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En France, on n’a fait qu’effleurer jusqu’à présent l’immense créativité de Paul Di FILIPPO. Certains se souviennent sans doute de ses quelques nouvelles parues dans les années 1980 dans Fiction et dans l’anthologie cyberpunk, « Mozart en verres miroirs ». Puis, pendant presque dix années, plus rien.

C’est seulement à la fin des années 1990 que quelques textes paraissent à nouveau : dans Cyberdreams d’abord, puis dans Galaxie et Bifrost. A la même époque, J’ai Lu publie deux recueils relevant du steampunk et de la biographie uchronique : « La trilogie steampunk » et l’excellent « Pages perdues ». Espérons qu’avec la parution récente d’un premier court roman, « Langues étrangères », Paul Di FILIPPO entame un retour, cette fois, définitif. Il le vaut bien.


AU RYTHME ENDIABLE DU RIBOFUNK

Paul Di FILIPPO devient écrivain à plein temps en 1982 après avoir exercé très peu de temps le métier de programmeur informatique. Sa spécialité, le langage COBOL. Depuis le lycée, le démon de l’écriture le travaille et il a produit quelques textes en amateur. Appliquant à la lettre la méthode de Ray BRADBURY [qui préconise d’écrire 1000 mots par jour], il se lance avec frénésie dans l’écriture.

300 000 mots plus tard, ses deux premiers textes sont achetés presque simultanément par The magazine of fantasy and science fiction ["Stone Lives", parue en français dans l’anthologie "Mozart en verres miroirs"] et par "Twilight zone magazine" [ "Rescuing Andy" ].

D’abord rattaché au courant cyberpunk initié par Bruce STERLING et William GIBSON, Paul Di FILIPPO ne tarde pas à se fixer son propre cadre dans un manifeste dont il est le fondateur et l’unique signataire ! Ainsi, naît le ribofunk, qui est définit par Di FILIPPO comme une fiction spéculative illustrant la prochaine révolution scientifique, la seule qui désormais compte vraiment, [la cybernétique étant morte quand le cyberpunk est né], à savoir la révolution de la biologie cellulaire.

Le ribofunk se veut chaleureux et charnel s’opposant à la froideur et au nihilisme du cyberpunk. Mélange de sérieux et d’humour, le texte de ce manifeste est un véritable condensé à lui tout seul du style de Di FILIPPO. Son recueil de nouvelles « Ribofunk » et son roman « Ciphers » viennent illustrer idéalement ce projet

Néanmoins, son talent ne pouvant se contenter d’un cadre trop étroit , Di FILIPPO pratique également des incursions talentueuses et remarquées dans le courant steampunk et dans l’uchronie.

Lecteur boulimique, Paul Di FILIPPO dit être influencé dans son écriture par Thomas PYNCHON, William FAULKNER et Vladimir NABOKOV.

Parmi les auteurs de science-fiction, il apprécie tout particulièrement Samuel DELANY, John CROWLEY, Brian ALDISS, Philip José FARMER, auquel son roman "Langues étrangères" rend hommage, et bien d’autres auteurs encore. Paul avoue d’ailleurs une certaine facilité à pasticher le style de ces auteurs !

Auteur prolifique, il a publié à ce jour plus d’une centaine de nouvelles, dont certaines sont rassemblées en recueils. L’une d’entre elle, "Double Felix", a été primée en 1994 [British science-fiction award ]. Il a également écrit cinq romans, une novella, plusieurs fois nommée pour recevoir un prix, et deux romans en collaboration avec Michael BISHOP [sous le pseudonyme commun de Philip LAWSON]. Pour terminer, ajoutons qu’il est aussi l’auteur de nombreux articles et critiques.

Bouddhiste, Paul De FILIPPO vit actuellement à Providence dans l’Etat de Rhodes Island avec sa femme Deborah NEWTON. Il travaille de 9 à 13 H, ce qui lui laisse du temps pour se promener jusqu’au bureau de poste, effectuer quelques corvées, regarder les « Simpsons » à la télé et... lire énormément.


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


- "Langues étrangères " ["A Mouthful Of Tongues"]

ED. ROBERT LAFFONT / AILLEURS & DEMAIN, 2004

Dans un avenir volontiers dystopique, Kerry Hackett est employée dans un laboratoire de recherche génétique. Sa vie monotone n’a que peu de sens et de valeur jusqu’au jour où elle reçoit une proposition « spéciale » de son patron. Son existence s’en trouve bouleversée définitivement. Confrontée au benthique, une créature génétiquement créée à partir de cellules totipotentes, elle fusionne avec celui-ci et alors...

S’avançant derrière le masque de la pornographie et de la sexualité crue, ce roman ébranle davantage par la force de son style imagé, organique et par son ambiance tropicale envoûtante.

Paul Di FILIPPO nous narre un voyage onirique devenant réalité dans lequel les fantasmes et les perversions prennent corps et au corps.

- "La Trilogie steampunk" ["The steampunk trilogy"]

REED. J’AI LU, AVRIL 2000

Dans « Victoria », la reine de l’Empire britannique est remplacée par un hybride dont il faut satisfaire les appétits sexuels insatiables. Dans « Des Hottentotes », il emprunte à LOVECRAFT l’atmosphère méphitique et la mythologie horrifique de ses récits pour traiter du racisme, non sans une certaine ironie. Dans « Walt et Emily », il imagine une relation amoureuse entre la poétesse Emily DICKINSON et Walt WHITMAN et leur fait croiser la route d’Allen GINSBERG dans un monde parallèle.

Avec ces trois longues nouvelles, Paul Di FILIPPO nous convie à une agréable ballade littéraire en ne retenant du steampunk que l’ambiance, l’imagination débridée, le jeu avec l’Histoire et en y intégrant ses propres thématiques.

- "Pages perdues " ["Lost Pages", 1998]

ED. J’AI LU, AVRIL 2002

Ces pages perdues sont celles qui auraient pu être écrites par quelques auteurs très connus si leur histoire personnelle avait pris un autre court. Franz KAFKA, Robert HEINLEIN, Théodore STURGEON, Anne FRANK, Philip K. DICK, Thomas PYNCHON et bien d’autres sont convoqués avec tendresse et une bonne dose d’humour, par un Paul Di FILIPPO en grande forme. Sous sa plume, ils deviennent super-héros, gourou de secte attendant l’arrivée des extra-terrestres, star de cinéma etc.

Di FILIPPO pousse, avec bonheur, le zèle jusqu’à emprunter les tics et la manière stylistique des auteurs "incarnés".

Ce recueil de neuf nouvelles classées chronologiquement est un grand moment de lecture. L’introduction insolente intitulée « Qu’est-ce qui a tué la science-fiction ? » vaut à elle toute seule l’achat du recueil.


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DES NOUVELLES...

  • « Pierre vit » [ « Fiction », n° 370, janvier 1986 et anthologie « Mozart en verres miroirs », Présence du futur ]
  • « Sculpteur sur chair » [ « Fiction », n° 378, septembre 1986 ]
  • « Les agents » [ « Fiction », n° 397, mai 1988 ]
  • « La conspiration du bruit » [ « Fiction », n° 404, janvier 1989 ]
  • « Instabilité » [ avec Rudy Rucker, « Fiction », n° 408, mai 1989 ]
  • « La ballade de Sally NutrasweetTM » [ « Cyberdream », n° 9, janvier 1997 ]
  • « Terre sans hommes » [ « Galaxies », n° 16, mars 2000 et recueil « Pages perdues » ]
  • « Linda et Phil » [ « Bifrost », n° 18, mai 2000 et recueil « Pages perdues » ]
  • « Sisyphe et l’étranger » [ « Bifrost », n° 34, avril 2004 ]

ROMANS EN VO

- « Ciphers, a post shannon rock’n’roll mystery » [Cambrian publications, juillet 1997]

Ce premier roman expose plus de 500 pages de sexe, de drogues, de rock’n’roll et de théorie de l’information. Il est à noter qu’il est devenu culte outre-atlantique, et que certaines sources le comparent à "Gravity rainbow" de Thomas PYNCHON, auteur auquel Paul Di FILIPPO voue une grande admiration.

Deux romans écrits en collaboration avec Michael BISHOP sous le pseudo commun de Philip LAWSON

  • « Would it kill you to smile » [fin 1998]
  • « Muskrat courage » [juin 2000]

Deux romans écrits en collaboration et centrés autour du personnage de Will Keats.

  • « Joe’ liver » [ Cambrian publications, 2000 ]
  • « Fuzzy dice » [ PS Publishing, mai 2003 ] Un simple libraire sans avenir se voit confier un pouvoir immense : celui d’accéder à toutes les réalités parallèles qu’il peut imager. Voici le point de départ d’aventures permettant à Paul Di FILIPPO d’exprimer une fois de plus son imagination facétieuse. Outre-atlantique, ce roman est considéré comme l’odyssée gonzo et science-fictive du XXIème siècle. Tout un programme.

- « Spondulix » [ Cambrian publications, décembre 2003 ] Dernier roman en date de l’auteur.

Recueils de nouvelles EN VO

  • The steampunk trilogy” [Four walls eight windows, avril 1995]
  • "Ribofunk" [Four walls eight windows, avril 1996]
  • Destroy all brains !” [tirage limité, Pirate writings, octobre 1996]
  • Fractal paisley” [Four walls eight windows, octobre 1997]
  • Lost pages” [Four walls eight windows, octobre 1998]
  • Strange trade” [Golden Gryphon press, octobre 2001]
  • Babylon sisters and other posthumans” [Prime books, octobre 2002]
  • Little doors” [Four walls eight windows, novembre 2002]

SUR LE NET :



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"Langues étrangères" de Paul DI FILIPPO

["A Mouthfull Of Tongues", 2002]

Premier roman traduit en France de Paul Di FILIPPO, « Langues étrangères » est sans doute le moyen pour de nombreux lecteurs réfractaires aux nouvelles de faire connaissance avec cet auteur, issu du courant steampunk, dont onne connaissait la plume chatoyante, jusqu’à présent, qu’à travers deux recueils : « La trilogie steampunk » et « Pages perdues ».

 

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