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La bonne vieille Sf américaine des familles...
Né en Pennsylvanie, de parents d’origine danoise, Poul ANDERSON a grandit dans le Middle-West rural. Il est un élève doué et devient poursuit des études en physique à l’Université du Minnesota.
ANDERSON publie sa première histoire en 1947 [il a 20 ans] dans Astounding Science Stories. Il s’agit de "Tomorrow’s Children" ["Les enfants de demain] et c’est une collaboration avec F. N. Waldrop. Son premier texte écrit seul, "Logic", paraît la même année.
Son diplôme en poche, il s’installe à San Francisco quelques annés plus tard et devient l’un des auteurs majeurs des pulps des années 50 et 60, Galaxy ou (Astounding... En 1952, il publie son premier roman, un roman à destination des enfants, "The Vault of The Ages". Son premier roman de SF sera, en 1954, "Brain Wave".
ANDERSON a fait l’objet dans le fandom français des années 70 d’une sorte de répulsion due à ses idées politiques. Il faut dire qu’il a pris position en faveur de la guerre contre le Vietnam et que plusieurs de ses interviews laissaient découvrir un américain un peu réac.
ANDERSON méritait-il cet ostracisme ? Le débat est de peu d’intérêt quand on sait que de toutes façons, son oeuvre n’est pas réellement impérissable... Mais on y trouvera une diversité impressionnante de styles, allant de la fantasy la plus lyrique à la hard SF la mieux renseignée.
Pour la petite histoire, sa fille, Astrid, est l’épouse d’un autre auteur de SF, Greg BEAR.
"Barrière mentale" ["Brain Waves", 1954]
"La Patrouille du Temps" ["Guardians of Time", 1960]
"Les Croisés du cosmos" ["The High Crusade", 1960]
"Trois coeurs, Trois Lions" ["Three Harts and Three Lions", 1961]
"Tempête d’une nuit d’été" ["Midsummer Tempest", 1974]
La série du Roi d’Ys

Après avoir été annoncé et repoussé à plusieurs reprises, Orphée aux étoiles, l’ouvrage que Jean-Daniel BREQUE consacre à l’auteur états-unien Poul ANDERSON, est enfin disponible en librairie. Pour ceux qui n’ont pas accompli ce geste militant qui consiste à souscrire pour lire [1], l’heure est désormais venue de [re]découvrir un auteur qui, à l’instar de Robert HEINLEIN [2], a souffert d’un ostracisme tenace dans nos contrées.
Manse Everard est engagé auprès d’une entreprise comme ingénieur.
Officiellement.
Officieusement, il est engagé par la plus incroyable entreprise qu’il ait connue : celle-ci est spécialisée dans le voyage dans le temps. Et son travail va consister à faire partie de la patrouille du temps : vérifier qu’aucun voyageur du temps mal intentionné n’est allé perturber le passé...
Oyez...oyez ! Le deuxième volet de « La patrouille du temps » est désormais disponible dans toutes les librairies de France et de Navarre. Louez soit le nom du Bélial qui l’a édité. Loué soit celui de Jean-Daniel BREQUE, le traducteur émérite et passionné [sa légendaire modestie dû-t-elle en souffrir] de ce tome entièrement inédit ; en attendant avec impatience la parution de son essai [courant novembre aux Moutons électriques] consacré à l’auteur.
Poul ANDERSON est un de ces auteurs américains bien plus célèbres aux Etats-Unis qu’en France, en raison d’opinions réactionnaires qui lui ont nui auprès du milieu francophone.
Auteur emblématique de l’« Age d’or » de la SF avec des titres comme « La Patrouille du temps » ou les « Croisés du Cosmos », il s’est aussi essayé à la fantasy avec « La saga de Hrolf Kraki ». Considéré comme son magnum opus dans le domaine, sa tétralogie du « Roi d’Ys » est en cours de publication, près de vingt ans après sa parution aux Etats-Unis.
Après « Roma mater », le cycle se poursuit avec la parution du deuxième tome intitulé « Les neuf sorcières ». Datant de 1987, le roman écrit par Poul Anderson et son épouse Karen mérite-t-il qu’on s’y attarde ?
Les lecteurs chenus, au front buriné par l’âge, se rappellent sans aucun doute les récits aventureux et teintés de Fantasy, quand ce n’était pas, tout bonnement, du space opera, de l’auteur états-unien Poul ANDERSON. Petite séance de rappel donc, avec Le Bélial qui nous propose après les rééditions de « La saga de Hrolf Kraki » et de « La patrouille du temps », celle de « Trois cœurs, trois lions », roman rattaché à un cycle informel que Jacques Goimard prénomma jadis : les Univers-Livres.
Les mythes et légendes celtes sont des valeurs sûres en Fantasy. Délaissant la Geste arthurienne, le premier volet de la série « Le roi d’Ys » aborde le territoire légendaire du mythe d’Ys.
Voici donc un petit exercice d’écriture à quatre mains qui date un peu puisque remontant à 1986-1988. Attention, c’est une série de quatre tomes qui s’amorce ici dans le domaine bien balisé de la Fantasy historique.
1345, les troupes de monseigneur Roger de Tourneville se regroupent dans la petite ville d’Ansby afin de partir guerroyer contre les Français. Quand un vaisseau spatial vient se poser aux abords de la ville, le gros de la troupe s’empresse d’aller voir le phénomène. Et lorsqu’un petit humanoïde bleu sort de l’appareil et désintègre un homme de troupe, c’est toute l’armée de Sir Roger qui se lance à l’attaque du vaisseau. Au terme de l’assaut, un seul démon bleu sera épargné.
Mr.C