
Après La folie de Dieu, AGUILERA nous embarque pour un voyage globalement similaire, mais cette fois vers le nouveau monde. L’histoire se déroule à la fin du XVème siècle et met en scène un érudit arabe établit à Grenade, bien décidé à découvrir cette fameuse Terre de l’Ouest évoquée par des tablettes sumériens.
Récit initiatique par définition, Rilha marque le retour en francophonie de Juan Miguel AGUILERA, auteur prometteur et représentatif de cette nouvelle science fiction européenne qui se trouve de nouveaux horizons.
Après quelques aventures épiques, une expédition s’organise et passe Gibraltar vers l’inconnu. Comme on peut s’y attendre, le nouveau monde est atteint et les explorateurs vont se confronter aux aztèques, à leurs mythes, et surtout à leurs démons.
Crédible, c’est le premier adjectif qui vient à l’esprit quand on évoque un roman d’AGUILERA. La documentation est sérieuse, l’hypothèse historique tout sauf stupide, le contexte géographique précis, bref, tout est réuni pour 600 pages d’aventures lointaines.
Certes, les personnages ne sont pas particulièrement fouillés, certes, l’intrigue paye sa linéarité, certes certes, mais on ne saurait mentir sur le vrai plaisir ressenti à la lecture de Rilha. Pour tous ceux qu’Indiana Jones fascine, pour tous ceux qui aiment les cités englouties et les civilisations mystérieuses, Rilha est un livre excellent.