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L’empire galactique des Shaas, vieux de 12 000 ans, va bientôt prendre fin avec le suicide annoncé du dernier représentant de cette espèce. Ils ont conquis une douzaine d’espèce, dont les Humains, et ont forgés une paix globale en s’appuyant sur leur tout puissant code social, le Praxis.
Celui-ci impose un statu quo sur l’avancement scientifique, une hiérarchie stricte et rigide et des punitions brutales et disproportionnées à tous ceux qui enfreignent ce code. La devise en est simple : "Tout ce qui est important est connu."
Au début du récit, WILLIAMS explique que les Shaas n’ont pas seulement prohibé la désobéissance, mais aussi la nanotechnologie, l’intelligence artificielle, la cybernétique ainsi que le génie génétique. Bien sur, chacune de ces avancées technologiques auraient permis au races esclaves de contredire le pouvoir des Shaas, mais cela permet, également, à l’auteur de dépeindre un environnement proche de celui de Star Wars ou de Buck Rogers. A la nuance près que dans cette histoire WILLIAMS s’efforce de donner une grande dose de réalisme.
« La mélancolie des immortels » commence donc au moment ou le dernier Shaa, Anticipation de la victoire, annonce son suicide prochain.
Le lieutenant Gareth Martinez, bien placé dans la hiérarchie militaire, ne rêve que de promotion et de belles filles. Caroline Sula tente d’oublier son passé en se plongeant corps et âme dans ces études à l’académie militaire. Leurs chemins se croiseront rapidement au détour du sauvetage d’un vaisseau de compétition, pour ce séparer au début de l’insurrection des Naxids. La première espèce a avoir été conquise par les Shaas va, bien sur, vouloir reprendre le pouvoir sur les autres.
L’intérêt de ce livre n’est pas tant dans l’histoire en tant que tel. Il s’agit en effet d’une sorte de mise en place du décors pour les épisodes à venir. Reste que WILLIAMS est particulièrement doué pour captiver son lecteur et l’emmener dans des endroits auxquels on ne s’attend pas. Le traitement du personnage de Caroline Sula, par exemple, est une vrai merveille. Au fil du livre, on découvre la raison des réactions du personnage au début du roman. Et même si les transitions sont un peu rude, étant donné la différence de traitement et de décors entre l’histoire principale et les flash-back, rien n’est superflu.
L’humour et l’ironie sont également très présent tout au long du récit. La description de l’équipage du vaisseau Corona, composé pour moitié de joueurs de foot en est une parfaite illustration. Le capitaine du vaisseau, tel un directeur d’université états-unien, sélectionne son équipage en fonction de leur aptitude au football, et non au regard de leur efficacité à leur poste de travail.
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Il est possible, également, de faire quelques rapprochements avec les premiers livres de l’auteur. L’histoire de Caroline Sula et sa dépendance à l’alcool et aux drogues n’est pas sans rappeler, par certains coté, l’atmosphère de "Cablé". Tout comme les décors et les règles sociales de type vielle Angleterre font penser à "Aristoï". Mais WILLIAMS ne nous sert pas du réchauffé, et même s’il ne s’agit pas de son meilleur travail [comme "Cablé" ou "Plasma"], il réussi, néanmoins, sans mal à nous mettre l’eau a la bouche dans l’attente du prochain tome de la série. |
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