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Haruki MURAKAMI, auteur célèbre au Japon, et candidat sérieux au prix Nobel de littérature, écrit à la frange du fantastique des récits empreints d’humour et de mélancolie, dont on sort étrangement étranger à soi-même. Grand explorateur du monde des rêves, MURAKAMI sait être cruel - et pourtant son oeuvre possède une grâce indescriptible.


MURAKAMI a été élevé à Kobe, une ville portuaire déjà sous influence occidentale à l’époque. Les romans américains de Raymond CARVER, Raymond CHANDLER et de Scott FIZTGERALD abreuvent son imagination de jeune adulte - il s’en souviendra plus tard en écrivant.

Inscrit à l’Université Waseda [où il étudie le théâtre et le Grec], il participe pleinement aux envie de libération morale et politique de 1968 [au Japon aussi les étudiants sont dans la rue, et la Guerre du Vietnam, toute proche, exacerbe les antagonismes]. Tout cela retombe comme un soufflet avec le premier choc pétrolier.

En 1974, il ouvre un petit bar de jazz qu’il va tenir pendant 7 ans. En 1978, alors qu’il assiste à un match de base-ball au stade Jingu, il prend conscience, au moment précis où le batteur américain Dave Hilton frappe la balle, qu’il est capable d’écrire un roman.

Son premier roman, Ecoute la chanson du vent, sort l’année suivante et décroche le prix Gunzou. Premier d’une trilogie, il est suivi du Flipper de 1973 [1980] et de La Chasse au mouton sauvage [1982]. Le succès est immédiat.

Ces trois premiers romans définissent déjà le style de MURAKAMI. Un style pour lequel les Japonais utilisent l’expression mono no aware, [traduction française : « la poignante mélancolie des choses »], une expression datant de la période de Heian pour désigner par exemple « la vue des feuilles qui tombent en silence ou d’une personne chère qui disparaît au détour d’un chemin »... un sentiment de néant mélancolique, qui correspond donc à une tradition de la poésie classique japonaise.

Chez MURAKAMI, les histoires d’amours finissent mal, les animaux sont porteurs de symboles indéchiffrables, et Dieu à un numéro de téléphone. Le quotidien est rendu de façon hyperréaliste et dessine les détails urbains et ménagers d’existences vide de sens. Mais dans le même temps, l’instant le plus banal contient l’éternité... on rejoint là l’esprit des haïkus.

Et puis, fatalement, passe une jeune fille aux jupes légères, ou un chat qu’on pensait disparu, et tout bascule dans une quête onirique aux limites de la SF du fantastique, semée de codes qui nous échappent. Parmi ses influences, MURAKAMI cite régulièrement l’auteur de SF décalée Kurt VONNEGUT.

MURAKAMI est également traducteur : on lui doit les traductions japonaises d’auteurs américains classiques comme Scott FITZGERALD, Raymond CARVER ou John IRVING. Il ne faut pas le confondre avec un autre auteur japonais qui mérite l’intérêt, Ryu MURAKAMI, qui écrit des choses beaucoup plus trash.

LE JAZZ ET LA COURSE PIED

MURAKAMI est un auteur extrêmement populaire au Japon. Pour preuve les deux millions d’exemplaires vendus pour sa Ballade de l’impossible, chronique nostalgique de la vie de six étudiants dans le Japon des années 60-70, en 1985. Mais par esprit d’indépendance, certains disent par anti-conformisme, il s’est exilé en Grèce, en Italie puis installé aux Etats-Unis, en 1991, où il a enseigné la littérature japonaise à l’Université de Princeton.

En 1995, après le tremblements de terre de Kobé, sa ville natale, il revient vivre au Japon, signant son retour par un recueil de nouvelles baptisé Après le tremblement de terre. Le séisme n’y est évoqué que de façon très allusive, mais marque de son onde de choc chaque destinée.

On peut ajouter, à propos de MURAKAMI qu’à 53 ans il s’impose une vie spartiate, pratique la natation et la course à pied tous les jours [il a participé à plusieurs marathons], se lève à 4H le matin et ne se couche jamais après 21H. le soir. Il vit à Oisi, près de Tokyo, avec sa femme, Yoko.

Il demeure un passionné de jazz, propriétaire une collection de 40 000 disques et habitué à semer au fil de ses romans des titres de Miles DAVIS ou Duke ELLINGTON [les fans ont recensé plus de cinquante références précises.]
Enfin il n’a jamais nié qu’il aimait, comme ses personnages, regarder les matchs de base-ball à la télévision en buvant de la bière.


« Quelle que soit notre vérité, la tristesse d’avoir perdu quelqu’un qu’on aime est inconsolable. La vérité, la sincérité, la force, la douceur, rien ne peut calmer la douleur, et, en allant au bout de cette souffrance, on apprend quelque chose qui ne nous est d’aucune utilité pour la prochaine vague de tristesse qui nous surprendra. » [Haruki MURAKAMI, "La Ballade de l’impossible"]


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


- La Trilogie du Rat

  • Ecoute Le Chant du Vent [1979]
  • Le Flipper de 1973 [1980]
  • La Course au Mouton Sauvage [1982]
  • Danse, danse, danse [1988]

Ce serait bien de MURAKAMI de construire une trilogie en quatre volumes... mais en réalité le quatrième roman s’est ajouté sur le tard à cette trilogie autobiographique dans laquelle l’auteur met en scène les désillusions de son adolescence puis de la maturité.

Ecoute Le Chant du Vent et Pinball 1973 racontent avec nostalgie l’été 1979 et les débuts de la trentaine de Murakami et de son ami Nezumi [Le Rat].

La Course au mouton sauvage, l’un de ses romans les plus connus, est une quête sans fin qui commence par une lettre de Nezumi et qui rebondit étrangement avec Danse, danse, danse...

  • La Fin des temps [1985]

    Il a a cet informaticien embarqué dans la quête terrifiante d’un savant kidnappé dans les sous-sols obscurs d’un immeuble. . Parallèlement il y a cet homme prisonnier d’une ville fantôme aux murs épais, peuplée de licornes au pelage doré. Les deux intrigues n’en font qu’une, finallement.

    L’un des plus beaux romans de MURAKAMI, à la frontière du rêve, du mythe et de la réalité... D’une grande poésie et d’une invention totalement imprévisible.
  • L’Elephant s’évapore [1993]

    Un étrange nain danse et propose des pactes sournois, des petits hommes s’échappent de la télévision, un homme perd totalement le sommeil, une ménagère désoeuvrée combat un monstre vert particulièrement retort, un couple improvise un casse dans un fast-food, et des souvenirs, des souvenirs qui blessent... et aussi un éléphant s’évapore...

    Ces dix-sept nouvelles sont sans doute la meilleure porte d’entrée possible dans l’univers de Haruki MURAKAMI : tout ce qui rend son oeuvre indéfinissablement puissante et conduit à contempler le vide de l’existence avec une certaine zénitude se trouve là en quelques textes courts et bancals...
  • La Ballade de l’impossible [1985]
  • Chroniques de l’oiseau à ressort [1994]
  • Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil [1995]
  • Les amants du Spoutnik [1999]
  • Kafka sur le rivage [2002]

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« Kafka sur le rivage » de Haruki MURAKAMI

[« Umibe No Kafuka », 2003]

Un jeune ado se choisit le prénom de Kafka puis fugue, pour tenter d’éviter la réalisation d’une sinistre prédiction de son père. Il échoue dans une étrange bibliothèque.
Un vieil homme qui n’a plus toute sa tête mais qui sait parler aux chats, entame un voyage dont la nécessité lui échappe.
Entre les deux, une chanson mélancolique, Kafka sur le rivage, qu’une jeune femme composa après avoir perdu l’amour de sa vie.

Un voyage au pays où les souvenirs prennent chair.

 

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« Après le tremblement de terre » de Haruki MURAKAMI

Les amateurs de séismes, inondations, incendies, éruptions volcaniques et autres catastrophes en tous genres se frotteraient sans doute déjà les mains à l’idée de lire un roman au titre aussi évocateur, mais il risqueraient de connaître une cruelle désillusion, car de sang, de larmes et d’exploits héroïques, il n’en est ici pas question. Enfin, pas au sens où on pourrait l’entendre habituellement pour ce type de littérature.

 

Mr.C