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Par Daylon
Je suis un fan de BALLARD. De base. J’aimerai être capable d’expliquer à quel point « The Atrocity Exhibition » m’a retourné comme une crêpe ; bouleversé, traumatisé, écrasé. Ce bouquin est peut-être l’un des [le] chef d’œuvre du XXè siècle. La compilation absolue de ce que l’Homme a créé. Et cette œuvre, nous n’avons pu la lire en français que grâce aux efforts d’un éditeur : Tristam.
Et, aujourd’hui, Tristam persiste et signe en sortant un recueil d’articles publié par BALLARD dans différentes revues, sur les 30 dernières années. Ah, oui ; mais le problème, c’est que ce n’est pas forcément une bonne idée.
BALLARD : on dit un peu tout et n’importe quoi, sur cet auteur. En général, les idioties racontées évoluent au grès de la mode [je vous redonnerai bien un peu de « Vermillion Sands », pour l’hivers ?]. Je vais éviter de vous écrire un petit précis du BALLARD mondain ; mais à mon avis, pour bien se la jouer, il faut dire : que le BALLARD-sf est poétique, que « Vermillion » est une tuerie ; bien se toucher sur la réédition de "IGH" [okay : celui là, je l’ai pas encore lu] ; que « Crash » [version soupe populaire d’un texte de « The Atrocity Exhibition », doit-on le rappeler ? Lisez plutôt l’original, vous me ferez plaisir] est un chef-d’œuvre subversif [bah tiens] ; que dernièrement, BALLARD n’écrit plus que des fictions de bourgeois ennuyés [si, si. Je l’ai encore vu récemment sur le net, ça].
À propos : doit-on aussi redire que le point central de « Millenium People » était sa thèse de la « violence sans but, aléatoire » [tiens, j’ai cru voir ça au JT, récemment] ? Bref.
Sur BALLARD, on raconte tous [un peu] que des conneries. De facto, tout le monde va encore procéder à une masturbation commune dans un rassemblement fraternel absolu, sous un soleil de midi, à l’idée de la sortie de « Millénaire, mode d’emploi ». J’en ai déjà la larme à l’œil. De tristesse.
Il n’empêche que « Millénaire, mode d’emploi » et totalement dispensable. Non représentatif, généralement traité avec une subjectivité devant ma pauvre chronique ici-présente aurait à pâlir : des clichés puants sur le medium vidéoludique, des assertions douteuses à propos de tel ou tel artiste [on en vient à regretter de ne pas avoir la matière originale sous les yeux, pour comparer], des obsessions ballardiennes [je vous assure que c’est plus drôle dans ses fictions que lorsqu’il en parle dans un article]. Bref.
On s’ennuie ferme, pour ne pas dire autre chose ; le recueil ne possède strictement aucun intérêt et PIRE [enfin, à mes yeux ; mais j’ai parfois l’impression d’être tout seul à pester sur ce genre de détail] : le packaging est naze, fragile ; laid. Lorsqu’on compare à la qualité de l’autre BALLARD [je vous remet encore le titre, ou ça ira ?] chez Tristam, ça la fout mal. Le coup du cartonnage papier-toilette couvert d’un film de plastique, quelque soit l’éditeur, ce n’est jamais heureux.
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Voilà. Donc, « Millénaire, mode d’emploi » : ne le lisez pas. Malgré tout, je suis un mec sympa [mais si] et je vous file un article type de BALLARD [les ¾ du recueil viennent aussi du Guardian]. Et en plus, c’est gratuit. Économisez. Un peu. |
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A LIRE AUSSI :
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