EN BREF

 
SYNDICATION


Suivez le Cafard cosmique sur Twitter

Devenez Fan du Cafard cosmique et suivez toute l’actualité du site sur Facebook

Flux RSS 2.0 : pour afficher toutes les nouveautés du site par syndication.

netvibes : cliquer ici pour ajouter le flux RSS à votre page netvibes.


 
 
VOS LIVRES DANS LA BOITE AUX LETTRES !




En commandant vos livres sur Amazon.fr vous faites des économies [-5%] et vous participez au financement du site car le Cafard cosmique reçoit une petite commission sur les ventes.

 

D'AUTRES AUTEURS

A VOIR AUSSI


Ecrivain de littérature générale, de romans policiers, de fantastique et de science-fiction, RÉOUVEN s’est en particulier illustré en s’appropriant avec brio le personnage de Sherlock Holmes, créé par Arthur C. DOYLE, pour en prolonger les aventures et donner sa propre vision du mythique détective opiomane.


C’est en suivant les péripéties imaginées par des feuilletonnistes comme Paul FÉVAL, Pierre SOUVESTRE ou ZEVACO, que le jeune René RÉOUVEN a développé son goût pour la lecture. Cette influence du roman policier populaire se révèlera décisive, des années plus tard, dans ses propres écrits.

Le Bac en poche, Réné RÉOUVEN est entré dans l’armée française. Démobilisé en 1945, il est devenu commissaire au service des enquêtes économiques et, deux ans plus tard, il a choisi de s’exiler en Israël, où il s’est installé plusieurs années.
Pendant son séjour, il exerce plusieurs métiers, tous très différents, avant de revenir en France en 1951. Il est alors affecté au service académique de l’Éducation nationale, à Alger, puis à Paris.

Il publie son premier roman, « La route des voleurs », en 1959, sous son vrai nom, René SUSSAN. Il tire alors la plus grande partie de son inspiration de son expérience en Israël.

En 1965, il signe son premier roman policier « Octave II », sous le pseudonyme de RÉOUVEN.
Il intégre dès lors la très célébre collection « Crime-club », dans laquelle il fait paraître des romans de qualité comme « Mort au jury » [1969] dans lequel un dénommé Michel Delupas, dit "le Chirurgien", met au point, dès sa sortie de prison, son implacable vengeance qui vise à assassiner les sept jurés qui l’ont fait condamner dix-huit ans plus tôt...
Il publie également en 1970 « L’assassin maladroit », qui offre la particularité de n’être composé que d’extraits de lettres. Celui-ci obtient le Grand prix de la littérature policière.

C’est à partir de 1982 que René RÉOUVEN commence à explorer, pour le plus grand ravissement des holmesiens de tous poils, l’univers du plus grand détective de tous les temps : Sherlock HOLMES.

Il pastiche à cette occasion, avec une pertinence rare, le canon de Sir Arthur Conan DOYLE, et donne notamment, dans « L’assassin du boulevard », sa propre explication au « grand hiatus » [1]

«  Ce qui est passionnant dans les Sherlock Holmes, c’est surtout, à mon avis l’atmosphère qui baigne chacune de ses enquêtes. Il y a toujours un appel, quelqu’un qui appelle au secours, parfois des femmes qui sont des créatures plus vulnérables, des jeunes filles dont une bonne moitié se prénomment Violet, ce qui était d’ailleurs le prénom de la mère de Conan DOYLE. Puis il y a le départ, et très souvent la veillée : Sherlock Holmes et Watson sont à l’affut ; c’est presque un roman initiatique de chasse, une aventure de Sherlock Holmes. Il y a l’appel, la veillée, il y a la capture ou la poursuite. Dans l’atmosphère du Londres à la fin du siécle dernier : c’est tout à fait passionnant ! Par ailleurs, Sherlock Holmes est accompagné d’un contexte qui me fascine, c’est à dire le brouillard, la pluie et une sorte de romantisme purement britannique qui me passionne ! »
[préface de R. RÉOUVEN aux « Histoires extraordinaires de Sherlock Holmes »]

De cette passion, servie par une plume alerte et un style brillant, naissent plusieurs rejetons dont les merveilleux « Élémentaire mon cher Holmes » qui obtient le Prix Mystère de la critique, « Le Bestiaire de Sherlock Holmes », ou « Le Détective volé » qui lance Sherlock Holmes et le Dr. Watson sur les traces du chevalier Dupin et d’Edgar Allan POE - deux inspirateurs de Sir Arthur Conan DOYLE - avec l’aide de la machine à explorer le temps tirée des romans de H.G. WELLS !

SI ces pastiches holmésiens l’ont rendu célèbres, ils ne doivent pas faire oublier que René RÉOUVEN s’est également illustré avec des récits de science-fiction unanimement salués comme « Les grandes profondeurs » [1991], « Les survenants » [1996] ou tout récemment « La partition de Jéricho » [1999] qui mêle avec bonheur univers parallèles et aventures archéologiques.

René RÉOUVEN, membre, comme il se doit, de la Société de Sherlock Holmes de France, coule des jours paisibles dans la grande banlieue parisienne. Comme il est dit sur le quatrième de couverture des « Crimes apocryphes », il est désormais un monument national que l’on se doit d’admirer et de préserver [dans sa bibliothèque] !


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


sous le nom René RÉOUVEN

  • Romans
    • « Les grandes profondeurs » [1991] in Crimes apocryphes Tome 2, [Denoël / Lunes d’encre, 2005]
    • Souvenez-vous de Monte Cristo (1996) in Crimes apocryphes Tome 2, [Denoël / Lunes d’encre, 2005]
    • « La partition de Jéricho » [Denoël / Lunes d’encre, 1999]
    • « Bouvard, Pécuchet et les savants fous » [Flammarion / Imagine, 2000]
    • « Les survenants » [Denoël / Coll. Présences, 1996]
  • Recueils, anthologies, omnibus...
    • « Histoires secrètes de Sherlock Holmes » [2002] Denoël, Coll. Lunes d’encre, 2002.
    • « Crimes apocryphes » [Deux volumes chez Denoël / Lunes dencre, 2005]
  • Nouvelles
    • « Ame qui vive » (1999) in « Futurs antérieurs, 15 récits de littérature steampunk » [Fleuve Noir / Anthologies, 1999]
    • « Les chasseurs d’âmes » (2000) in Galaxies n° 16 [2000]
    • « Alice et ses reflets » (2005) in Bifrost n° 40 [Le Bélial, 2005]
  • Hors genres
    • « Voyage au centre du système » [1995] in Crimes apocryphes Tome 2, [Denoël / Lunes d’encre, 2005]
    • Le cercle de Quincey [1998] in Crimes apocryphes Tome 2, [Denoël / Lunes d’encre, 2005]

Sous son nom Réné SUSSAN

  • Romans
    • « La route des voleurs » [Denoël, 1959]
    • « Les confluents » [Denoël, 1960]
    • « Dupont et le bonheur des hommes » [Denoël, 1965]
    • « Un fils de Prométhée, ou Frankenstein dévoilé » in « Les insolites » [Denoël, 1984]
    • « Les nourritures extraterrestres » (1994) [avec Donna SUSSAN] [Denoël, 1994]
  • Recueils, anthologies, omnibus...
    • « L’anneau de fumée » [Denoël, 1975]
    • « Les insolites » [Denoël, 1984]


Lire la critique

COMMANDER

"Crimes apocryphes" de René REOUVEN

De l’auteur, je ne connaissais que les récits holmésiens déjà publié dans la même collection sous le titre de « Histoires secrètes de Sherlock Holmes ». Aussi la tentation a été grande et finalement insurmontable de poursuivre la découverte de cet auteur que l’on dit discret mais qui semble faire la une de l’actualité des littératures de l’imaginaire de la fin de l’année 2005.

La quatrième de couverture le présente comme un « Trésor national ». Diable ! Cela vaut bien que j’entame mon propre trésor pour énoncer mes vœux de bonne lecture pour cette année 2006 ou mon désaveu d’un tel procédé.

 

paul muad’dib


NOTES

[1] Pour les experts holmésiens, l’expression « grand hiatus » désigne la mystérieuse période qui manque dans la biographie du détective, entre sa « mort » après son combat contre Moriarty, et ses retrouvailles avec le Dr. Watson, quelques années plus tard.