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On a découvert Scott Westerfeld dans l’Hexagone avec L’I.A. et son double (Evolution’s Darling) et, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce troisième roman a marqué durablement les esprits et les mémoires. Le texte conjuguait l’intelligence du propos à un ton empreint d’humanité et d’émotion, le tout pimenté d’un zeste de sexualité décomplexée. Toutefois, rien de pornographique.
Selon le New-York Times, Scott Westerfeld serait un des auteurs de science-fiction les plus vendus actuellement. Un succès confirmé en librairie par chez nous, en particulier au rayon jeunesse.
Né le 5 mai 1963 au Texas, Scott Westerfeld débute sa vie active en composant de la musique contemporaine pour des troupes de danse new-yorkaises. Il opte ensuite pour l’écriture, officiant d’abord comme nègre et créateur de logiciels éducatifs, puis il devient auteur de science-fiction pour adultes.
Dans une interview accordée au site web de Penguin, il explique son attirance pour le genre. « It’s a way of writing (and of reading) which utilizes the power of extrapolation. It expands both the real world... and the literary. In regular fiction, you might be alienated. In SF... you are an alien. » Un avis que l’on peut traduire par : « c’est une façon d’écrire (et de lire) basée sur l’extrapolation. Ça élargit le monde réel... et fictionnel. Dans la littérature blanche, on est aliéné. En SF, l’alien, c’est nous. »
Très classique dans son inspiration, Scott Westerfeld se coule dans les codes de la SF sans faire de vagues. Cyberpunk, space opera, dystopie, l’originalité n’est pas à rechercher de ce côté. Elle apparaît plutôt dans le traitement impulsé par l’auteur. Un style décalé non dénué d’humour et de décontraction. Des thématiques abordées d’une façon singulière. Incontestablement, Evolution’s Darling s’impose comme sa plus grande réussite. Le roman a d’ailleurs reçu une citation spéciale à l’occasion de la remise des Philip K. Dick Awards en 2000.
À partir de 2004, l’auteur américain se focalise sur le segment des jeunes adultes, produisant deux séries, ses plus gros succès à ce jour, et quelques romans. Depuis, il semble se cantonner à ce public, accouchant de romans qui se révèlent de redoutables page-turner.
Le succès semble accompagner les projets de Scott Westerfeld. Ses romans V-Virus, (Peeps) et Uglies ont été sélectionnés par l’American Library Association. Le second titre et son autre roman So Yesterday pourraient faire l’objet d’une adaptation au cinéma. Léviathan, son avant-dernier roman jeunesse, a été récompensé par le prix Locus 2010.
Actuellement, l’auteur partage son temps entre Sydney et New-York avec sa femme Justine Larbalester.

La Belle Époque s’achève. Entre les puissances centrales – les Clankers – et les pays de l’Entente – les Darwinistes –, l’antagoniste économique, politique et technologique atteint sa masse critique. Une détonation risquant d’entraîner le vieux continent et, qui sait, le Nouveau Monde, dans une conflagration mondiale.
Pendant que les adversaires fourbissent leurs armes, le jeune Alek joue à la guerre au lieu de dormir. Il ne sait pas encore que l’assassinat de ses parents, l’archiduc d’Autriche et son épouse – va leur servir de prétexte pour déclencher les hostilités. Plus à l’Ouest outre-Manche, Deryn s’apprête à réaliser son rêve : intégrer l’Air Service. Ne lui reste plus qu’à duper tout le monde en se faisant passer pour un jeune et fringuant jeune homme.
Je sais. J’ai passé l’âge de lire des livres destinés aux adolescents. Cependant, l’expérience a montré que cette niche bien délimitée de la littérature recèle souvent de bonnes surprises [passez par la case Philip PULLMAN et lisez la trilogie « A la croisée des mondes » pour vous en convaincre]. Et puis, je ne pouvais pas laisser passer un roman de Scott WESTERFELD. Je dois déjà rattraper « V-Virus » [« Peeps » en V.O., paru chez Milan], alors vous pensez bien que là, non, je ne pouvais pas ignorer le premier volet de ce qui est une trilogie. J’ai donc adapté mon niveau d’exigence à celui d’un adolescent boutonneux.
Quelques mois se sont écoulés depuis la parution en poche de « Les Légions immortelles », faux diptyque mais vrai roman coupé en deux en France comme en anglo-saxonnie, je vous rassure.
Vraie bonne surprise aussi, même si Scott Westerfeld ne s’écarte pas trop des canons - désolé pour ce trait d’humour malvenu - du NSO. Aux dernières nouvelles le lecteur captivé par le premier volet trépignait d’impatience chez lui. Il avait perdu le boire et le manger et accumulait les nuits blanches tant le suspense introduit par la fin de « Les Légions immortelles » le taraudait. Espérons qu’il n’ait pas péri de surcroît d’inanition littéraire pendant cette attente. Personnellement, j’avais fait des provisions.
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Sur le Faveur de la Reine, la croisière s’amuse sous la conduite d’un mental soucieux du bien-être de ses passagers. Par son entremise, Chéri, créature artificielle monolithique, et Mira, humaine sans attache au passé mystérieux, lient connaissance et bientôt s’aiment, épuisant leurs centres de plaisir et de douleur, le temps d’arriver à destination. À regret, ils se quittent pour s’acquitter de leurs obligations professionnelles.
Ubik
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