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Publié le 20/01/2002

Sept jours pour expier de Walter Jon Williams

[Days of atonement, 1991]

REED. FOLIO SF, 2002

Par PAT

Le mythe américain, ça vous tente ? 7 jours pour expier est fait pour vous. Habitué du cyberpunk [lire l’indispensable Cablé], l’auteur s’en donne à coeur joie en racontant l’histoire de Loren Hawn, minable chef de la Police dans un bled paumé au fin fond du Nouveau Mexique.


Sur fond de chronique du Sud profond, le lecteur découvre les méthodes de Loren Hawn, qui n’hésite pas à donner une bonne leçon aux braqueurs en leur fracassant le visage à coup de crosse. Il y a des choses qui ne se font pas dans sa ville.
Les choses changent quand un inconnu vient mourir en plein commissariat, le corps troué de balles. Cet homme, Loren le connaît bien. Il l’a même déjà vu mourir dans un accident de voiture, 20 ans plus tôt.

Que faire ? Croire au miracle ? Peut-être, car Loren Hawn a la foi. Une foi inébranlable en Dieu, à la Famille, aux Valeurs de l’Amérique Communautaire. Loren Hawn a d’ailleurs la gueule de l’emploi. Grand, baraqué, ancien boxeur clandestin et fidèle du droit inaliénable de porter une arme, il est l’archétype du flic américain tel qu’on se l’imagine en Europe.
Alors il va se battre.

Se battre contre le Laboratoire de Technologie Avancée dont les expériences l’intrigue et qui semble être mêlé à ce meurtre. Se battre contre la hiérarchie bureaucratique qui ne veut pas voir ce que Loren sait pour vrai. Se battre contre la trahison des concitoyens qui préfèrent fermer les yeux et palper les dollars. Se battre contre tout le monde, seul, en justicier héroïque face à l’apocalypse. Face à la stupidité de la justice. Face à déliquescence générale. Car la vengeance, honnêtement, ya que ça de vrai. Surtout depuis qu’on lui a tué son frère !

Vous l’avez reconnu, Loren Hawn est Schwarzenegger, Rambo, Flash Gordon, Yul Brynner et Charles Bronson mélangés. Il est l’incarnation même du héro américain, honnête, droit et gentiment facho. Le héro musclé qui va rétablir la justice à l’Ouest du Pécos. Le héro définitivement pathétique d’un roman qui dépasse franchement les limites du ridicule et se rapproche dangereusement des pires scénarios de série Z.

Car ce qui pouvait être une parodie n’en est malheureusement pas une. Walter John Williams n’a aucune distance avec son récit et semble en accord avec les principes moraux de Loren Hawn qui sont, avouons-le, terriblement séduisants mais franchement répugnants !

Reste que Mister Williams sait raconter une histoire. Sept jours pour expier se commence doucement et ne se lâche plus. Impossible de déscotcher avant d’avoir tourné la dernière page.


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Le roman est un vrai polar, sombre et glauque, admirablement rythmé, avec " La " touche de SF qui lui confère une autre dimension [bien que très largement prévisible].

L’auteur ne nous épargne rien. De la crise morale du héros à l’affrontement final avec le méchant, tous les ingrédients obligatoires du récit à suspense sont présents. On a presque affaire à un catalogue. Un peu attendu, donc, mais malgré tout magistral dans le rythme, 7 jours pour expier vaut tout de même le détour.