les plus complexes par simples déductions.[1] Les Mémoires de l’Homme-Éléphant sont reparues sept ans plus tard, en 2007, sous une forme revue et augmentée, sous le titre Ganesha aux éditions Mnémos.

Les mémoires imaginaires de Joseph Merrick, l’Elephant Man qui vécut à Londres au XIXème siècle.
Il s’agit ici de la ré-réédition retravaillée des Mémoires de l’homme-éléphant parues en 2000 au Masque, et récompensé par le Prix Gérardmer / Fantastic’Arts 2000 du roman fantastique. Le roman est assorti de quatre illustrations qu’on ne manquera pas de regarder soigneusement...
Babylone, an 585 avant notre ère. Sarban, fils de Dagan, vit une enfance paisible dans la ferme familiale jusqu’au jour où un accusateur de passage remarque son intelligence et décide de lui faire poursuivre des études à Babylone.
Un thriller à Babylone qui n’a rien à envier aux classiques du genre.
Je pensais être définitivement rassasié par ma dernière lecture d’un texte de la collection novella SF [ « Führer prime time » de Johan HELIOT pour mémoire]. Non on ne m’y reprendrait plus, m’étais-je fait la promesse mille fois de suite.
Mais voilà que sur l’étal du libraire du coin, l’inénarrable visuel de la collection est venu m’irriter le regard comme une persistance rétinienne malvenue. Evidemment un texte de Xavier MAUMEJEAN, auteur dont je suis boulimique de la prose savoureuse, ne pouvait pas rester longtemps inaperçu. Aussi ai-je cédé à la compulsion du moment. A l’instar de la [bonne] chair, l’esprit peut se révéler faible.
Délaissant Lord Kraven, dont les aventures effrénées ont défrayé un temps la chronique des éditions Mnémos, Xavier MAUMEJEAN nous propose avec La vénus anatomique, un nouveau roman qui n’est pas ce qu’il paraît être et se trouve être, ce qu’il n’est pas finalement. Pour les acharnés des littératures de l’imaginaire, tendance francophone, faction uchronique, une première version plus courte de ce texte est parue dans l’anthologie sur l’uchronie présentée par André-François RUAUD, Passés recomposés.
A LIRE AUSSI :
> L'interview - Xavier MAUMEJEAN : "Ganesha est le dieu des écrivains" [octobre 2007]
Mr.C