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Publié le 01/09/2001

Supertoys de Brian W. Aldiss

[Supertoys Last All Summer Long and Other Stories of Future Time, 2001]

ED. METAILIE, SEPT. 2001

Par PAT

"- Toi et moi, nous sommes réels, n’est-ce pas Teddy ? Les yeux de l’ours en peluche regardèrent le garçon sans ciller :

- Toi et moi, nous sommes réels, David. Il était spécialisé en réconfort. Ceci est l’histoire d’un petit garçon qui n’arrive pas à plaire à sa maman, un petit garçon qui n’est pas du tout un petit garçon, un petit garçon dont l’intelligence est artificielle. "

[Quatrième de couverture]


« S’il n’est pas dans votre intention d’assister ce soir à une décapitation, nous nous permettons de vous conseiller de détourner les yeux quelques minutes ! »

Brian Aldiss est doté d’un avantage bien à lui : Il est humain. Habité par cette qualité unique, il réussit la prouesse de porter un regard clinique et drôle sur l’humanité, sans jamais tomber dans le cynisme. Outre une vision profondément humaniste de l’histoire, son nouveau recueil de nouvelles marie agréablement humour absurde, philosophie, prospective futuriste et même une petite pincée de morale.

Les cinéphiles apprécieront également le témoignage d’Aldiss sur son travail avec Kubrick, quand tous deux travaillaient à l’adaptation cinématographique de la petite nouvelle « Les supertoys durent tout l’été ». Cette histoire simple et efficace (complétée par deux autres nouvelles qui traitent des "supertoys") constitue ainsi la trame du film A.I., finalement tourné par Spielberg.

Trois joyaux magnifiques qui mettent en scène un androïde petit garçon qui voudrait tellement être humain. Pinnochio n’est pas loin, dans ces fables désespérément tristes, terriblement dures, parce qu’elles parlent évidemment de l’impossible. Une machine n’est pas un homme, et l’essentiel du drame tient dans ce simple postulat. Tout le talent d’Aldiss s’exprime ainsi dans cette trentaine de pages qui touchent la perfection.

D’autres nouvelles sont rassemblées dans ce livre, cocasses ou tragiques, comme par exemple « Trois genres de solitude », où sont disséqués des sentiments comme l’incommunicabilité et l’amour. D’autres frisent l’absurde comme « Sans tête », qui met en scène un homme décidé à se décapiter lui-même dans un stade, devant des millions de spectateurs.


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Des nouvelles d’une profondeur rare, qui composent l’un des meilleurs recueils de SF contemporains.

Brian Aldiss est un grand auteur, et les éditions Métailier l’ont bien compris.