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Quelques auteurs canadiens parviennent à percer et à s’installer durablement dans le paysage de la science-fiction anglo-saxonne auprès d’un public large. Primé au-delà du raisonnable, adapté en série TV par une chaîne américaine, Robert J. Sawyer est reconnu du lectorat étasunien. En France, ses romans parus dans la collection Ailleurs & Demain chez Robert Laffont, à commencer par Rollback, en 2009, ont beaucoup contribué à le faire sortir de l’anonymat.


En regardant Star Trek à la télévision, à l’âge de 7 ans, le petit Robert J. Sawyer découvre la science-fiction. Les aventures du Capitaine Kirk, un univers futuriste cohérent, les Humains face aux Klingons... il ne loupe pas un épisode – et les regarde souvent plusieurs fois.
À la même époque il écrit ses premières nouvelles.
Fils d’enseignants, Robert est un petit garçon rondouillard, pas bien doué pour les activités sportives, mais, à l’opposé, presque trop doué en classe – ce qui lui vaut quelques soucis de discipline.

Il a 8 ans lorsqu’il voit au cinéma 2001, l’odyssée de l’espace, et c’est une vraie révélation (il aurait, depuis, vu le film de Stanley Kubrick environ 25 fois) : il en conçoit une admiration totale pour Arthur C. Clarke et évolue dans son écriture.

ASIMOV AU PLANÉTARIUM

À l’été 1979, Robert J. Sawyer n’a pas tout à fait 20 ans ; il participe au concours de nouvelles de science-fiction qu’organise un planétarium, près de la maison de vacances de ses parents ; c’est Isaac Asimov qui doit sélectionner le meilleur texte, qui servira de support à une démonstration du planétarium.
Début 1980, le gagnant est désigné. Ce n’est pas Robert. Mais lors de la remise de prix, l’organisation lui annonce que, le texte lauréat étant trop court pour la démonstration, deux nouvelles supplémentaires vont finalement être achetées – dont la sienne !
Il s’agit donc, pour la somme de 85$, du premier texte officiellement vendu par Robert J. Sawyer : dans « Motive », un vaisseau spatial, Starplex, est dirigé par un ordinateur super-intelligent qui commet un meurtre – 2001 et Hal sont passés par là. Cette façon de mêler science-fiction et mystère criminel sera récurrent dans l’œuvre de Sawyer.

Encouragé par ce succès, Sawyer publie quelques nouvelles dans des magazines de SF. Il s’implique aussi dans une association d’écrivains canadiens, qui deviendra ensuite la branche canadienne de la SFWA (Science Fiction and Fantasy Writers of America, celle-là même qui organise chaque année le célèbre Prix Nebula).
En ménage avec Carolyn (qui deviendra sa femme), il a besoin d’argent et doit délaisser la fiction au profit du journalisme. Il écrit principalement pour des magazines informatiques ou économiques.

Mais il n’a pas tiré un trait sur son envie d’écrire de la SF. En 1988, il réussit à vendre une novelette, « Golden Fleece », au magazine Amazing Stories. Et quand son travail lui en laisse le temps, il reprend ce court récit et l’améliore, jusqu’à en faire un roman, qu’il soumet à un agent littéraire.
L’agent place le texte sans peine chez un éditeur américain : Golden Fleece (où l’on retrouve un super-ordinateur criminel...) paraît en 1990.
Sawyer a la bonne idée de faire tirer à ses frais quelques dizaines d’exemplaires qu’il expédie aux journalistes et chroniqueurs qui comptent. Cela lui vaut un coup de fil sympathique d’Orson Scott Card, qui tient une colonne dans The Magazine of Fantasy and Science Fiction.

SAUVÉ PAR LES DINOSAURES ET ORSON S. CARD

Les ventes sont très mauvaises, et l’éditeur refuse le deuxième roman de Sawyer – celui-ci craint que sa carrière ne soit déjà terminée. Mais il s’attelle à un nouveau projet : passionné de paléontologie, il imagine une race de dinosaures extra-terrestres intelligents (qu’il appelle « The Quintaglios ») autour d’une intrigue calquée sur les démêlés de Galilée avec l’Église. Ça peut sembler loufoque, et pourtant le roman, titré FarSeer, épate l’agent littéraire.
Coup de pouce inespéré : fin 1990, Orson Scott Card écrit à nouveau sur Golden Fleece, qu’il désigne comme le meilleur roman de SF de l’année – l’agent part démarcher d’autres éditeurs, la chronique de Card en main... et ça marche, le manuscrit trouve preneur. L’ennui, c’est que les ventes restent modestes, et Sawyer se voit imposer, pour renforcer sa crédibilité, d’écrire une suite, puis une autre, à son histoire de dinosaures aliens – autant dire qu’il apprécie peu cette contrainte.

La trilogie des Quintaglios terminée, le voilà décidé à poursuivre avec un roman ambitieux : Sawyer écrit The Terminal Experiment, dans lequel un chercheur fait d’extraordinaires découvertes sur l’âme humaine, et cherche à comprendre quand et comment l’esprit rejoint et quitte le corps.
En arrière-plan se profile le débat sur l’avortement, sensible aux Etats-Unis. Sawyer tenait à aborder un vrai problème de société. Mais le nouvel éditeur rejette le texte – explicitement à cause de cette thématique.

C’est donc un troisième éditeur qui publie The Terminal Experiment, et cette fois la reconnaissance arrive : le livre est désigné comme meilleur roman de l’année par le jury du Nebula Award en 1993.

C’est le début d’une carrière assez remarquable, et d’une sacré collection de récompenses : le Prix Hugo pour Hominids en 2003, et le John W. Campbell Memorial Award, pour Mindscan en 2006 ne sont que les plus réputés parmi les deux douzaines de prix reçus par Sawyer depuis.
Au Canada, il est devenu une gloire nationale, et figure régulièrement parmi les meilleures ventes de littérature générale – c’est dire.

LE MEILLEUR AUTEUR DE SF DU CANADA ?

En 1999, Swayer frappe juste avec Flashforward, roman basé sur un concept implacable : suite à une expérience scientifique, l’humanité toute entière perd conscience et, pendant un flash de deux minutes et dix-sept seconde, chacun voit un fugitif aperçu de sa future vie.
Le roman est adapté par la chaîne américaine ABC et devient une série à succès. Voici Sawyer intronisé parmi les maîtres de la SF américaine.

Original dans ses thèmes, Sawyer possède la particularité de conserver une certaine distance vis à vis des États-Unis – plusieurs de ses romans impliquent des personnages américains au Canada ou le contraire, et il aime à jouer sur les dissemblances culturelles et les a priori respectifs des deux pays.
Assez peu stylée, simple et sans recherche, son écriture ne satisfera pas forcément les lecteurs les plus exigeants. Mais si la SF est une littérature d’idées, Sawyer n’en manque pas. Et la facilité d’accès de ses textes compte sans doute dans ses succès de librairie. Les magazines américains voient en lui le plus grand auteur de SF du Canada – c’est faire peu de cas de plumes moins commerciales peut-être mais incontournables, comme William Gibson ou Margaret Atwood par exemple.

Les derniers récits publiés de Robert J. Sawyer forment une nouvelle trilogie, www (pour Wake, Watch, et Wonder), dont le dernier volume paraîtra en 2011. Le premier tome est paru en France, sous le titre Éveil (éditions Robert Laffont / Ailleurs & Demain) en février 2010.


À VOIR AUSSI : Le site officiel de Robert J. Sawyer



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Éveil
(Trilogie www, T.1)
de Robert J. Sawyer

[Wake, 2010]

Douée pour les maths et aveugle, Caitlin est une adolescente plus intelligente que la moyenne. Lorsqu’un chercheur japonais la contacte pour en faire le cobaye d’un nouvel appareil censé lui rendre la vue, elle s’empresse d’accepter.
Mais dans un premier temps, l’engin (qu’elle appelle son oeilPod) ne fonctionne pas. Ou plutôt si, mais d’une façon inattendue : Caitlin voit le cyberespace.
Et dans le cyberespace, il y a quelqu’un d’autre.

 

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Rollback de Robert J. Sawyer

[Rollback, 2007]

2010. L’humanité capte le premier message extraterrestre. L’astronome Sarah Hallifax le déchiffre et parvient à y répondre. Mais dix-huit années nous séparent de Sygma Draconis. La réponse des E.-T. nous parvient donc... 38 ans plus tard, en 2048.
Sarah a maintenant 87 ans, elle n’est plus très en forme. Elle seule peut comprendre le message draconien. Difficulté supplémentaire : ce deuxième message semble codé.
Un multimilliardaire lui fait alors une proposition : lui offrir un rollback, un traitement de rajeunissement extraordinairement coûteux qui lui rendra sa jeunesse.
Une chance inespérée ? Non, le début des ennuis.

 

Mr.C