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D'AUTRES AUTEURS


Auteur primordial, Edgar Allan POE a exercé une influence décisive sur les littératures fantastique et policière. On peut presque le considérer comme le créateur de ces deux genres, tant il en a posé les bases, les personnages et les ressorts.

A l’issue d’une vie courte et peu heureuse, qui lui avait apporté le succès mais jamais le bonheur, il a été traduit en français par des poètes comme BAUDELAIRE et MALLARME.


Le jeune Edgar est très tôt orphelin : ses parents, des acteurs sans le sou, ont disparus tous les deux avant qu’il ait 6 ans. Le garçon est confié à la famille d’un négociant de tabac, M. ALLAN, à qui il doit son deuxième prénom.

Il passe son enfance dans la vieille Angleterre, en Ecosse puis à Londres, avant de rentrer aux Etats-Unis, en 1820, où les ALLAN s’établissent à Richmond.

POE est un élève brillant, dans les écoles privées comme à l’Université de Virginie ; il se montre aussi doué en sport qu’en langues [français, latin, espagnol, italien]. Mais il contracte des dettes de jeu, et son père refuse de l’aider à rembourser d’où une brouille tenace.

Une oeuvre prolifique

En âge de travailler, Edgar refuse d’être employé dans le négoce paternel. Il part pour Boston, devient poète [il a publié à compte d’auteur le recueil "Tamerlane and Others poems"] et acteur. En 1827, il s’engage dans l’armée.

En février 1829, Mme ALLAN, sa mère adoptive meurt, alors qu’il est encore sous les drapeaux. Il en est très affecté et se réconcilie provisoirement avec son père. En 1830, il réussit à publier un poème religieux, "Al Aaraaf", sous son vrai nom et réussi à être admis à West Point. Seulement au bout d’un an, il est expulsé par la cour martiale pour "graves négligences" et "indiscipline".

A partir de 1831, sans argent, POE vit quelques temps chez sa tante, Maria CLEMM, à Baltimore. Il y échappe à l’épidémie de choléra [dont on retrouvera le souvenir dans "Le Roi Peste" et "Le Masque de la mort rouge"]. Ses publications sont régulières : on y compte notamment "Metzengerstein", "Le Duc de l’omelette" ou "Un événement à Jérusalem" dans le Philidelphia Saturday Courrier et obtient le premier prix d’un concours de poésie avec "Manuscrit trouvé dans une bouteille".

Son père adoptif, John ALLAN, meurt en 1834, sans lui laisser le moindre sou. L’année suivante, POE revient à Richmond et commence à travailler comme critique dans un journal local, The Southern Literary Messenger. il y publie aussi quelques contes.

Une épouse de 14 ans

POE se marie en 1836 avec sa cousine Virginia qui n’a pas encore 14 ans. Puis, il quitte le Messenger, dont le propriétaire le trouve trop porté sur la boisson. Il faut reconnaître que, si POE continue d’écrire contes et poèmes, il commence à abuser de l’alcool pour apaiser ses angoisses et libérer son imagination.

Ses récits écrits à la première personne, émaillés de nombreux détails et de dates précises passent souvent pour authentiques auprès des lecteurs. A cette époque paraissent "Les Aventures d’Arthur Gordon Pym", "Ligeia", "La chute de la maison Usher"...

En 1841, il entre au comité de rédaction de Graham’s Magazine auquel il donne une impulsion nouvelle : la revue passe de 5500 à 25000 abonnés. Il y fait paraître certains récits célèbres comme "Double Assassinat dans la rue Morgue" dans lequel il crée le personnage de Dupin, le détective infaillible aux raisonnements froudroyants, qui inspirera des générations d’auteurs, dont Sir Arthur Conan DOYLE pour Sherlock HOLMES.

"Le Corbeau"

POE continue d’écrire et de s’enivrer dans les tavernes. Malgrè le succès de la revue, sa situation financière ne s’améliore guère. En 1843, il se rend à Washington pour tenter de réunir des fonds et lancer sa propre revue. Mais il échoue dans ses démarches et finit par tromper sa déprime dans l’alcool. Heureusement, l’inspiration est toujours là : "Le Scarabée d’or" connaît un grand succès, tout comme "Le chat noir" ou "Le Corbeau" ["Raven"] qui établissent sa réputation dans le pays et jusqu’en en Angleterre. En 1845, dans "La lettre volée", il met en scène le préféet de police Gisquet dans un conte qui annonce, encore une fois, le roman policier. Il devient, cette même année, propriétaire de son propre journal à New-York, le Broadway Journal, mais cela ne dure que quelques mois.

Sa femme Virginia soufre de la tuberculose depuis plus d’un an, mais il noue quelques liaisons platoniques avec des admiratrices, en particulier avec Frances OSGOOD, une poétesse qui mourra quatre ans plus tard de la tuberculose pulmonaire. Les contes qu’il écrit sont de plus en plus sombres. Virginia meurt à New-York en 1847.

L’alcool et l’écriture

POE continue à écrire, à faire des lectures de ses poèmes et des conférences. Sa santé s’altére, il boit de plus en plus, se drogue, sombre dans des crises de désespoir. Il fait une tentative ratée de suicide au poison en juin 1848. Après quelques dernières publications, on le trouve inanimé dans une rue de Baltimore, le 3 octobre 1849. Il meurt quatre jours plus tard sans avoir repris connaissance.


BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE

- "Histoires Extraordinaires", recueil qui contient notamment les textes suivants :

  • "Double assassinat dans la rue Morgue"
  • "La Lettre volée"
  • "Le Scarabée d’Or"
  • "Manuscrit trouvé dans une bouteille"
  • "Ligeia"

- "Nouvelles Histoires Extraordinaires", recueil qui contient notamment les textes suivants :

  • "La Chute de la Maison Usher"
  • "Le Masque de la Mort Rouge"
  • "Le Roi Peste Le Diable dans le beffroi"

- Les Aventures d’Arthur Gordon Pym ["The Narrative of Arthur Gordon Pym", 1837]

- Des poésies, à lire notamment : "Le Corbeau" ["The Raven", 1845]


Mr.C