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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

Le Livre de Poche a racheté les droits de l’intégralité des oeuvres de Stephen KING [hormis "La Tour Sombre", trop clairement estampillée SF], les rééditions se succèdent.
Ce mois-ci, c’est au tour de "Marche ou crève", un roman peu connu qui mérite l’attention, ne serait-ce que parce qu’il constitue une bonne porte d’entrée dans l’univers de KING à ceux qui seraient rebutés par le fantastique ou l’horreur qui parsèment habituellement ses romans, pourtant tout aussi engagés que celui-ci.
« Marche ou crève » relate le déroulement d’une émission de télévision très populaire, « La longue marche », dont le principe est de mettre 100 adolescents sur une ligne de départ, de les faire courir et de shooter un à un ceux qui descendent en dessous d’une vitesse limite. Et évidemment, l’émission s’arrête quand il n’en reste plus qu’un.
En prenant comme focus, un des participants et en décrivant les événements et les relations entre les adolescents de manière à la fois très simple et très juste, KING déroule sans concessions et sans morale un récit froid, dur ; noir.
Pendant à la critique sociale de l’éducation de « Rage » [roman datant de 1977 où un adolescent dégomme son prof et prend sa classe en otage], « Marche ou crève », écrit en 1979, continue l’état des lieux de KING sur le sort réservé aux enfants dans un système éducatif et social centré sur la compétition, l’élitisme et la mise au pilori des anormaux. Il en profite pour extrapoler la folie du grand n’importe quoi qui entoura les jeux télévisés à cette époque, anticipant ainsi les émissions de télé-réalité dégradantes et affligeantes qui font les belles soirées de notre beau monde.
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Un grand roman dystopique sur les dérives de notre société. Malheureusement quand on voit l’état actuel des choses, les prévisions de KING sont presque déjà dépassées. |
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