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Les romans de Tim POWERS naissent à la frontière entre la Science-Fiction et le fantastique voire l’horreur.
Les intrigues sont souvent centrées autour de faits historiques, et il s’amuse souvent à mettre en scène des personnages ayant existé, les plaçant dans ses fictions, aux côtés de personnages pittoresques, souvent mythiques, parfois grotesques.

Né sur la Côte Ouest, Tim Powers a passé son enfance en Californie, où ses parents ont aménagé en 1959. Étudiant en littérature anglaise, il s’est lié d’amitié, à l’université avec James P. Blaylock et K.W. Jeter, deux autres futurs auteurs de SF desquels il est resté proche - et qui sont souvent ses partenaires d’écriture.
Avec ses deux compères, il fait partie des pionniers du mouvement steampunk, tendance de la SF anglo-saxonne à mêler l’Angleterre victorienneà la science-fiction. Powers connu d’ailleurs le succès public avec Les voies d’Anubis (1983), histoire d’un voyage dans le temps en 1810 qui bascule dans une course-poursuite carnavalesque entre un professeur de lettres des années 80, de fantasques gitans de l’époque victorienne et les magiciens de l’Égypte antique...
C’est également avec Blaylock que Tim Powers crée, dans les années 70, le personnage de William Ashbless, poète du XIXème siècle complètement fictif dont ils écrirent ensemble les poèmes en vers libres qu’ils vendirent avec succès à la presse. Powers et Blaylock sont allés jusqu’à lui inventer une fausse signature et à mettre en scène le personnage dans certains de leurs romans.
Powers fut également un ami intime de Philip K. Dick, qui créera sur son modèle le personnage de David dans l’un de ses derniers romans, SIVA.
Tim Powers a remporté deux fois le Philip K. Dick Memorial Award. L’un de ses derniers romans traduits en France, Les Puissances de l’Invisible et A deux pas du néant, sont d’excellents romans d’espionnage sur fond de surnaturel.

Dans la lignée des Puissances de l’invisible [l’aridité du roman d’espionnage en moins], À deux pas du néant est un roman épatant qui réconcilie Fantastique, Thriller et délire scientifiques débridés. Éminemment compliquée au premier coup d’œil, l’intrigue se simplifie après quelques [rares] explications habilement distillées au fil des chapitres. Tim Powers y prouve son grand talent de conteur et pose sur la notion de voyage dans le temps un regard aussi novateur qu’intelligent.
Andrew Hale était prédestiné à devenir un espion britannique. Quelque chose de génétique. Une rencontre étrange lorsqu’il était enfant et que sa mère l’avait présenté à de mystérieux hommes en noir, dans un bureau encaissé sur les toits londoniens.
Avant, pendant et après la Seconde Guerre Mondiale, Andrew va espionner pour la Couronne, se faufiler entre les luttes internes aux Services, parcourir la France occupée, Berlin avant le Mur, et les vastes déserts d’Orient...
... et il va découvrir que la convoitise du MI5, du KGB, du SDECE et de la CIA se focalise autour des mystérieuses puissances surnaturelles qui hantent le mont Ararat et ses alentours.
1810. Sur les bords de la Tamise dans un camp de gitans, Amenophis Fikee et le Dr Romany tentent un sortilège afin que les dieux égyptiens reviennent sur le devant de la scène. Malheureusement pour lui, c’est un échec total.
1983. Brendan Doyle, universitaire californien spécialisé dans la littérature anglaise du XIXème siècle, est contacté par le milliardaire J. Cochran Darrow afin de donner une petite conférence sur le célèbre poète Coleridge.
Intrigué et appâté par les 20 milles livres sterling du contrat, Doyle se déplace jusqu’à Londres afin d’en savoir plus. Mais là, surprise ! la conférence sur Coleridge, qu’il doit donner à un parterre d’érudit aisés, n’est qu’un préliminaire. Il doit en effet accompagner le petit groupe à une autre conférence, cette fois ci dirigée personnellement par Coleridge... en 1810.
Mr.C