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Grande figure du fandom français, végétarien - à éclipse - aux cheveux long et à la réputation de fumeur halluciné, Roland C. WAGNER compte aujourd’hui plus de quarante romans à son actif, du pire comme du meilleur. On n’est pas obligé de tout lire, mais pour tout dire, ça serait vraiment dommage de passer à côté.


LE HIPPY PAS SERIEUX

Non, ce n’est pas un pseudonyme : WAGNER est bien le nom hérité de son père, soldat allemand enrôlé par la Luftwaffe à 19 ans, baladé par les conflits mondiaux d’Indochine en Algérie, puis rapatrié en France comme les autres pieds-noirs en 1962, avec femme et enfant.

Roland découvre la SF dans les collections d’Anticipation. Ces guerres qui ont meurtri son père, elles le fascinent. Ils les dévorent, dans les livres d’Histoire puis dans les space-opera à trois sous. Son truc, c’est le récit exotique, avec laser et E.T. aux yeux rouges. Le premier roman de SF dont il se souvienne c’est « La Guerre des Gruulls » d’Alphonse BRUTSCHE [un pseudo de Jean-Pierre ANDREVON]

Mais une autre culture populaire s’est penchée sur ce berceau : c’est celle des pulps, l’Aventure à l’Américaine, avec deux A de seize étages. Et là, des auteurs comme Robert HEINLEIN [Une Porte sur l’Ete, En Terre étrangère, le roman favori des babs des années 60] ont laissé des traces.

Ado, Roland rêve d’Amérique, de Jimi [Hendrix] et de Jim [Morrisson], d’explorateurs perdus sur des planètes aux noms tordus, avec des Z et des X dedans. Il fréquente sa première Convention de SF à 14 ans, à Grenoble, et à 15 ans, il publie sa première nouvelle dans un fanzine. Bien sûr, il écrit aussi des romans, des dizaines, qu’il envoie aux éditeurs et qui lui valent une collection impressionnante de lettres de regrets très polies.

Roland WAGNER séduit enfin un éditeur, celui de la collection Anticipation du Fleuve Noir. Que cet éditeur ait la réputation d’imprimer des séries Z sans qualités littéraires lui importe peu, ce qu’il veut c’est écrire, lâcher sa plume, être imprimé. Du coup, Roland WAGNER publie presque coup sur coup « Le Serpent d’Angoisse » [Prix Rosny Aîné 1988] et « Un ange s’est pendu », premiers romans qui donnent le ton de ses premières productions : sombre et lyrique et sombre...

Suivront des camions de romans sur le même modèle, d’où se détache peut-être « Poupée aux yeux morts », sommet du genre psyché-désespéré sous forte influence Dickienne. [ré-écrit sous le titre de « L’oeil du Fouinain » bien plus tard.]

WAGNER voue une passion irraisonnée à la fameuse Collection Anticipation [il possède presque toute la collection et aura l’honneur d’en signer l’ultime, le n°2001, le titrant avec panache « L’odyssée de l’espèce » !]. Il accepte donc une collaboration avec l’ufologue Jimmy GUIEU, lui-même auteur prolifique de la même écurie, sous le pseudo de Richard Wolfram. Conséquence : 20 tomes d’aventures galactiques de Blade & Baker. Très dispensable.

Dans les années 90, WAGNER fait donc dans le space-opera fastoche, les séries à rallonge. Bref WAGNER meuble, il s’ennuie et nous aussi.

Comment passer à l’étape suivante ? En devenant, enfin, optimiste. Mais pas pour autant crétin.

D’où l’invention de la psychosphère, monde parallèle qui reflète l’imagination humaine, peuplée des archétypes de nos rêveries, et mitoyens du monde physique. Un monde où tout est possible, ce qui pour un auteur offre bien des facilités. Un monde que WAGNER relie tout de même à l’univers noirâtre de ses premiers textes via un monstrueux cataclysme.

Dans ce monde naissent Les Futurs Mystères de Paris, série nettement plus mature où WAGNER donne enfin tout son talent.

Grand amateur de rock [et surtout de ce tout ce qui s’apparente au psychédélisme enfumé des sixties], WAGNER parsème ses romans d’allusions rock’n roll. Il est musicien lui-même : son groupe s’appelle Brain Damage, ce qu’on pourrait traduire en français par Lésion Cérébrale.

Bref, c’est un auteur à part, hors sentier, une sorte de hippie malin pacifiste et rêveur, en tous cas pas un auteur recommandable. Ca tombe bien, il ne l’est pas.


Merci à Roland C. WAGNER pour les quelques correctifs qu’il a bien voulu apporter à cette modeste présentation.


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


- "Les Futurs Mystères de Paris"

Tome 1 : "La Balle du néant" - EDITIONS FLEUVE NOIR, 1996

En 2063, il n’y a plus de travail pour la crim’ : le meurtre a quasiment disparu, depuis la Grande Terreur et l’Humanité, découpée en tribus, vit dans la paix et l’Harmonie.

Le détective privé Tem a donc beaucoup de mal à comprendre qui a pu tuer ce physicien travaillant pour l’armée, surtout dans une pièce fermée de l’intérieur...

Première apparition de Temple Sacré de l’Aube Radieuse [dites Tem, ça va plus vite], le héros le plus attachant de WAGNER, personnage qu’on oublie, ou qu’on ne voit pas et qui cherche à être reconnu en se chapeautant d’un borsalino vert fluo...

GRAND PRIX DE L’IMAGINAIRE 1999

La Série des Futurs Mystères de Paris comporte une flopée de volume, [mais on n’est pas à l’abri que WAGNER en ajoute d’autres :

  • 1 : "La balle du Néant"
  • 2 : "Les ravisseurs quantiques"
  • 3 : "L’odyssée de l’espèce"
  • 4 : "L’aube incertaine"
  • 5 : "Tekrock"
  • 6 : "TOONS"
  • 7 : "Babaluma"
  • 8 : "Kali Yuga"

- "Le Chant du Cosmos" - ED. L’ATALANTE, 1999

- "L’Oeil du Fouinain" - ED. L’ATALANTE, 1999

- "La Saison de la Sorcière" - ED. J’AI LU / MILLENAIRES, 2003

PRIX BOB MORANE 2004

-  "L.G.M." [- ED. DU BELIAL’, JANV. 2006


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"Les Futurs Mystères de Paris" de Roland C. WAGNER

Sous l’angle de "Tekrock" & "Mine de Rien"

Si vous êtes des lecteurs avertis du Cafard, vous devriez vous demander si je n’ai pas craqué ; pété un boulon ; mis mon pauvre neurone [à défaut d’un cerveau complet] sur orbite elliptique, en attente de libération. Alors, que les choses soient claires : OUI, JE VAIS VOUS CHRONIQUER LES FUTURS MYSTÈRES DE PARIS. Ici ; là, maintenant. Pas peur. Cette analyse express aura pour cobaye le presque récent « Mine de Rien », neuvième épisode de la série, ainsi que la réédition de « Tekrock », qui sera notre groupe témoin. On attrape sa blouse de chimiste ; les lunettes de protection. On enfile les gants ; on fait claquer le latex et on s’empare du scalpel.

 

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"L.G.M." de Roland C. WAGNER

EDITIONS LE BELIAL’, JANVIER 2006

Une sonde US a photographié en 1967 un petit homme vert tirant la langue. La vie existe donc sur Mars ! Dès lors va se développer à travers le monde un mouvement assez proche des hippies, les Verts, qui vénèrent le martien, refusent la violence et la société de consommation, mais acceptent sans problème l’amour libre. Ce qui n’est d’ailleurs pas pour déplaire à l’ambassadeur de Mars, qui en profite allègrement, en bête de sexe qu’il est, pour s’envoyer en l’air en compagnie de plusieurs représentantes de la gente féminine.

Oui mais voilà, il se trouve que l’ambassadeur est victime d’un enlèvement, tandis qu’un agent secret français était sur ses traces, dans une communauté verte.

 

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« Pax Americana » de Roland C. WAGNER

Le Roland C. WAGNER nouveau est arrivé... publié par les inénarrables éditions du Rocher, qui, dans la collection « novella SF », nous vendent sous des couvertures proprement immondes de la grosse nouvelle au prix alléchant d’un peu plus de 10 centimes d’euro la page.

Je ne vous livrerai pas la quatrième de couv’, qui laisse entrevoir une espèce de roman d’espionnage bancal et franchouillard, et m’en vais vous résumer l’argument.

 

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"La saison de la sorcière" de Roland C. WAGNER

Ce livre s’inscrit dans l’actualité, c’est à dire la guerre au terrorisme, menée par un pays ici nommé les U$A [appellation que l’on trouve déjà dans la nouvelle "Musique de l’énergie", publiée dans le recueil éponyme, avec une préface de Norman SPINRAD himself]

 

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"L’oeil du fouinain" de Roland C. WAGNER

Les paradoxes ne sont plus ce qu’ils étaient ! Kerl revient sur Terre après un voyage interplanétaire de 50 ans et, bien que son vaisseau se soit déplacé à une vitesse légèrement inférieure à celle de la lumière, il n’a pas subi les effets bien connus de "contraction des durées" [cf. "La guerre éternelle" de Joe HALDEMAN ].

 

Mr.C