• ATTENTION AU VELLUM
    (JPG)« Vélum », premier roman d’un jeune auteur écossais appelé Hal DUNCAN, sera publié par Denoël / Lunes d’encre. Le « Vélum » est un multivers à la MOORCOCK, dans lequel une guerre entre entités quasi-divines fait rage. Entre Neil GAIMAN et William BURROUGHS, mêlant univers parallèles et nanotechnologies, c’est un roman ambitieux et complexe qui devrait être l’un des événements de la rentrée... en septembre 2008. Plus d’info sur Hal DUNCAN dans le dossier "20 auteurs d’avenir"

Les romans de Tim POWERS naissent à la frontière entre la Science-Fiction et le fantastique voire l’horreur.

Les intrigues sont souvent centrées autour de faits historiques, et il s’amuse souvent à mettre en scène des personnages ayant existé, les plaçant dans ses fictions, aux côtés de personnages pittoresques, souvent mythiques, parfois grotesques.


(GIF)AUX PORTES DU BIZARRE

Né côte ouest, il a passé son enfance en Californie, où ses parents ont aménagé en 1959. Etudiant en littérature anglaise, il a rencontré à l’université James P. BLAYLOCK et K.W. JETER, deux autres futurs auteurs de SF qui sont restés ses amis - et souvent ses partenaires d’écriture.

Avec ses deux compères, il fait partie des pionniers du mouvement steampunk, tendance de la SF anglo-saxonne à mêler l’Angleterre victorienneà la science-fiction. POWERS connu d’ailleurs le succès public avec "Les voies d’Anubis" [1983], histoire d’un voyage dans le temps en 1810 qui bascule dans une course-poursuite carnavalesque entre un professeur de lettres des années 80, de fantasques gitans de l’époque victorienne et les magiciens de l’Egypte antique...

C’est également avec BLAYLOCK que Tim POWERS crée, dans les années 70, le personnage de William ASHBLESS, poète du XIXème siècle complètement fictif dont ils écrirent ensemble les poèmes en vers libres qu’ils vendirent avec succès à la presse. POWERS et BLAYLOCK sont allés jusqu’à lui inventer une fausse signature et à mettre en scène le personnage dans certains de leurs romans.

POWERS fut également un ami intime de Philip K. DICK, qui créera sur son modèle le personnage de David dans l’un de ses derniers romans, "SIVA".

Tim POWERS a remporté deux fois le Philip K. DICK memorial Award. L’un de ses derniers romans traduits en France, "Les Puissances de l’Invisible" est un excellent roman d’espionnage sur fond de surnaturel.



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« À deux pas du néant » de Tim POWERS

« Three Days to Never », 2006

Dans la lignée des Puissances de l’invisible [l’aridité du roman d’espionnage en moins], À deux pas du néant est un roman épatant qui réconcilie Fantastique, Thriller et délire scientifiques débridés. Eminemment compliquée au premier coup d’oeil, l’intrigue se simplifie après quelques [rares] explications habilement distillées au fil des chapitres. Tim POWERS y prouve son grand talent de conteur et pose sur la notion de voyage dans le temps un regard aussi novateur qu’intelligent.

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« Les puissances de l’invisible » de Tim POWERS

[« Declare », 2001]

Andrew Hale était prédestiné à devenir un espion britannique. Quelque chose de génétique. Une rencontre étrange lorsqu’il était enfant et que sa mère l’avait présenté à de mystérieux hommes en noir, dans un bureau encaissé sur les toits londoniens.

Avant, pendant et après la Seconde Guerre Mondiale, Andrew va espionner pour la Couronne, se faufiler entre les luttes internes aux Services, prcourir la France occupée, Berlin avant le Mur, et les vastes déserts d’Orient...

... et il va découvrir que la convoitise du MI5, du KGB, du SDECE et de la CIA se focalise autour des mystérieuses puissances surnaturelles qui hantent le mont Ararat et ses alentours.

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"Les voies d’Anubis" de Tim POWERS

["The Anubis Gates", 1983]

1810. Sur les bords de la Tamise dans un camp de gitans, Aménophis Fikee et le Dr Romany tentent un sortilège afin que les dieux égyptiens reviennent sur le devant de la scène. Malheureusement pour lui, c’est un échec total.

1983. Brendan Doyle, universitaire californien spécialisé dans la littérature anglaise du XIXème siècle, est contacté par le milliardaire J. Cochran Darrow afin de donner une petite conférence sur le célèbre poète Coleridge. Intrigué et appâté par les 20 milles livres sterling du contrat, Doyle se déplace jusqu’à Londres afin d’en savoir plus. Mais là, surprise ! la conférence sur Coleridge, qu’il doit donner à un parterre d’érudit aisés, n’est qu’un préliminaire. Il doit en effet accompagner le petit groupe à une autre conférence, cette fois ci dirigée personnellement par Coleridge... en 1810.


Mr.C

 
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