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Publié le 10/09/2007

« Rayons pour Sidar » de Stefan WUL

REED. FOLIO SF, SEPT. 2007

Par Olivier

Le physicien Lorrain est le dernier recours avant que les Sidariens ne soient exterminés par des extra-terrestres envahisseurs. Une course contre la montre s’engage alors pour Lorrain qui doit commencer par retrouver son robot et, pour cela, affronter la faune et la flore hostiles de l’étrange planète.


Sidar est une planète lointaine, colonisée par les humains. Lorrain est un physicien parti à la recherche de son robot, Lionel. Véritable double de l’humain, le robot joue un peu le même rôle que le clone dans Le fantôme du Kansas de John VARLEY.
Lorrain doit faire vite, car l’évacuation de Sidar est imminente. Les humains doivent en effet céder la planète aux Xressiens, des rats géants qui ont promis aux Sidariens de les libérer du colonialisme. Il ne reste guère plus que notre physicien pour éviter cela.

Lorrain retrouve Lionel, et les péripéties vont alors s’enchaîner à un rythme endiablé. Car Lorrain sera tué, et c’est Lionel qui va se charger de veiller sur sa dépouille. Histoire de le ressuciter, progrès scientifique aidant. Sans compter que ce brave Lionel n’a pas que son maître à veiller. Il doit en effet veiller sur le destin de Sidar, dont le destin est crucial pour l’avenir de l’univers.

Publié après Niourk, Rayons pour Sidar introduit d’intéressantes ruptures dans l’oeuvre de Stefan WUL. Il lui permet tout d’abord de quitter le système solaire, et d’inventer de toutes pièces une planète. Cet exercice est d’autant plus intéressant que l’imagination de WUL se révèle encore une fois fort féconde, que ce soit pour imaginer la faune ou, plus encore, la flore. On y voit apparaitre une jungle qui sera le décor d’autres romans. On y voit aussi apparaitre pour la première fois un robot. Un robot qui sera le personnage principal d’une bonne partie du roman. Le roman justement, est courtement chapitré, et les révélations, coups de théâtre et autres rebondissements y sont judicieusement dosés pour maintenir le lecteur en haleine.

Cinquante ans après, le livre a tout de même pris quelques rides. Sa vision du colonialisme, du bon colonialisme civilisateur, du colonisateur qui veut sauver les colonisés des mauvais desseins de ses prétendus libérateurs peut irriter. Mais y voir une oeuvre colonialiste serait excessif, tant WUL a toujours voulu se tenir à distance de la politique dans ses romans. Disons plutôt que cette vision s’inscrit dans l’actualité de l’époque : la guerre d’Algérie.
Mais passons ces quelques réticences, et profitons de ces quelques heures de lecture fort agréables, pour l’été indien qui se profile.


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Rayons pour Sidar a au moins le mérite de conforter dans leurs positions les admirateurs et les détracteurs de l’auteur. Confirmons que, pour notre part, nous recommandons sa lecture.
Quant au lecteur qui ne connait pas Stefan WUL, Rayons pour Sidar offre un bon aperçu de ce qu’est l’oeuvre de l’auteur, période années 50.