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C’est le Cycle des Inhibiteurs qui a installé Alastair Reynolds en tête du Nouveau Space Opera, mouvement british de dépoussiérage de la SF galactique. Dans la veine de Iain Banks, M.J. Harrison ou Ken MacLeod, Reynolds ressuscite le sense of wonder sans pour autant négliger la qualité des intrigues.
Les friches du port industriel et le centre de démantèlement d’anciens moteurs à vapeurs ont marqué la jeunesse de l’auteur, qui passe son enfance entre Cornouaille et pays de Galles.
Alors qu’il est écolier il gagne déjà un prix littéraire. Le poster du système solaire offert par ses parents lui a donné le goût des étoiles. La série documentaire de Carl Sagan, "Cosmos" lui a soufflé le rêve de devenir un jour astronome. Et les série TV, les comics, les "Thunderbirds" ont développé chez lui un imaginaire SF qu’il exprime en écrivant des nouvelles, un premier roman à 13 ans, un second à 18, jamais publiés.
Plus tard, il rejoint l’Université de Newcastle pendant trois ans pour des études de physiques et d’astronomie. En 1988 il entre à St Andrews en Ecosse pour poursuivre son doctorat d’astronomie. C’est durant cette période qu’après bien des refus il vendra sa première nouvelle au magazine Interzone, « Nunivak Snowflakes » [1989].
En 1991, Reynolds se rend en Hollande où il enseigne dans le monde universitaire et travaille pour l’Agence Spatiale Européenne. Il écrit beaucoup de nouvelles entre 1989 et 1999. Une partie d’entre elles dessinent un univers cohérent, ensuite dénommé "Cycle des Inhibiteurs", que l’on retrouvera dans ses romans.
Son premier roman, Revelation Space est publié en 2000 en Grande-Bretagne, et c’est un succès critique et public très rapide. Son Space Opera ne compte ni planète impériale, ni bataille galactique, ni faune extra-terrestre : au contraire, incapable de dépasser la vitesse de la lumière, les Humains se déplacent rarement et lentement dans un Univers semé des traces d’anciens ET disparus et de machines intelligentes destructrices. Le scénario est complexe, sombre et torturée à plaisir. Les Inhibiteurs, ennemis de la race humaine, sont, comme les Bersekers de Fred Saberhagen, des machines programmées pour détruire toutes formes de vie intelligentes.
Quatre romans sont parus, qui forme le Cycle, mais plusieurs nouvelles participent du même ensemble, dont deux ont été traduites en français à ce jour.
Alastair Reynolds a longtemps mené de front ses deux carrières, celle d’écrivain et d’astrophysicien. Il vivait à Noordwijk, aux Pays-Bas, où il travaillait pour l’Agence Spatiale Européenne] avec sa compagne - qui, pour la petite histoire, est francophone.
Depuis 2004, REYNOLDS se consacre entièrement à l’écriture.
Le Cycle des Inhibiteurs [« Revelation Space »] ED. PRESSES DE LA CITE - REED. POCKET SF
et des nouvelles :
Deux romans extérieurs au cycle, pas encore traduits, à paraître aux Presses de la Cité, le premier en 2007 :
Un recueil de nouvelles : « Zima Blue and other stories » [2006]

Encensé par les uns, démoli par les autres, Alastair Reynolds n’est pas franchement de ces auteurs qui font l’unanimité, alors permettez moi de lever un doute rapidement quitte à tuer le suspens dans l’œuf : La pluie du siècle n’est pas le roman qui rassemblera les deux camps.
Habile mélange de space opera, d’uchronie et de polar à la Simenon, ce roman n’appartient en aucune façon au cycle des Inhibiteurs, mais rassemble pourtant tous les ingrédients des précédentes œuvres de l’auteur - y compris le poids, puisque le roman est particulièrement long, un défaut récurrent chez Reynolds.
En l’espace de quatre romans et une poignée de nouvelles, Alastair Reynolds s’est constitué une solide réputation d’écrivain de science-fiction talentueux. A juste titre car aux côtés de quelques-uns uns de ses collègues venus de Grande Bretagne, tels Iain M. Banks, Ken MacLeod ou bien encore Charles Stross, il semble avoir redonné un second souffle au space opera. Avec "Le gouffre de l’absolution", il nous propose tout simplement de clore le cycle très réussi des Inhibiteurs.
Une demi-douzaine de nouvelles appartenant au Cycle des Inhibiteurs restaient inédites en français, et c’est donc avec grand’joie que les accros vont découvrir deux d’entre elles - d’une grande qualité - jusqu’ici réservées aux anglophones.
Au XXIIIème siècle, alors que le système solaire est en train d’être colonisé et exploité mais que les étoiles sont toujours aussi inaccessibles, Janus, une des lunes de Saturne, se met tout à coup à quitter son orbite et accélerer vers Spica. Seul un vaisseau minier chargé de déplacer des comètes [d’ou le titre original] est en position pour l’intercepter.
Son capitaine, Bella Lind, doit alors choisir entre une poursuite dangereuse avec un vaisseau non prévu pour ce type de mission conduisant à l’exploration du premier artifact ET rencontré par l’homme et laisser partir l’objet. Il n’est pas difficile de deviner la suite immédiate, mais ce n’est que le début...
L’homme a fait ses premiers pas dans l’espace, en explorant la proche banlieue du système solaire. Et il n’a trouvé que les traces de civilisations extraterrestres éteintes.
Dan Sylveste, sur la planète Resurgam, cherche à savoir ce qui a causé la disparition de la race Amarantin.
Mais à bord du lighthuger "Nostalgia for infinity" plusieurs personnes sont bien décidées à le retrouver.
Le roman qui a révélé Alastair Reynolds, et le point de départ du Cycle des Inhibiteurs.
Mr.C