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On l’a peut-être oublié mais, avant de faire frémir les lecteurs avec son envoûtant roman Flicker [La conspiration des ténèbres en français], sorte de Da Vinci Code intelligent, érudit et machiavélique, Theodore ROSZAK a jadis fait une apparition dans l’éphémère collection Les fenêtres de la nuit dirigée par Gérard KLEIN. Le roman s’appelait Bugs [traduit en français par Puces] et la polysémie du titre traduisait astucieusement l’argument de départ.


Theodore ROSZAK a embrassé la carrière de romancier de manière tardive. En effet, l’homme est avant tout un universitaire, un essayiste, un polémiste... bref un agitateur d’idées, à la fois libertaire, érudit et utopiste, comme il se doit dans la Gauche contestataire américaine.

Dans les années 1960, il s’est illustré en tant que théoricien de la contre-culture. Dans un ouvrage paru en 1969 [The Making of Counter Culture], il analyse les causes et les manifestations de cette dissidence de la jeunesse. Son essai fait date et on lui attribue de surcroît la paternité du néologisme « contre-culture ».

Mais la réflexion de l’homme ne s’arrête pas là et il suffit de parcourir sa bibliographie pour s’en rendre compte. L’Homme planète [1980], The Cult of Information [1985], The Gendered Atom [2000], bon nombre des essais postérieurs de l’auteur sont consacrés aux périls d’une vision du monde purement scientifique. N’allez pas pour autant l’imaginer comme un affreux gauchiste opposé à toutes formes de progrès : en réalité, il appelle de ses vœux un progrès global qui ne se limite pas à la science et aux techniques mais qui s’applique également aux esprits.
Admirateur d’Aldous HUXLEY, Theodore ROSZAK se veut le défenseur de l’harmonie de l’humanité avec le reste de la création ; une philosophie qu’il appelle l’écopsychologie et qu’il théorise dans The Voices of the Earth [1993]. Pour en résumer sommairement le propos, contentons-nous de dire qu’il s’agit d’une sorte d’humanisme écologique qui fait la synthèse des notions de psychologie, de cosmologie et d’écologie.

Même si les apparences nous y poussent [et avouons-le, nous sommes tentés], la pensée de Theodore ROSZAK ne se réduit pas à un salmigondis « new age ». Elle est plutôt à comprendre dans la lignée de Alan WATTS ou encore de Jacques ELLUL et s’inscrit dans une perspective holistique : l’essayiste étatsunien considère le monde comme une multitude d’ensembles complexes dont la totalité est supérieure à la somme des parties. En conséquence, il rejette les divers sectarismes, intégrismes et autres cultes exclusifs [même celui de la science] qui tendent à réduire le monde à un seul de ses aspects et à vouloir l’imposer à autrui. Cette philosophie imprègne toute son œuvre romanesque.

Auteur de SF, Theodore ROSZAK a acquis une notoriété mondiale après le succès de La conspiration des ténèbres, enquête fiévreuse sur les traces d’un réalisateur oublié dont les films semblent avoir une emprise inexplicable sur les spectateurs... Images subliminales, complot religieux, et grande Histoire du cinéma de l’après-guerre, il s’agit d’un thriller très habile.
ROSZAK vit aujourd’hui à Berkeley où il enseigne l’histoire à l’université de Californie. Il collabore régulièrement au New York Times.

Son dernier roman, L’enfant de Cristal est paru en France aux Editions du Cherche Midi / Neo début 2008.


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


ESSAIS :

  • Vers une contre-culture [The Making of Counter Culture, ED. STOCK, 1970]
  • La menace américaine : le triomphalisme américain à l’âge du terrorisme [ED. LE CHERCHE MIDI, 2004]
    « J’ai perdu confiance en l’intelligence et la décence de beaucoup de mes compatriotes. Intellectuellement, je me sens comme en exil dans ce pays. »
    A l’instar de Kurt VONNEGUT, Theodore ROSZAK est Un homme sans patrie. Dans ce pamphlet, il confie sa profonde déception quant à l’évolution neo-conservatrice de son pays. L’ouvrage est une charge sans concession contre un système que l’écrivain considère à l’opposé des valeurs pour lesquelles il s’est toujours battu. Il y expose son dégoût pour une idéologie qui ouvre la voie aux dérives les plus extrémistes, sans omettre de dénoncer l’apathie d’une Gauche américaine qui se tait et oublie les combats des années 1960. Conformément à la volonté de son auteur, ce livre n’est pas paru aux Etats-Unis mais seulement en Europe et en Asie.

ROMANS :

  • Puces [Bugs, RÉÉD. LE LIVRE DE POCHE, 1987]
    « L’évolution est du côté des cerveaux [...] Et les meilleurs cerveaux existants ne sont plus les nôtres. »
    On inaugure à Washington la nouvelle merveille du monde, l’équivalent ultramoderne du Parthénon, du château de Versailles ou de la tour Eiffel. Désormais l’humanité peut se reposer, pour sa sécurité et son confort, sur le Centre national de gestion informatique, plus familièrement appelé le Cerveau, qui ouvre l’ère des technologies de l’information. Le docteur Thomas Heller qui est le concepteur et l’administrateur de cet impressionnant outil technologique, est intimement persuadé de la logique implacable de ce raisonnement. Le Cerveau va assurément permettre à l’humanité d’atteindre un stade supérieur de son développement. Tous les risques ont été évalués et chiffrés afin de concevoir des parades. Et l’opposition au projet est elle-même peu-à-peu laminée par une intense opération de [propagande] communication. Mais un événement imprévu vient enrayer cette belle mécanique. Celui-ci se manifeste d’abord sous la forme d’une allergie cutanée irritante. Puis, il prend subitement une envergure alarmante en s’incarnant sous la forme d’essaims de puces agressives.
    « Le monde n’avait pas besoin de plus de chiffres. »
    Puces est un roman qui préfigure notre société technicienne : essor de l’outil informatique comme moyen de simuler, de se divertir, de communiquer et surtout de gouverner ; logique mathématique comme unique moyen de mesurer la performance ; déshumanisation progressive de l’humanité au profit d’un niveau supérieur de l’intelligence. Certes, Theodore ROSZAK n’a pas imaginé l’essor de l’Internet [même si l’embryon de celui-ci est évoqué via le réseau MASTERNET], de la téléphonie mobile et des autres applications numériques qui font désormais partie de notre quotidien. De plus, son roman qui date de 1981, s’inscrit à contre-courant de l’esthétique du mouvement cyberpunk qui aller bientôt exploser. Cependant son propos demeure d’actualité. Enfin si la catastrophe est le moteur du roman, celui-ci se veut un salutaire appel à la raison, à la mesure et à l’humanisme.
  • Les Mémoires d’Elisabeth Frankenstein [The Memoirs of Elizabeth Frankenstein, ED. LE CHERCHE MIDI, 2007]
    Ce contre-classique [le terme est de l’auteur] est bâti comme un pamphlet contre l’aveuglement généré par la recherche de la vérité. De par son point de vue féminin [et féministe], il est un hommage à Mary SHELLEY et une manière de réparer cet acte manqué que constitue la parution de son roman Frankenstein ou Le Prométhée moderne sous une identité masculine et avec pour personnage principal un homme.
    Enfin, ce livre engagé résonne comme un appel à la raison pour déchiffrer le monde et comprendre l’autre sans en violer l’intégrité.

  • La conspiration des ténèbres [Flicker, RÉÉD. LE LIVRE DE POCHE, 2006]
    Jonathan Gates doit sa renommée dans le microcosme universitaire à Max Castle. La redécouverte de ce réalisateur maudit d’Hollywood, faiseur de nanars à la chaîne, disparu tragiquement en 1941, il la doit à Clarissa « Clare » Swann son initiatrice, propriétaire du Classic une salle miteuse sise dans une cave de Los Angeles. C’est elle qui le pousse sur la piste de Max Castle dont les films suscitent une étrange fascination/répulsion auprès du public. Quelque chose d’indicible qui ne laisse absolument personne indifférent.
    La conspiration des ténèbres est avant tout un roman sur le pouvoir exercé par le cinéma. Fascination pour le meilleur et pour le pire. Balayant de manière érudite mais non académique l’histoire cinématographique, Theodore ROSZAK mêle habilement réalité et fiction. On croise au détour de l’enquête menée par Jonathan quelques noms mythiques qui attestent directement [Orson Welles] ou indirectement [Alfred Hitchcock, Samuel Fuller, John Huston] de l’impact de Castle sur leur carrière. On y règle quelques comptes également. Et puis, le cinéma, art d’ombre et de lumière, devient le révélateur d’un dessein caché, l’enjeu d’une lutte qui puise sa source auprès du catharisme. A l’instar du flicker, terme technique qui fait référence au « scintillement », c’est-à-dire à la succession de l’ombre et de l’image - 24 fois par seconde -, la persistance rétinienne créant l’impression de mouvement, Theodore ROSZAK se joue de notre perception de la réalité. Ombre... lumière... La totalité supérieure à la succession des impressions. Au final, avec humour, érudition et passion, il nous livre un thriller malin dont le contenu hautement addictif fait oublier allègrement ses 750 pages bien tassées.
  • Le Diable et David Silverman [The Devil and David Silverman, REED. LE LIVRE DE POCHE, 2006]
  • L’enfant de Cristal - Une victoire de la vie enfouie [The Crystal Child, ED. LE CHERCHE MIDI, COLL. NEO, 2008]


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La Conspiration des ténèbres – Final Cut de Théodore Roszak

[Flicker, 1991]

Publié aux États-Unis en 1991 et traduit en français en 2004, La Conspiration des ténèbres, est un thriller à tendance conspirationniste. Bien que déjà disponible en deux tomes au format poche, celui-ci est réédité intégralement en grand format — enrichi de quelques textes inédits écrits pour l’occasion en 2005.
Theodore Roszak enseigne l’Histoire à l’Université de Californie. Fort de quelques publications romanesques SF et fantastiques, il est surtout connu pour être à l’origine du concept de « contre-culture » défini dans l’un de ses essais paru dans les années 1970 : « Vers une contre-culture ».

 

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« L’enfant de cristal - Une histoire de la vie enfouie » de Theodore ROSZAK

[« The Crystal Child », 2007]

Les éditions du Cherche Midi poursuivent leur politique de publication des œuvres de l’écrivain et essayiste Theodore ROSZAK. Après son contre-classique Les Mémoires d’Elisabeth Frankenstein, voici son plus récent roman L’enfant de cristal, une réflexion intelligente sur la vie, la science et les mythes, deux ans après son best-seller La conspiration des ténèbres.

 

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« Les Mémoires d’Elizabeth Frankenstein » de Theodore ROSZAK

[« The Memoirs of Elizabeth Frankenstein », 1995]

Flicker - oublions cette affreuse traduction en VF, La conspiration des ténèbres - a propulsé Theodore ROSZAK au rang des auteurs attendus comme le messie. Les lecteurs, qui avaient lu auparavant Puces [Bugs] son étonnant roman catastrophe, pouvaient déjà témoigner de l’habileté littéraire de cet auteur états-unien. Avec Les Mémoires d’Elizabeth Frankenstein, il s’offre un flash-back gothique aux sources du fantastique et de la science-fiction.

 

Ubik