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De son vrai nom Arthur Llewelyn JONES-MACHEN, il est l’un des grands noms britanniques de l’horreur gothique. H.-P. LOVECRAFT voyait en lui l’une de ses influences majeures.


Fils d’un prêtre anglican, Arthur Machen est né et a grandi dans les paysages du Pays de Galles, qui influenceront durablement son œuvre. Après avoir reçu une bonne éducation classique, il échoue à l’entrée de l’école de médecine londonienne et, sans le sou, survit en écrivant dans une gazette locale ou en donnant des cours particuliers.

Employé d’un libraire, il découvre les écrits de Nicolas Flamel... de là naît sa passion pour l’alchimie et l’occultisme. Il commence à écrire, d’abord des poésies, puis se lance dans quelques traductions qui feront date [L’Heptaméron de Maguerite De Navarre, les Mémoires de Casanova].
Il publie un Catalogue occultiste en 1885 [ce qui le mènera plus tard à adhérer à une société secrète londonienne, la Golden Dawn] et en 1887, il épouse Amy Hogg, une professeur de musique qui compte beaucoup d’amis dans les milieux littéraires de Londres. Parallèlement, quelques héritages lui permettent de consacrer davantage de temps à l’écriture.

En 1894, il publie son premier roman, Le Grand Dieu Pan, qui fait sensation par son contenu audacieux pour l’époque (scènes d’horreur, évocations de la rencontre intime entre une jeune femme et le dieu de la nature, Pan...). Le livre est interdit dans certaines bibliothèques... mais remporte un franc succès.

Avec Les Trois imposteurs [1895], recueil d’une douzaine de nouvelles connectées entre elles, Machen pose les bases de son univers : d’anciennes puissances démoniaques demeurent cachées dans les campagnes, servies par des peuples oubliés, près de sinistres vestiges romains, dans les quartiers sombres de Londres ou en des bois noirs que les voyageurs évitent. Le peuple des créatures cachées y célèbre des fêtes païennes qui n’excluent pas les sacrifices humains... et ceux qui s’intéressent de trop près à ces rituels, ou aux objets maudits qui s’y rapportent, connaissent des destins horrifiques...

Si ces quelques lignes vous évoquent H.P. Lovecraft, ce n’est que justice : le solitaire de Providence avouait une grande admiration pour les récits d’Arthur Machen et certains de ses textes font explicitement référence aux personnages ou aux titres de ses nouvelles. L’histoire du cachet noir (in Les Trois imposteurs et dans le recueil La Pyramide de Feu aux Editions FMR / Panama) a servi de modèle à Lovecraft pour certains de ses textes les plus célèbres, comme L’appel de Cthulhu et L’horreur de Dunwich et l’influence de Machen fut déterminante dans l’édification du Mythe de Cthulhu.

En 1899, Amy est emportée par le cancer, Arthur Machen ne s’en remet pas. Il lâche quelques temps la plume, et se reconvertit à la comédie : il fait l’acteur dans une troupe de théâtre itinérante.
Il continue d’écrire, signant en particulier des essais à propos de la littérature, de la civilisation celte et de la légende du Saint Graal, qui le fascine.

En 1907, dans La Colline des rêves, il raconte comment un jeune auteur misérable, qui tente d’écrire à Londres son chef-d’œuvre, est hanté par le souvenir d’une vision d’enfance - un récit quasi autobiographique qui passe presque inaperçu à sa parution.

Revenu au journalisme à plein temps pour le London Evening News, père de deux enfants après un nouveau mariage, Machen renoue avec le succès en 1914, au début de la Première Guerre Mondiale, avec plusieurs romans - en particulier Les Archers (The Bowmen) où ils mobilisent les fantômes des archers de la bataille d’Azincourt pour secourir... les troupes britanniques.

La gloire et la fortune lui permettent d’aménager dans une demeure superbe à Saint John’s Wood. Il finira pourtant ses jours dans une relative modestie, n’ayant plus connu de grand succès publics par la suite, poursuivi par sa réputation d’auteur maudit.

Arthur Machen fait aujourd’hui figure d’écrivain phare du renouveau de la littérature d’horreur à l’époque victorienne, comme ses contemporains Robert Louis Stevenson ou Bram Strocker.
Il a marqué de son influence les auteurs des pulps américains des années 1920, H.P. Lovecraft et, plus près de nous, des maîtres de l’horreur comme Graham Joyce ou Peter Straub dont le roman Ghost Story fut directement influencé par Le Grand Dieu Pan.


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE

  • « Le Grand Dieu Pan » [1894]
  • « Les Trois Imposteurs ou les Transmutations » [1897]
  • « La Colline des rêves » [1904]
  • « Les Archers » [1914]

Le recueil La Pyramide de feu publié en février 2007 [FMR / Panama dans la Bibliothèque de Babel] rassemble, outre la nouvelle éponyme, deux des textes les plus marquants de Machen, « Histoire du cachet noir » et « Histoire de la poudre blanche »


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La pyramide de feu d’Arthur Machen

[The Shining Pyramid, 1895]

Le cinquième volume de la Bibliothèque de Babel de Jorge Luis Borges réédité par FMR / Panama est consacré à un grand maître du fantastique victorien, Arthur Machen, dont l’œuvre impressionna durablement ses contemporains et enfanta quelques rejetons littéraires plus célèbres que lui, en particulier H.P. Lovecraft.

 

Mr.C